Revue de presse : menace de reprise des manifs, soupçon de corruption à la FEGUIFOOT, retombées de la visite d’Etat d’Alpha Condé à Paris…

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Les nouvelles de la semaine écoulée décryptées dans les journaux de la place : UFDG vers la reprise des manifs, Alpha Condé accusé de complaisance, corruption à la FEGUIFOOT, les retombées de la visite d’Etat d’Alpha Condé à Paris ou encore l’adhésion de la Guinée au FITI en matière de pêche. Bonne lecture !

‘’UFDG vers la reprise des manifestations’’, nous informe l’hebdomadaire La Lance. De retour d’un long périple qui l’a conduit en Europe et dans la région ouest africaine, Cellou Dalein Diallo a retrouvé les siens ce samedi, 15 avril. A l’occasion de l’assemblée générale de son parti, le chef de file de l’opposition a « sermonné » ceux qui ne respectent pas la parole donnée. Allusion au camp d’en face qui refuserait d’appliquer l’accord du 12 octobre 2016. Il estime que son parti et ses cadres ont été diffamés. Les faisant passer pour des ethnos. Mais que l’UFDG a des valeurs tirées de notre éducation africaine. Dans la rue. Une seule décision a été appliquée partiellement, dit le chef de file, l’adoption du très controversé Code. Même si celui-ci n’est toujours pas promulgué parce que « toujours à la Présidence depuis le 24 mars. Toujours pas transmis à la Cour constitutionnelle. Quand on manifeste, on dit que l’opposition est violente. Alors, on fait comment ? Se demande Cellou Dalein Diallo. Cette fois-ci, il n’a pas envie de céder, par ce que les accords ont été signés par la mouvance, l’opposition et la communauté internationale ». Pour finir, il a demandé aux militants de se tenir prêts, l’opposition va se réunir pour prendre des décisions dans les jours à venir.

‘’Crimes du 28 septembre 2009 : Alpha Condé accusé de complaisance’’, titre le journal hebdomadaire La Lance. La récente arrestation et extradition de Toumba Diakité et le consensus général sur les risques que Toumba Diakité encoure entre les mains des forces de sécurité guinéennes met en exergue les efforts que le gouvernement de M. Alpha Condé déploie pour entraver le processus judiciaire sur les massacres de septembre 2009. Pour rappel, le 28 septembre 2009, les partis d’opposition dont celui de M. Alpha Condé (absent de Conakry à l’époque) organisèrent une manifestation pacifique demandant que l’armée rende le pouvoir confisqué lors du coup d’Etat de décembre 2008. La manifestation résultat en un massacre orchestré par les militaires guinéens sous les auspices de Dadis Camara et de ses comparses dont Toumba Diakité. Plus de 150 personnes furent tuées, des dizaines de femmes violées et mutilées et des centaines furent blessés…, vu par Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon.

‘’Voirie de Conakry : Les travaux accusent du retard’’, lit-on dans le journal La Lance. Le 15 avril, la ministre des Travaux publics, Oumou Camara, a effectué une visite de terrain sur la voirie urbaine en restauration de la capitale. Lancés en janvier dernier, ces travaux (d’urgence) s’effectuent essentiellement à Kaloum, Dixinn, Matam, partiellement à Matoto (Faban). Délai : six mois. En tout 24 kilomètres. La voirie de Kaloum est prioritaires, dit-on, elle est plus utilisée que celle des autres communes. La ministre d’expliquer le choix des communes obéit à plusieurs critères : le degré de dégradation des voies, le degré de fréquentation des voies, entre autres. Dans moins de trois mois expire le délai et les travaux accusent un grand retard. Des tronçons ici et là, les plus critiques, sont presque refaits mais les travaux ne sont exécutés qu’à 35 pour cent. D’autres communes seront programmées en fonction des sous et la ministre envisage d’aller voir le chantier sur les tronçons Coyah-Dabola et Mamou-Labé, nous en dit plus La Lance.

