Signature de convention de partenariat technique et scientifique entre l’Office National des Pétroles de Guinée (ONAP) et le Cabinet Francais Beicip Franlab (Communiqué)

22 septembre 2017 20:20:43
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Vendredi 15 Septembre 2017, l’Office National des Pétroles de Guinée (ONAP) a signé une convention de partenariat avec le cabinet Francais Beicip Franlab dans le domaine de la coopération technique et scientifique.

Ce cabinet riche d’une expérience de 45 ans en conseils techniques et économiques dans l’industrie du pétrole est l’auteur de la révision du nouveau code pétrolier guinéen promulgué en mars 2014.

La coopération portera sur des échanges d’informations, des services, de la formation, dans les domaines d’intérêt suivants :

1.Exploration et évaluation du potentiel en hydrocarbures dans les bassins onshore et offshore de la Guinée

2.Evaluation des découvertes faites par les opérateurs pétroliers

3.Construction et revue des plans de développement des découvertes ou champs existants, estimation et certification de réserves, unitisation.

  1. Revue juridique et économique incluant la revue de code et de législation pétrolière dans les domaines de l’exploration et production, de commercialisation des hydrocarbures (tarification), planification énergétique et études de marché
  2. La formation et le transfert de compétence
  3. Diakaria KOULIBALY, Directeur Général de l’Office National des Pétroles et Dr Jean BURRUS, Président Directeur Général de Beicip Franb tout en se réjouissant de cette signature se sont engagés à mutualiser les efforts pour une meilleure de ce partenariat.
  • CONDÉ ABOU

    Écoutez, il me semble que les choses ne sont pas claires et ne vont pas dans la bonne direction. Pas du tout.

    Elles ne sont pas du tout claires et rassurantes pour le pays. Personne ne peut vous condamner au motif qu’il n’y ait pas eu de découverte spectaculaire de gaz ou de pétrole après le forage d’un puits, ni même de deux puits ou même davantage. Ce serait tout simplement absurde de vous en vouloir.

    Le problème n’est pas du tout à ce niveau, puisque les résultats dépendent toujours d’une combinaison de plusieurs facteurs géo-sismiques et technologiques.

    La Guinée dispose d’une vingtaine (entre 22 et 25 probablement) de blocs offshore qui s’étendent sur sur plus de 25 mille km2. En Février 2015, lors du Sommet mondial des mines à Indaba (tenu du 09 au 12 Février), en Afrique du Sud, le Gouvernement Guinéen avait annoncé à l’Agnce Reuters, le lancement d’un cycle d’appel d’offres pour l’exploitation d’une vingtaine de blocs pétroliers offshore.

    L’argument du Gouvernement Guinéen se fondait sur l’entrée en vigueur du nouveau Code Pétrolier. Ceci dit, une seule compagnie, en l’occurrence la Junior Hyperdynamics, détient 37% de parts sur un ensemble de permis de 25 mille km2 au large des côtes maritimes du pays.

    Laissons tomber les différents contours judiciaires qui ont entouré les conditions d’attribution de ce permis pétrolier. Ce n’est l’objet de mes propos de ce soir.
    Où se trouve exactement le problème majeur dans la nouvelle politique pétrolière du Gouvernement Guinéen ?

    Contrairement à tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest, durant les phases d’exploration pétrolière, il y a toujours plusieurs Juniors ou même Majors qui opèrent sur l’offshore profond.

    C’est le cas de l’Angola, du Ghana, de la Côte D’Ivoire, du Sénégal, de la Mauritanie et même du Nigeria. Même en Afrique de l’Est et du Centre, (Ouganda, Kenya, Congo Kinshasa, Gabon et Cameroun, etc..), c’est toujours une multitude de Juniors ou de Majors qui sont en concurrence même dans la phase exploratoire.

    Le géant Français Total, les Américains Exxon Mobil, Chevron, Kosmos Energy, ou les Anglais Shell, BP, Carn Energy, Tullow, l’Italien ENI, ou les nombreux comnsortiums Chinois et Russes, sont tous sur le terrain parfois dans le même pays.

    Comment voulez-vous que l’on accepte la démarche actuelle du Gouvernement Guinéen en matière de recherche pétrolière en s‘accrochant d’emblée à un cercle ultra réduit de participants à la phase exploratoire ?

    Cela n’existe nulle part en Afrique. Et c’est pourquoi, la Guinée risque de ne pas faire de résultats avant plusieurs décennies.
    Très franchement, je crois qu’il faudrait changer d’approche, et ouvrir le marché de l’exploration pétrolière à la concurrence et aux grandes firmes comme Exxon, Chevron, Total, Enip, et autres.

    Je ne suis pas du toiut convaincu de la pertinence des choix actuels de l’Office Nationald es Hydrocarbures. Les choix qui ont été faits en Guinée, n’ont été faits dans aucun autre pays Africain, tel qu’on le voit depuis le démarrage du cycle d’appel d’offres.
    Hyperdynamics a joué gros sur sa propre crédibilité en restant toute seule sur le forage pétrolier dans les eaux profondes du littoral Guinéen.

    Il serait souhaitable de changer complètement d’approche, et ouvrir le marché à la concurrence internationale et à la transparence. Au risque de remettre en cause tout le crédit actuel sur la gestion de l’Office National des Hydrocarburses dans l’offshore profond du pays. C’est une logique économique indéfendable.

    Pour la simple raison que vous ne ferez aucun résultat tangible ni sur le pétrole, ni sur le gaz. Voilà où l’on en est. Le temps travaille contre votre politique actuelle.

    Près de 20% des réserves mondiales de pétrole et environ 30% de celles de gaz naturel sont actuellement situées dans les fonds marins selon IFP Énergies nouvelles. En 2015, plus de 27 millions de barils de pétrole par jour (incluant tous les hydrocarbures liquides) auraient été extraits en mer, soit près de 29% de la production mondiale de pétrole selon l’EIA Américaine.

    L’offshore fait donc partie intégrante de l’avenir des énergies fossiles, et il n’y a pas de raison que la Guinée ne se positionne pas assez vite sur ce marché.