USA : tuerie de Las Vegas, la liberté du port d’arme indéniablement en cause

03 octobre 2017 14:14:23
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Le massacre de Las Vegas a laissé Donald Trump sans voix, puisque sa sortie forcée n’a rien laissé entendre de ce qui s’est véritablement passé en dépit des revendications de l’Etat Islamique comme commanditaire, alors que la rumeur accrédite que Stephen Paddock s’est converti à l’islam, il y a peu de temps.

Ce qui est douteux, c’est cette conversion tardive d’un retraité de 64, atypique. Généralement, ce genre de changement est observé chez les enfants ou chez les adolescents, pas chez les retraités saints d’esprit, à moins que  Paddock soit un vieux qui a le QQI (quotient intellectuel digne d’un gamin) ce qu’on croirait difficilement, il doit y avoir une autre raison.

 Pour une fois, Donald Trump ne sait que dire alors qu’il a de quoi fustiger les services de l’administration fédérale, qui n’avaient pas voulu avaliser sa décision de restreindre les visas d’entrée sur le sol américain pour les ressortissants des pays abritant le terrorisme (Iran, Irak, Soudan, Erythrée, Yémen, Syrie), à moins que le libre port d’arme soit la raison de son « mutisme ». La Maison Blanche aussi est sans argument est sortie en défensive pour tenter de calmer le jeu en direction de Hillary Clinton, annonçant que ce n’est pas le moment de lancer une polémique sur la question du port d’arme, alors que, quelle que soit la conclusion objective ou subjective, le port d’arme n’a aucune excuse .

 Heureusement que l’auteur de la fusillade ne soit pas un Noir, c’eût été une fracture sociale difficile à réparer, déjà que les sportifs noirs ont commencé la contestation de la ségrégation raciale. Au vu encore des innombrables bavures de police sur les Noirs depuis l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, des insinuations de règlement de compte eussent mis le feu aux poudres pour réveiller tous les démons du passé, entre les anciens esclaves et le Ku Klux Klan, heureusement encore que l’auteur du massacre ne soit pas un Arabe, ce silence de l’administration fédérale eût été lourd de culpabilité, aux yeux de Trump, qui n’allait pas se limiter à ces déclarations  de compassion et de réunification.

 Si les services de police n’ont pas pu trouver le lien du tueur avec une quelconque organisation terroriste, il ne reste qu’une piste plausible mais improbable, celle d’un psychopathe en crise aiguë. La police oriente désormais tous ses espoirs sur la compagne de Paddock pour avoir des renseignements sur le passé de l’homme, à moins que sa présence à Pékin ne soit une raison de cette folie meurtrière : déception amoureuse ?

On se rappelle le cas de Anders Behring Brevick, celui qui avait fait rabattre ses «gibiers humains » dans une île pour leur tirer dessus comme des pigeons et qui ne regrette rien.  Ces sortes de folies lucides sont-elles connues et évaluées à justes valeur ? La question mérite d’être posée parce que la libération d’un tel homme au bout d’un certain temps pour bonne conduite ou pour fin de peine courte, le risque d’une récidive plus meurtrière encore doit être appréhendé.

 Si tel est-il le cas du tueur du Nevada, si les services médicaux lui trouvent une excuse de démence, la question du port d’arme devient un problème plus sérieux. On dit qu’il avait un arsenal de dix-huit armes, ce qui implique que la folie meurtrière peut prendre n’importe quel autre fou à lier à l’avenir pour faire autant sinon plus.

 Laisser les armes à portée de tout le monde signifie que l’Amérique est toujours sans loi, comme au temps des westerns, du 17ème siècle ? La constitution américaine ne doit-elle pas être amendée et adaptée à notre temps où le terrorisme et les attentats gagnent les grandes sociétés?

 Quel que soit le résultat des enquêtes de moralité sur Stephen Paddock, radicalisation religieuse et islamisation tardive, folie meurtrière et psychopathie, déceptions amoureuses la libre circulation des armes est et sera en cause.  Voilà une autre gaffe de campagne qui vient rattraper Donald Trump et les lobbys des armes