Transport interurbain: ces embouteillages monstres qui bloquent les taxis à la rentrée de Conakry

07 août 2017 18:18:01
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Les récurrents embouteillages de Conakry commencent à avoir des répercussions sur le transport interurbain. Ce lundi 7 août, par exemple, tous les taxis qui rallient, à l’aube, la capitale guinéenne, en provenance de Fria, se sont limités à Kagbélén, a constaté sur place Guineenews. Les passagers qui veulent rejoindre Conakry pour des raisons de service ou pour une urgence, ont pris l’habitude de quitter certaines villes de l’intérieur de la Guinée entre 4 heures du matin et 6 heures. Dorénavant, cette option risque de ne plus être de mise dans certaines villes plus ou moins éloignées de Conakry, comme Fria, une ville située à 160 kilomètres. Me Oury Diallo, chauffeur d’une Peugeot ‘’familiale’’ témoigne : « Nous ne prendrons pas le risque de nous aventurer dans une queue de voitures et de brûler notre carburant. » « Tout se complique dans ce pays, même le plan B tend à nous échapper », ont réagi Fodé Sylla et Karim Bangoura, deux jeunes de Conakry qui étaient de passage à Fria pour le week-end. En échangeant avec les chauffeurs de taxi, votre quotidien électronique Guineenews a appris que plusieurs chauffeurs ont quitté la Cité de l’Alumine entre 3heures et 4 heures, donnant ainsi la chance aux passagers de se voir débarqués à la gare routière de Bambéto ou au marché de Madina. Un membre du bureau syndical des transports, ayant requis l’anonymat, a indiqué que certains taxis qui bougeront dans la matinée ou dans la journée, pourraient se conformer avec cette nouvelle donne. Les passagers seront amenés à payer 25.000 GNF pour le transport de Fria à Kagbélen (la rentrée de Conakry) et à payer des frais de transport pour rejoindre les quartiers. D’habitude, ils payent 30.000 GNF pour se faire déposer soit à la gare routière de Bambéto ou à Madina.

Cette situation relance le débat sur le déficit d’infrastructures routières et la dégradation poussée des routes existantes à Conakry. Comme conséquence, les fonctionnaires et les travailleurs du secteur privé, coincés dans des embouteillages monstres, viennent très souvent en retard à leurs services respectifs.