Scandale sexuel à Conakry: émouvants témoignages de deux victimes d’un prêtre pédophile

11 septembre 2017 23:23:42
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Un prêtre pédophile de 74 ans a été mis en examen pour ‘’viol sur mineurs’’ jeudi 7 septembre au Puy-en-Velay (Haute Loire). Il est suspecté d’avoir abusé de 40 enfants en République de Guinée où il a vécu en qualité de Responsable à l’école Sainte-Marie entre 1992 et 2002.

Ce lundi 11, deux de ses victimes se sont invitées dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ de la radio Espace FM pour parler des sévices que le septuagénaire leur a fait subir pendant son séjour guinéen.

Selon Prospère Guilavogui dit ‘’Kova’’, le père Alberta qui s’occupait également d’une équipe de football dénommée le FC Séquence lui a fait miroiter des illusions pour l’aider à exceller dans le football et à y faire carrière. Un jour, le religieux va l’inviter à son logement et le conduire jusque dans sa chambre. À son fort étonnement, Albert lui propose des intimités. Il va lui opposer un refus, mais ne réussira pas à s’échapper du piège à lui tendu par son bourreau.

Entretemps, le jeune Guilavogui décroche un contrat professionnel avec un club malien. Pendant sa première saison, dit-il, le père Albert l’y rejoindra. Et c’est la récidive de l’aventure charnelle qui a pris son envol à Conakry.

Aussi meurtri dans sa chair que son prédécesseur, Amara Camara, alias Simba est aussi une des victimes du père Albert qu’il dit avoir rencontré pour la première fois lors du tournage du film « Ballon d’or » où il apparait sous l’appellation de « Kani Mady ». ‘’Après le tournage, il nous a dit que l’école Sainte-Marie a décidé de nous scolariser et payer nos frais de scolarité. Imaginez pour un adolescent issu d’une famille pauvre comme moi », se souvient Simba.

Comme son ami Guilavogui, il est lui aussi nourri des mêmes promesses par le septuagénaire qui finit par réussir à abuser de lui. Et ce, par plusieurs fois de suite. L’accomplissement d’une justice est ce qu’attendaient depuis toujours ces victimes. Elles attendent que vérité soit dite dans cette affaire déshonorante et déshumanisante qui fait aujourd’hui que les deux victimes sont répugnées tant dans leurs familles respectives que dans l’environnement social où elles vivent.