UFDG: Dalein confirme le meeting de Kaloum et ne force la main à personne pour y participer

15 juillet 2017 20:20:06
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 « Même les militants de l’UFDG qui ne veulent pas manifester, sont libres»

L’opposition compte organiser un meeting géant ce dimanche 16 juillet à Conakry. Cette rencontre se fera sans Jean-Marc Telliano, Mouctar Diallo et Aboubacar Sylla qui ont décidé de ne pas y participer.

A l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), ce samedi 15 juillet, Cellou Dalein Diallo a assuré ses militants de la tenue de ce meeting à Kaloum.

« Notre meeting de Kaloum aura lieu », a-t-il confirmé, avant d’inviter ses militants à la discipline durant toute la période du meeting. « Lorsque le gouvernement accepte de se référer à la loi et aux principes républicains, nous restons toujours républicains. Nous invitons tous nos militants de faire preuve de retenue et de discipline. Vous savez que nous n’avons jamais voulu qu’un usager de route ou un riverain de la route soient gênés dans leur mobilité, dans leur droit de vaquer à leurs affaires. C’est le pouvoir qui est paniqué. Il a peur », a-t-il déclaré.

Trois membres de l’opposition républicaine ne vont pas participer aux différentes actions que va mener le reste de l’opposition pendant cette semaine. Mais, selon Cellou Dalein, l’UFDG n’est pas isolée, parce qu’elle compte assez de militants : « Ils vont dire qu’aujourd’hui l’UFDG est isolée, mais un parti, c’est la masse qui compte. Vous voyez toutes ces adhésions. Je sais qu’à l’intérieur du pays, depuis mon départ, les adhésions, c’est par centaine. A N’Zérékoré, depuis mon départ, il y a eu la mise en place de 22 comités de base dans les 24 quartiers de la commune urbaine. Trente hauts cadres natifs de la ville ont adhéré à l’UFDG.»

Revenant sur le retrait de certains membres de l’opposition de l’organisation des manifestations, le président de l’UFDG réitère que même la liberté, le droit des militants de son parti qui ne veulent pas manifester sont respectés : « je rappelle que c’est une manifestation de l’opposition républicaine. Il y a des partis de cette opposition qui ne veulent pas participer à la manifestation. On a traité ça. Il n’y a pas de problème. J’ai dit, même les militants de l’UFDG qui ne veulent pas manifester, on respecte leur liberté, leur droit de choisir. »

Plus loin, il rappelle que la manifestation est un droit constitutionnel que personne, qui qu’il soit, ne devait empêcher : « Il ne faut pas qu’on considère que l’organisation d’une manifestation comme une provocation. La Constitution donne le droit à ceux qui le veulent, d’aller manifester sur les voies et places publiques. Celui qui ne veut pas, c’est un droit. Celui qui veut violer ce droit, c’est lorsque le maire avait tendance à refuser tout regroupement à Kaloum, c’est lorsque des gens disent qu’ils vont empêcher. C’est de la violation de la Constitution. Ils doivent répondre devant la justice. La Constitution ne peut pas donner un droit et qu’un simple citoyen se lève pour dire qu’il va l’empêcher ou faire des contremanifestations. Il faut que l’Etat prenne des dispositions pour faire savoir à ces individus que ce n’est pas de leur responsabilité de refuser par la force physique l’organisation d’une manifestation. Restons mobilisés et unis. »

Pour la tenue de ce meeting dans des meilleures conditions, les organisateurs et le gouvernorat de la ville de Conakry se sont réunis pour prendre les dispositions nécessaires. Les forces de sécurité assureront la sécurité des militants jusqu’à la fin du meeting, rassure le chef de file de l’opposition.