USA : Le rendez-vous des dépenses imprévues pour Donald Trump

05 octobre 2017 13:13:56
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Comme si tous les démons des contraires se sont donnés rendez-vous pour acculer le président américain au pied du mur et lui forcer la main de délier les cordons de la bourse, le voilà submergé de cas qui demandent des dépenses:

 D’abord, lui qui voulait réduire le budget militaire des forces de l’ONU à travers le monde, voilà les forces américaines déployées contre Boko Haram et le terrorisme au Sahel attirées dans un guet-apens et frappées entre le Niger et le Mali, On parle de trois Américains tués et des matériels de guerre emportés et détruit. Trump devra changer le fusil d’épaule. Mais va-t-il le faire, attendons de voir avec circonspection et ne pas mordre à la grappe.

Après s’être retiré de la lutte contre le réchauffement climatique « inventé ou provoqué par les canulars chinois » voilà les ouragans Harvey et Maria pour lui confirmer le contraire et la réalité crue.

A-t-on jamais entendu que le Texas a le pied dans l’eau jusqu’à Houston ? Et comme il ne voit la réalité que par les dégâts chiffrés en dollars, il avait  regardé de loin les dégâts sur Porto-Rico sous protectorat et sous le couvert des USA. Malgré cela, l’Uncle Picsou avait laissé traîner les savates longtemps avant de leur porter secours, quand le nombre de morts de 16 avait haussé brusquement au double, arguant même que les dégâts et le nombre de morts était moins importants chez « les paresseux » de Porto Rico, qui coûteraient trop au budget américain. Malgré tous les regimbements, une enveloppe de 16 milliards de dollars sera débloquée pour eux.

Trump, qui veut économiser plus que Macron, le voilà encore contraint à un autre décaissement colossal imprévu dans la tuerie de Las Vegas. Les frais à prévoir dans cette fusillade ne seront pas négligeable pour les 59 morts et les centaines de blessés qui sont à l’hôpital et qui doivent être pris en charge. Heureusement que beaucoup d’entre eux ont la couverture de l’Obama care, autrement il aurait fallu débourser plus, à moins qu’on ne se trompe comme Trump, lui qui voulait abroger ce programme social de Barack Obama se rend-il compte de son erreur à présent?

Comme on le voit, là où la bourse est tenue plus fermement par l’Oncle Picsou, c’est à cet endroit que la réalité s’est montrée plus évidente. Boomerang ou fuite en avant rattrapée ? On aimerait entendre Donald Trump reconnaître, ne serait-ce qu’une fois, ce qui saute aux yeux et qui est patent de vive voix et faire son mea culpa pour revenir vite au grand club des protecteurs de l’environnement, à la COP sur le climat.