Sidiki Kobélé Kéïta présente son livre “Ahmed Sékou Touré, l’Africain qui a osé dire non au général De Gaulle le 28 septembre 1958”

22 octobre 2017 22:22:10
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La salle de conférence du ministère des Affaires Etrangères a servi  de cadre  samedi 21 octobre à la cérémonie de dédicace du livre “Ahmed Sékou Touré, l’Africain qui a osé dire non au général De Gaulle le 28 septembre 1958”. Une œuvre dans laquelle l’auteur Sidiki Kobélé Kéïta, historien de son état, retrace le parcours du premier président guinéen de 1945 à 1958. .

L’ouvrage de 315 pages réédité en 2006 et préfacé par le Pr Jean Sauret-Canal, se veut être, aux dires de l’auteur, un manuel sur l’histoire récente de la Guinée. Un creuset sur le combat du camarade Ahmed Sékou Touré et dont les sources documentaires sont irréfutables et vérifiables.

Pour l’historien Kobélé, son œuvre éclairera les lanternes sur l’histoire de l’indépendance de la Guinée : “son objectif principal est de montrer que le 28 septembre 1958 n’a pas été un phénomène spontané, mais c’est l’aboutissement d’un long processus de lutte, certes, entamé par nos aïeux contre l’intrusion et la domination coloniales françaises, mais surtout poursuivi par des nationalistes courageux prêts à tout affrontement avec le colonisateur.”

Poursuivant, Sidiki Kobélé a déploré l’attitude des hommes de lettres et témoins de cette page de l’histoire de la Guinée, qui “n’analysent très souvent les faits que sous l’angle ethnique ou politicienne, deux prismes déformants”, ajoutera-t-il.

Edité une première fois en juillet 1998 sous le titre “Ahmed Sékou Touré. L’homme et son combat anticolonial”, le manuscrit s’articule autour de huit chapitres. Le premier qui raconte la vie familiale et scolaire de Sékou Touré mais aussi, sa position face au Christianisme, à l’Islam, au marxisme sans pour autant omettre sa vie de bête noire de l’administration coloniale et ses luttes sur le front syndical et politique. La deuxième partie de l’œuvre est exclusivement consacrée à la lutte syndicale qui a déclenché des grèves avec pour but de déstabiliser le fondement économique du système colonial en Guinée, le divorce des syndicats guinéens des centrales métropolitaines. Les trois chapitres suivants abordent comme l’a dit l’auteur, “de la lutte pour la création des partis, leur implantation et leur représentativité avant le choix décisif du 28 septembre 1958”. Le sixième chapitre explique comment le PDG-RDA, qui était le parti dominant, a géré la loi cadre du 23 juin 1956. Mais aussi, la réorganisation administrative du 26 décembre 1957 et la suppression des chefferies de canton par un autre arrêté du 31 décembre 1957. Le septième chapitre retrace les événements qui ont amorcé le déclin de l’Union française et la dernière partie de l’ouvrage, aborde brièvement les conséquences immédiates du “NON” guinéen au référendum du 28 septembre 1958.

Et selon Sidiki Kobélé, le chapitre qui referme son livre peint ”l’état de la Guinée après soixante ans de domination coloniale au moment où elle prenait son destin en main et des mesures de rétorsion prises par la France contre la Guinée à partir du 29 septembre 1958”.

Une cérémonie de dédicace qui prendra fin par des séries de questions-réponses et surtout par des témoignages sur l’homme qui a conduit la Guinée et les Guinéens à l’indépendance, le 2 octobre 1958.