lundi, 20 février 2017, 15:57 GMT

Lancé depuis le 1er  décembre dernier sur toute l’étendue du territoire national, le 9ème passage des journées nationales contre la poliomyélite des enfants âgés de moins de 5 ans se poursuit à Mamou non sans réticence de certains parents. Notamment au quartier Boulbinet dans la commune urbaine et dans la sous préfecture de Ourékaba.

 

Dr. Mohamed Nioké représentant de l’OMS à Mamou précise : «les cas de réticence sont gérés par les autorités sanitaires et administratives. C’est sont des cas sporadiques.»

 

Ces cas de réticence font suite aux effets secondaires provoqués  par le Praziquantel, un déparasitant distribué en fin novembre aux enfants de 5 à 14 ans dans les préfectures de Koubia et Mamou. Une campagne financée par l’OMVS (l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal). Le Praziquantel avait provoqué chez certains enfants des vomissements et des diarrhées. Ce qui a suscité le refus de certains parents d’accepter cette fois-ci le vaccin anti polio.

Sur le terrain, des équipes d’agents de santé sont mobilisées pour administrer le vaccin à tous les enfants cibles de cette campagne pour enfin bouter la polio.

Dr Mamoudou Kouyaté, le directeur régional de la santé indique : « il y a plus de 600 équipes composées de 1206 agents qui vont aller de maison en maison et dans les écoles pour administrer la dose de vaccin à 200000 enfants à Mamou.»

 

En plus des communicateurs traditionnels, la plateforme des organisations de la société civile d’appui à la vaccination (POSSAV) multiplie les communications sur les médias et sur les places publiques pour amener les citoyens à adhérer à cette campagne.

 

Badicko Diallo

Mamou, Moyenne Guinée.

Badicko Diallo