
Djibril Keita, opérateur soutireur, affirme travailler au sein de l’entreprise depuis sept ans sans amélioration de ses conditions de vie.
« Je travaille dans cette entreprise depuis sept ans. Nos conditions de vie sont ignorées. Les journaliers sont payés à 50 000 francs guinéens par jour. Nous revendiquons trois points essentiels : l’embauche, l’augmentation de salaire et l’établissement d’un contrat de travail », a-t-il déclaré.
De son côté, Sagno Gbé Camara, technicienne de surface, explique qu’elle travaille depuis plusieurs années dans la société sans contrat de travail.
« Je reçois 30 000 francs guinéens par jour, alors que je dois faire face aux besoins de ma famille. Rien n’est clair concernant notre situation professionnelle », déplore-t-elle.
Pour sa part, Alseny Camara, conducteur, dénonce le traitement inégal réservé aux travailleurs. Selon lui, certains employés perçoivent 50 000 francs guinéens par jour, tandis que d’autres touchent 65 000 francs, sans justification.
Il ajoute également que le travail s’effectue tous les jours sans repos, avec un salaire qu’il juge insuffisant et non conforme aux normes en vigueur.
Le secrétaire général du syndicat des travailleurs, Pépé Goumou, a confirmé la tenue de cette grève, tout en précisant qu’elle ne date pas d’aujourd’hui. Il s’agit en effet de la deuxième grève enregistrée au sein de l’entreprise.
Plusieurs points de revendication ont été soumis à la direction de la société, notamment l’augmentation des salaires, la catégorisation des employés recrutés, ainsi que d’autres doléances. En réponse, le patronat a pris en compte certains points, notamment en accordant des contrats à 45 personnes. En ce qui concerne l’augmentation salariale, une hausse de 5 % a été accordée par l’employeur. Avant de quitter les lieux, les manifestants ont pris le contrôle de l’usine, s’opposant à toute entrée ou sortie de personnes à l’intérieur de l’entreprise. De leur côté, les forces de sécurité ont tenté de persuader les grévistes, mais sans succès.
Les manifestants appellent ainsi les autorités compétentes à intervenir afin de garantir le respect de leurs droits et l’amélioration de leurs conditions de travail.

