Trafic de poisson à N’Zérékoré: le ministre André Loua promet une guerre sans merci contre cette pratique

13 juillet 2017 14:14:22
1

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime s’est rendu mercredi sur les différents marchés de N’Zérékoré pour s’enquérir de certaines réalités.

Au cours de cette immersion, André Loua a été informé du trafic de poisson vers la Côte d’Ivoire et Libéria, deux pays voisins à la Guinée.

« Il y a des Ivoiriens et Libériens qui viennent prendre des poissons ici pour les amener chez eux. Il y a même des commerçants guinéens qui amènent des poissons dans ces pays parce qu’ils sont très convoités et réalisent beaucoup de bénéfices », nous a confié une commerçante.

Une information qui a suscité la colère du patron du département des pêches qui a promis de sévir « vigoureusement » contre cette pratique.

«Je suis vraiment touché et choqué par ce constat. En fait, tous les efforts que le président de la République a demandé de déployer en faveur de la population guinéenne devraient se traduire par l’approvisionnement des populations en produits halieutiques. Mais on se rend compte que des commerçant véreux profitent du fait qu’ils accèdent facilement à ces stocks pour les exporter sur les marcher extérieur en créant artificiellement une pénurie dans le but d’augmenter le prix. Ce n’est pas du tout normal », a déploré le ministre André Loua.

Et d’ajouter : « à mon retour à Conakry, je vais rencontrer les sociétés pour discuter de cette question. Il n’est pas question de réexporter les produits qui viennent de Conakry. Cela, c’est vraiment du trafic et nous allons y lutter farouchement.»

Pour le ministre André, ce genre de pratique désavantage la population guinéenne ainsi que les commerçants. C’est pourquoi, dit-il, nous allons mener une lutte sans merci contre ces gens-là.

Facely Konaté

  • G224

    Ce ministre est d’une inculture inqualifiable.
    Pendant que les peuples se battent,parfois avec les armes, pour trouver les débouchés pour exporter leur production-qui est une source de devise,donc de richesse,lui veut empêcher les exportations.Ne serait t-il pas mieux d’augmenter la production,par une aide substantielle aux pêcheurs en créant des coopérative de pêcheurs et modernisant les outils de travail,ou même par l’aquaculture ? Non!On choisi la facilité.
    La pauvreté de l’esprit est un drame.