Sécurisation des recettes : La Brigade spéciale d’intervention rapide de la douane installée à Mamou

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Dans le cadre du programme des reformes et de la modernisation de l’administration des douanes guinéennes, la direction nationale avec le concours de la délégation de l’Union européenne a installé officiellement la Brigade spéciale d’intervention rapide des douanes (BSIR) à Mamou sous la présidence du ministre du budget.

Une équipe de 30 agents qui a une compétence nationale au bénéfice de l’économie, de la santé et de la sécurité des populations. « Cette brigade a pour mission d’exercer le contrôle sur les voyageurs, les marchandises et les moyens de transports qui franchissent les frontières terrestres, maritimes et fluviales et qui circulent à l’intérieur du territoire douanier », a annoncé le général de brigade Toumany Sangaré le directeur général des douanes.

Créée par décision en avril 2017, cette brigade a pour attributions de : rechercher, constater et réprimer la fraude, lutter contre la criminalité transfrontalière, le stupéfiants, le terrorisme sur toutes ses formes sur l’étendue du territoire national en synergie avec la division des renseignements, de l’analyse du risque et de l’orientation des contrôles.

« Nous espérons que l’implantation de cette unité, contribuera au rayonnement de notre économie d’une part et à la sécurisation de la population et de leurs biens d’autres parts », affirme Amadou Oury Diallo le gouverneur de Mamou.

Dans un contexte de globalisation des échanges et de facilitation, cette brigade révèle une importance capitale. « La levée des barrières douanières et le transfert d’une fiscalité de porte vers une fiscalité intérieure exige un dispositif de surveillance qui entend mettre en œuvre des contrôles modernes accès sur le ciblage et l’exploitation du renseignement », ajoute Alexandre Cole le chef de la cellule de gestion du fonds européen pour le développement

Pour permettre l’opérationnalisation de cette brigade, l’Union européenne a financé l’acquisition du matériel roulant et l’équipement bureautiques. « La Guinée doit inverser la tendance, la Guinée doit démontrer qu’une nouvelle ère démarre en matière de contrôle des trafics qu’il s’agit des espèces protèges, des stupéfiants ou de capitaux. Ces trafics représentent un frein pour le développement du pays, des ressources importantes échappent au contrôle de l’Etat et privent celui-ci des ressources qui pourront être utilisées pour financer les politiques de développement si souhaiter et si nécessaire pour les populations », a déclaré Esperanza Arichavala la représentante de la délégation de l’union européenne.

Le ministre du budget quant à lui, s’est félicité de l’avancée de l’ensemble des reformes entreprises au sein des douanes guinéennes. « Cette brigade vient compléter une série de reformes qui ont été entreprises dans le cadre de l’assainissement de la gouvernance économique et financière nationale. Aujourd’hui, nous sommes en mesure avec les services de douanes de dire que les 40% des ressources attendues des services des douanes à mobiliser au titre de la loi des finances 2017 pourraient être atteints voir dépassés car nous avons eu avec le concours de nos partenaires de l’Union européenne à renforcer le capital humain, à travailler sur l’organisation de notre dispositif administratif et renforcer le capital institutionnel », s’est réjouit Dr Mamadou Lamine Doumbouya.

Cette brigade dotée de plusieurs motos et des véhicules est installée dans le quartier Sèrè à la périphérie de la ville de Mamou sur la nationale Mamou-Dabola.