SENACIP 2017 : Conférence de sensibilisation à l’université Hafia de Labé.

06 novembre 2017 15:15:53
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La seconde édition de la semaine nationale de la citoyenneté (SENACIP) continue de belle manière dans la ville de Labé. Après des séances d’assainissement et des rencontres avec les élèves, l’équipe du ministère de la citoyenneté était ce lundi à l’université Hafia à la sortie de Labé.

Cette conférence qui a mobilisé des centaines d’étudiants a été conjointement animée par le recteur de l’université Hafia, docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo et le délégué national et conseiller technique du ministre de la citoyenneté, El Bachir Diallo. À tour de rôle, ces deux personnalités ont développé le thème choisi cette année : ‘’ le citoyen dans la construction de la nation avec pour slogan, un peuple, une volonté, une nation « .

« Un peuple ça se construit à l’université, la nation se construit à l’université. À l’université, on n’a pas besoin d’ethnocentrisme, de régionalisme, de népotisme. C’est là que se ficelle la nation, c’est là que se construit la nation. Vous qui êtes ici, vous prenez des cours ensemble, vous partagez des repas, vous partagez des moments difficiles et des moments de plaisir ; c’est là que vous êtes en train de façonner la nation. Il ne saurait y avoir de développement dans un pays s’il n’y a pas de paix, d’unité, de concorde. Donc, nous sommes tenus à ces valeurs citoyennes » a rappelé le recteur de l’université de Hafia, sous les ovations des étudiants.

C’est dans le même ordre d’idées qu’El Bachir Diallo le délégué national a pris la parole : « la Guinée actuellement ressemble à un navire sans destination. Donc, c’est à nous de prendre conscience et de comprendre que cette nation doit se relever pour que le développement puisse être une réalité. On ne peut pas continuer à cet élan-là ; avec cet élan de division, de régionalisme, … tous les jours on entend des discours incendiaires de part et d’autre. On s’accuse mutuellement et des générations passent rien ne change. Est-ce que nous allons nous aussi nous inscrire sur cet élan-là ? On a hérité d’un passé très lourd. Aujourd’hui même à l’université peut être vous allez le reconnaître  des groupuscules se créent en fonction des ethnies ; vous voyez quatre jeunes arrivés c’est sûrement tous des peulhs ou des malinkés. Intégrer un autre c’est très difficile parce que nous dans nos familles ils nous ont fait comprendre que les autres sont mauvais. Donc chers jeunes, le thème de cette année nous appelle tous à renoncer à certaines habitudes » sollicite-t-il.

Avant de clore la rencontre, le représentant du ministre de la citoyenneté a demandé aux étudiants ayant pris part à cette rencontre d’élargir cette communication aux autres.