Revue de pressProcès des présumés assassins du journaliste Mohamed Koula, réaction de l’INIDH sur l’assassinat des militants de l’opposition, fête des enseignants, relation Alpha Condé-ex-ministres et ex-PMe:

16 octobre 2017 17:17:40
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Le procès des présumés auteurs de l’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo ; réaction de l’INIDH sur l’assassinat des militants de l’opposition ; la fête des enseignants ; relation Alpha Condé et des anciens ministres et Premiers ministres, sont entre autres titres qui ont fait les grandes Unes des journaux de la semaine dernière.

‘’Guinée : Les bouffe-la-craie célèbrent leur fête au Palais du peuple – Le Prési Grimpeur en Chaire ! ‘’, titre l’hebdomadaire satirique ‘’Le Lynx’’ à sa grande Une, pour parler de la fête des enseignants célébrée le 5 octobre dernier sous la haute présidence du chef de l’état.

‘’Le Lynx ‘’ revient largement sur le discours tenu par le président Alpha Condé face aux enseignants. Notre confrère mentionne que ‘’ Le locataire de Sékhoutouréya leur a servi un cours truffé de coquetteries syntaxiques’’. Le journal parle, à cet effet, d’un ‘’discours décalé’’, en rappelant qu’après sept ans de gestion, ‘’le Prési Grimpeur estime que le temps de la vérité a sonné. Il a fait bayer les gens-saignants élèves d’un jour avec son discours de 40 minutes complètement décalé. Sautant du coq-à-l’âne’’. ‘’Le Lynx’’ publie, à propos, un extrait du discours du président de la République : ‘’Je vais faire d’abord un petit retour en arrière car vous êtes des enseignants, c’est vous qui devez maîtriser l’évolution de ce pays et expliquer aux enfants. Ça, c’est votre premier devoir mais vous ne le faites pas. En 2010, quand je suis devenu président, avant de prêter serment, j’ai fait venir le Fonds monétaire international. Kassory Fofana est témoin. J’ai dit de me faire la situation. Je vous assure que quand ils m’ont fait le point de la situation de la Guinée et que j’ai vu dans quelle situation se trouve le pays, j’ai regretté d’être président’’, relate le journal qui ajoute que le président aurait dû renoncer.

Alpha Condé n’aurait pas manqué l’occasion pour s’en prendre à des opposants à son régime : ‘’Selon le Prési Grimpeur, un gouverneur de la banque centrale aurait mis l’argent de l’Etat dans une ONG au lieu de le protéger dans les coffres de la BCRG. Il aurait même investi plus de 2 millions de dollars ricains dans son village’’. Parlant des multiples marches de l’opposition, le chef de l’Etat, annonce que cela n’a pas empêché son gouvernement, en 2 ans, de remplir les conditions ‘’ que la Guinée n’a jamais remplies dans son histoire depuis que le PPTE a été créé. ‘’Donc bien qu’on ait mis les enfants dans la rue pour m’empêcher de travailler, nous avons eu le PPTE’’, lance le chef de l’Etat.

De la mauvaise gestion de ses prédécesseurs, Alpha Condé dédouane le feu général Lansana Conté. Pour lui, Fori coco n’a aucune responsabilité dans le retard de la Guinée, mentionne ‘’Le Lynx ‘’, avant d’ironiser : ‘’Peut être que c’est vrai. Il a pris le pays là où Sékou Touré l’a laissé, en 1984’’. Se ventant d’être le seul président de la République dans toute l’Afrique francophone à n’avoir jamais eu la main dans la gestion publique, Alpha Condé met le retard de la Guinée au compte les anciens ministres et Premiers ministres.

Le cas des anciens ministres est aussi traité par ‘’Le Démocrate’’. A sa grande Une, le journal titre : ‘’Alpha Condé et les anciens ministres : La paille et la poutre’’. Revenant sur les dénonciations des anciens ministres et Premiers ministres faites par le chef de l’Etat, ‘’Le Démocrate’’ estime qu’il ‘’s’agit d’une vieille rengaine répétée à l’infini par le chef de l’Etat qui ne semble pas d’ailleurs être l’exemple parfait de la vertu, quand on sait comment nos deniers publics sont dilapidés, depuis l’avènement de la troisième République’’.

‘’Le Démocrate’’ et ‘’La Lance’’ ont traité de la réaction de l’institution Nationale indépendante des droits humains (INIDH) dont le premier responsable accuse le pouvoir en place d’être responsable de la mort de plus de 80 militants lors des manifestations politiques. En réponse au ministre Bantama Sow qui aurait plutôt reproché au chef de file de l’opposition d’en être responsable. ’’Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas d’opposition armée’’, clame Mamady Kaba, président de cette institution. Pour lui, ‘’les détenteurs légaux d’armes sont les agents de la force publique. Si des militants de l’opposition sont tués par balles, il appartient à l’Etat de trouver les coupables’’, explique Mamadi Kaba dans les colonnes de ‘’La Lance’’ avant d’en appeler à l’apaisement du climat politique dans le pays.

L’autre sujet largement commenté par les journaux de la semaine dernière, c’est l’affaire Mahomed Koula Diallo, notre confrère tué au siège de l’UFDG dans l’exercice de sa profession. Sur cette affaire, ‘’La Lance’’ revient sur le passage de Amadou Oury Bah, ancien vice-président de l’UFDG devant le Tribunal de première instance de Dixinn le 9 octobre 2017. Dans ses colonnes, notre confrère mentionne que l’ancien vice-président de l’UFDG accuse le président dudit parti et ses proches d’avoir préparé son élimination physique avant son retour en Guinée. Il précise qu’au cours d’une réunion tenue la veille de l’affrontement qui a conduit à la mort de Mohamed Koula Diallo, au domicile de Cellou Dalein Diallo. ‘’C’est moi qui étais visé. Mohamed Koula est tombé parce qu’il était sur la trajectoire de la balle qui m’était destinée’’, a temoigné l’ancien vice-président de l’UFDG, lequel considère les accusés Amadou Sow et Alpha Alghassimou Kéita comme des victimes des réels instigateurs, non inquiétés. Et se tournant vers ceux-là, poursuit notre confrère, il a lancé : ‘’Dites-vous la vérité pendant qu’il est encore Temps ! ‘’. Plus loin, il ajoute : ‘’C’est Amadou Sow qui a tiré dans ma direction et a tué le journaliste’’, citant des sources concordantes.

‘’La partie civile souhaite la comparution de Dalein, Gaoussou et Amadou Diouldé Diallo’’, titre de son côté ‘’L’Indépendant’’. L’hebdomadaire explique qu’au cours des débats, la partie civile à souhaité la comparution de Cellou Dalein Diallo, Ousmane Gaoual Diallo et du journaliste Amadou Diouldé Diallo, pour actes de préméditation.
Avant de renvoyer la suite des débats pour e 23 octobre, ‘’L’Indépendant’’ conclue qu’en guise de réponse à la partie civile, le président de l’audience, Mangadouba Sow, a ordonné aux avocats de se mettre en rapport avec le procureur, pour formaliser les demandes de comparution pour que les personnes citées comparaissent à la prochaine audience’’.

A la semaine prochaine !