lundi, 27 février 2017, 20:19 GMT

A première vue, Toumba a raison de se munir de toutes les garanties par son refus d’être extradé et ses avocats montent les enchères dans le but de forcer le gouvernement guinéen à prendre plus de mesures sécuritaires autour du prisonnier.

 

Toutes ces arguties sont de bonne guerre, mais dans le fond, Toumba sait pertinemment que ni le gouvernement guinéen ni ceux qui étaient au stade du 28 septembre avec lui et qui sont toujours en fonction n’ont pas intérêt à attenter à sa vie, à leurs charges. En clair, cela signifie que s’il lui arrivait malheur étant dans les mains du gouvernement guinéen, l’on ne parlerait pas seulement que de l’incapacité et de complicité, mais de culpabilité. Personne ici n’a envie de prendre de tels risques.

Pour que la vérité des évènements tragiques de 2009 jaillisse, il faut une confrontation et lui, Toumba et Dadis et tous les autres clament tous leur innocence et réclament un face à face. Alors, pourquoi s’en faire inutilement ?

La vérité  ne peut se trouver au Sénégal. Les avocats de Toumba devraient se battre pour s’assurer des mesures de sécurité prises et non faire semblant de refuser son extradition. Plus vite ce procès se déroulera, mieux ce sera, d’autant que certains demandent de transférer l’affaire à la CPI. Est-ce cela le vœu de Toumba ? Cette demande n’a une chance que si la justice guinéenne se dit incapable et incompétente, tel n’est pas le cas.

A part le cas Toumba, comment faire venir Dadis Camara ? On sait que le capitaine a maintes fois tenté de revenir au bercail pour se mettre à la disposition de la justice. Il est à présent temps de lever toutes les barrières.

Moise Sidibé