Urgent : des étudiants barricadent les rues, paralysent la circulation sur la RN1 Conakry-Kindia pour exiger le paiement de leurs primes de séparation

11 juillet 2017 15:15:05
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Les étudiants sortants de l’université de Kindia sont descendus dans la rue ce mardi 11juillet pour exiger le  paiement leurs primes de séparation, a constaté sur place le correspondant régional de Guinéenews, basé à Kindia.

 

 

Très tôt ce mardi matin, l’université de Kindia était en ébullition. Des centaines d’étudiants en fin de cycle ont pris d’assaut la rue, barricadant la route principale menant au centre-ville. Ils entendent ainsi réclamer des leurs autorités du Rectorat le paiement intégral de leurs primes de séparation.

Selon des informations recueillies sur place, c’est après plusieurs promesses non-réalisée par le rectorat, qu’ils ont enfin battu le pavé afin que soient payées les fameuses primes  qui accordent à chaque étudiant un montant forfaitaire de130 000 GNF.

Même s’il est difficile d’établir un bilan exhaustif de ces manifestations pour l’heure, sur le terrain, l’on peut constater leurs impacts sur les vitres du nouveau Rectorat qui ont été endommagées et du point de vue mobilité, la circulation sur la route nationale Conakry-Kindia est fortement paralysée.

Pour l’instant les multiples tentatives de médiations  engagées par les autorités du Rectorat avec le syndicat de l’université, n’ont pas encore permis de faire baisser la tension sur la cité universitaire.

«On préfère rester dans la rue  jusqu’à l’aboutissement de notre revendication. Ils nous ont toujours mentis alors que nous souffrons  énormément ici. Cet argent, c’est ce qu’on doit utiliser pour nos transports pour regagner nos différentes familles », explique Abdoulaye Diallo, un étudiant grognard.

En attendant et jusqu’au moment où nous mettons en ligne cette dépêche, le Rectorat et le syndicat des étudiants sont en négociations en vue de trouver une solution rapide à cette crise.

 Nous y reviendrons !

  • CONDÉ ABOU

    C’est très triste comme nouvelle pour un Rectorat dont les nouveaux bureaux ont été inaugurés avec faste, il y a moins de 10 jours, et dont la construction aurait coûté au bas mot 1 Milliard de Francs Guinéens au contribuable Guinéen et au Trésor public.

    Mais en même temps, comment ne pas dénoncer le manque de proactivité que dis-je, la gestion calamiteuse des ressources budgétaires dans ce pays ?

    Quel démagogue viendra nous raconter ici sa vie, pour dire que les Etudiants qui continuent de souffrir en pleine vacance annuelle, doivent s’enterrer eux-mêmes face à leur souffrance collective et au regard du gâchis de cette Administration publique qui dicte au pays ce qu’elle veut ?

    À N’Zérékoré, Faranah, Labé je crois savoir, et presque partout ailleurs dans les Campus ce sont les mêmes récits lamentables qui sont rapportés régulièrement par la Presse. Et l’Administration publique, continue de proclamer urbi et orbi que la croissance économqiue est tellement forte dans ce pays, comme si par miracle, cette croissance économqiue était devenue inclusive !

    À qui devront s’adresser les Étudiants dans l’ensemble du pays, lorsqu’il y a des situations de crise potentiellement dangereuse comme celle-ci ? À quoi doivent-ils s’en remettre ? À un débat de philosophie entre représentants Syndicaux et Rectorat ?

    Pas du tout. Parce que les Rectorats n’ont pas forcément la solution aux grandes questions budgétaires ou d’investissements publics au sein des Universités Guinéennes. Absolument rien ne prouve qu’ils maîtrisent la chaine des dépenses publiques, pour organiser rationnellement leur trésorerie. Sinon, comment expliquer qu’un problème de trésorerie de ce genre, puisse se poser partout et au même moment après une année universitaire difficile pour tout le monde ?

    Pour anticiper dans ce genre de situation et compte tenu des arbitrages très compliqués au sommet de l’Etat, il aurait fallu que les pouvoirs publics donnent plus de compétences et de marge de manoeuvre à une Institution servant d’interface comme celle de la Médiature de la République.

    La Médiature de la République dans les conditions normales, pourrait être d’une forte valeur ajoutée à l’Exécutif et pour sa mise à contribution, si sa position de marginalisation actuelle changeait positivement.

    C’est une question de bon sens et il n’y a aucune fausse honte pour intégrer plus activement la Médiature de la République en vue de rendre opérationnels tous les arbitrages nécessaires au plus haut niveau de l’Administration publique.

    Toutes les composantes sociales du pays auraient pu en tirer grand profit y compris le Secteur privé dont on clame à cor et à cri, le rôle moteur dans le développement de ’Économie nationale.

    Notre système administratif fonctionne très mal et par le mépris des Lois de la République par certaines forces obscures nuisibles à toute la Nation.

    Dommage pour un ènième retour en arrière aux démons de l’instabilité et de la destruction des biens publics.

    Grand merci pour la courtoisie de Guineenews.