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Education : reprise tendue des négociations à trois jours de la réouverture des classes

À trois jours de la réouverture officielle des classes annoncée par le gouvernement, les négociations entre l’intersyndicale de l’éducation et les autorités ont repris ce vendredi 2 janvier 2025. Comme à l’accoutumée, la rencontre se tient au ministère du Travail et de la Fonction publique.

Côté gouvernemental, les discussions se déroulent en présence du secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, Aboubacar Kourouma, ainsi que du président du Conseil national du dialogue social, Dr Alia Camara.

L’intersyndicale de l’éducation est représentée par Kadiatou Bah du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Michel Pépé Balamou du Syndicat national de l’éducation (SNE) et Alpha Gassim Barry de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE).

Fait notable, Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE, a également pris part aux échanges. Longtemps absent des précédentes négociations en raison d’un bicéphalisme au sein de sa structure, il marque ainsi son retour à la table des discussions.

En revanche, le grand absent reste Aboubacar Soumah, président du SLECG. Il se contenterait de sa Secrétaire générale, Kadiatou Bah. De plus, aucun des ministres directement concernés par le dossier n’a participé à la séance, notamment le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, ainsi que le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cedy.

Selon un syndicaliste impliqué dans le processus, contacté par Guinéenews sur les lieux, le climat des échanges reste tendu. « Les négociations ne vont pas bien », confie-t-il sous couvert d’anonymat.

Pour rappel, depuis plusieurs mois, les syndicats de l’éducation revendiquent une amélioration significative des conditions de vie et de travail des enseignants. La signature du statut particulier des enseignants demeure le principal point de blocage entre les deux parties. Si le gouvernement affirme avoir consenti à certaines concessions, les syndicats les jugent insuffisantes et n’excluent pas la possibilité de relancer la grève dans les prochains jours.

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