Tournoi ouest-africain d’athlétisme, à Conakry : deux premières médailles pour la Guinée

13 mai 2017 1:01:15
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Le ministre du Commerce Marc Yombouno — représentant son homologue des Sports — a lancé vendredi au stade de Nongo, le championnat senior de la région 2 de la confédération africaine d’athlétisme et le tournoi junior de la CEDEAO. La compétition va se poursuivre jusqu’au 14 mai. Sur 16 pays attendus — les 15 pays de la CEDEAO et la Mauritanie — c’est 11 qui ont pu envoyer des athlètes à Conakry. Les moyens étant limité, vingt épreuves ont été retenues pour cette édition du championnat sous-regional d’athlétisme.

Pour cette première journée, il y a eu du 100 m hommes, du lancer du poids, du saut en longueur (hommes et dames), du 100 m dame et du 800 m dame. Et la Guinée a pu glaner deux médailles. Une médaille de bronze en saut en longueur et une médaille d’argent en lancée du poids.

Par contre, nos athlètes ont eu du mal à s’affirmer dans les épreuves de course. Dans une des courses de 100 m hommes, Khoudar Bah est même arrivé 7ème et dernier avec 11 » 3. Le même rang pour la représentante guinéenne en 800 m hommes. Dans le premier 800 m hommes, Lansana Keita, l’espoir des Guinéens, a mis 1′ 57  » pour arriver cinquième. « Je suis content de courir devant mon public même si je suis déçu du résultat. La raison est tout simple ; nous travaillons dans des conditions très difficiles », s’est exprimé l’athlète après son échec.

Aissata Deen Conté a fait un peu mieux en mettant 12 » 6 pour arriver troisième dans la première course de 100 m femmes.

Au terme de cette première journée, les estimations placent le Sénégal en tête des médailles, suivi de la Gambie. De toute façon, Atef Chaloub, le président de la Fédération Guinéenne d’Athlétisme, n’est pas déçu. Il tient plutôt à remercier la presse qui s’est largement mobilisée pour accompagner le premier championnat international d’athlétisme en Guinée. « Réunir 11 pays n’est pas aisé, surtout que nous n’avions pas eu assez de temps pour organiser la compétition », a exprimé Chaloub.

En effet, la Guinée a profité du désistement de la Sierra Leone pour décider de l’organisation de la compétition. Et, elle n’a eu que 40 jours pour la préparer. Conséquence : ce vendredi, les tribunes du grand stade de Nongo sont restées quasi vides comme si le pays n’accueillait pas de compétition internationale. « Nous avons fait de notre mieux pour mobiliser les écoles, mais il y a tellement de complications dans les démarches que nous avons dû abandonner. L’essentiel c’est de réussir l’organisation, quand nous aurons des champions internationaux, les gens viendrons nous suivre », estime Atef Chaloub.

Sur la performance des athlètes, le président de la Fédération Guinéenne d’Athlétisme est convaincu que les juniors qui rentrent en lice ce samedi, vont faire mieux que leurs ainés. La Guinée, engagée dans toutes les épreuves sauf en saut en hauteur, a présenté une vingtaine d’athlètes.

Il faut signaler qu’au départ, 420 athlètes étaient attendus à la compétition. « Avec les problèmes financiers de nos différents pays, c’est finalement 265 athlètes qui sont attendus », avait indiqué Chaloub, trois jours avant le tournoi. La plupart des équipes ont d’ailleurs rallié Conakry par voie routière.

  • CONDE

    Cher Monsieur Tokpana Dore, bonjour et encouragements dans votre travail. De grâce, regardez l’état général d’un complexe sportif ultra moderne, à peine construit par les Chinois, destiné à une compétition internationale, et qui n’a même pas reçu une couche de peinture probablement depuis des lustres !

    Figurez-vous l’image que garderont du pays et de ce Stade, les participants étrangers venus de différents pays de la Sous région à l’occasion d’une telle compétition.

    Une compétition internationale d’athlétisme comme celle-ci, aurait pu drainer vers Conakry, des milliers d’amateurs et professionnels, en dehors du continent Africain et permettre au pays, d’engranger autant d’argent et de publicité pour l’image internationale de la Guinée. Et pour qu’au final, le pays devienne à l’instar de la Côte D’Ivoire, du Gabon, du Maroc, de l’Angola entre autres, une destination ouverte au monde des loisirs.

    Dommage de toujours rater les belles occasions de vendre le pays.