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Mali : Du rêve de l’aventure au succès de l’élevage, le parcours inspirant de Yaya Bassara

Après dix années d’exil à travers l’Afrique de l’Ouest, Mamadou Yaya Barry, plus connu sous le nom de Yaya Bassara, a fait le choix du retour au pays. Installé dans son village natal de Bassara (district de Diamiou, sous-préfecture de Teliré), il s’impose aujourd’hui comme un modèle de réussite dans l’élevage de petits ruminants a constaté sur place guinéenews.

Natif de la région, Yaya Bassara a mis à profit l’expérience et la vision acquises lors de son périple pour investir localement. Pour sécuriser son installation à Teliré, il a d’abord ouvert l’une des plus importantes boutiques d’alimentation de la localité. Son parcours scolaire s’est arrêté en 10ème année en 2006, marquant le début d’une aventure qui l’a mené successivement en Gambie, en Mauritanie (Nouakchott) et au Sénégal. « C’est finalement en 2014 que je suis rentré pour me lancer d’abord dans le commerce. Mais c’est en 2016 que je me suis effectivement lancé dans l’élevage », confia-t-il.

Les débuts n’ont pas été de tout repos. Parti avec seulement deux bêtes, l’éleveur a dû faire face à de nombreuses difficultés, notamment la disparition d’animaux en brousse. Persévérant, il a renforcé son bétail pour atteindre aujourd’hui une trentaine de têtes, composées de chèvres et de moutons. « A ce jour, c’est difficile à préciser mais j’ai une trentaine d’ovins (chèvres et un un peu de moutons). Vous savez on revend beaucoup lors des fêtes de tabaski et c’est ainsi qu’on se fait de l’argent. L’élevage couvre aussi l’ensemble de nos besoins primaires » soutient-il.

Le vol de bétail demeure le principal obstacle pour les éleveurs de la région. Yaya Bassara en a fait la douloureuse expérience en perdant 18 têtes en l’espace de 15 mois. « Nous avons fini par comprendre ce qui se passait. Les malfaiteurs vivaient ici même, au village. Ils chassaient le bétail en brousse pour le détourner », explique-t-il. Depuis le démantèlement de cette bande locale, la sécurité est revenue et les vols ont cessé.

Pour Mamadou Yaya Barry, l’avenir de la région repose sur le travail de la terre et des bêtes. « Dans des conditions normales, personne ne peut rester dans le village sans pratiquer l’agriculture ou l’élevage », affirme-t-il. Il conclut en lançant un appel vibrant à la diaspora, et particulièrement aux jeunes, les encourageant à revenir investir dans ce secteur porteur.

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