‘’ Corruption à la FEGUIFOOT : Blasco Barry s’explique’’, lit-on dans les colonnes du journal La Lance. Deux mois à peine après son installation, le comité exécutif de la FEGUIFOOT semble dans une crise qui risque d’emporter plus d’un et entrainer une autre suspension de notre pays par la FIFA et la CAF. Il y a eu ces deux matches amicaux internationaux joués par notre Syli (journées FIFA du mois de mars) en France contre les Phanters du Gabon (2-2) et en Belgique face aux champions d’Afrique Lions Indomptables du Cameroun (2-1). Au terme desquels matchs, un scandale financier a éclaté. Quelques jours après, le secrétaire général de la FEGUIFOOT, Ibrahima Blasco Barry, est accusé par une radio privée de la place de tentative de détournement de l’argent qui devrait servir à l’organisation de ces deux matches et autres logistiques : 10.000 euros pour le Gabon, 28.500 euros pour le Cameroun. Seulement un jour après cette sortie médiatique, l’accusé a essayé à son tour de se justifier à travers un point de presse organisé le 14 avril dernier au siège de la FEGUIFOOT. Avec toutes ses preuves : documents à l’appui. Entouré des membres de la FEGUIFOOT. « C’est une campagne de dénigrement et de calomnie faite contre moi par des personnes dans l’ombre. Je suis là pour dire la vérité, rien que la vérité. J’assume tous mes propos et je prends à témoin tous les juges de notre pays… » Avant d’enchaîner en affirmant qu’en tan que secrétaire général qu’il s’était efforcé comme d’habitude à négocier les deux matches amicaux par rapport aux journées FIFA.

L’hebdo Nouvelle Elite nous informe que le président Alpha Condé était présent à la 9ème édition des Assises de l’Agriculture, le 17 avril à Meknès. Le thème de cette rencontre qui regroupe le ghotta des présidents africains. « Agriculture et sécurité alimentaire au fil de l’eau ». L’invité de marque de cette édition était accompagné d’une importante délégation composée de plusieurs responsables de haut-niveau. M. Condé prononcera, dit-on dans son entourage, un discours inaugural de ces assises avant d’assister par la suite à l’ouverture officielle, le 18 avril, de la 12ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc. C’est en somme un forum annuel qui sera érigé sur une superficie globale de 170.000 m² dont 80.000 m² couverte. La rencontre devra mobiliser cette année plus d’un million et 1.230 exposants représentants 65 pays, selon les organisateurs.

‘’Le chef de l’Etat n’est pas rentré bredouille de sa visite d’Etat’’, estime Damantang Albert Camara dans le journal Nouvelle Elite. Revenant sur la visite d’Etat effectuée récemment par le président Alpha Condé à Paris, lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel samedi 15 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Technique a indiqué que nombreuses conventions ont été signées au cours de cette visite d’Etat qui contribueront ainsi au développement de notre pays. C’est avec la ministre de l’Environnement, Mme Ségolène Royal que nous allons travailler pour trouver la solution pour les nombreux déchets qui nous fatiguent à Conakry. Ensuite, il y a une convention qui concerne le désenclavement des zones agricoles. Il y a eu également des conventions qui concernent l’électricité, quatre mini barrages hydroélectriques à l’intérieur du pays et ensuite un projet d’énergie solaire décentralisée et enfin, un autre accord qui concerne du financement de l’agence française de développement, a-t-il énuméré.

‘’El hadj Sekhouna, Khoutigui de la Basse-côte « Désormais, quiconque brûle un pneu dans la rue, on le mettra sur son cou »’’, lit-on dans le journal semainier Nouvelle Elite. Il a argué le samedi 15 avril dernier au siège de la coordination mandingue qu’il reste et demeure le chef coutumier de la Basse-côte. « Pour être Kountigui, il faut être capable de se nourrir, tu ne dois fréquenter les bureaux d’un président ou d’un ministre pour qu’on te donne quelque chose. Depuis que je ne suis jamais allé voir le président de la République, sauf quand on a dit qu’il a été désigné président de l’Union africaine. Pourquoi il y a des gens qui critiquent le Kountigui ? Ils disent qu’un Kountigui ne doit pas travailler avec un chef de l’Etat. Ce n’est pas vrai », a-t-il argumenté. Parlant des manifs, « Il faut qu’on mette fin aux violences en Guinée. En Basse-Guinée, on a pris des dispositions et nous allons organiser une conférence au Palais du peuple pour en parler. Désormais, personne ne doit mettre du feu dans les rues de Conakry. C’est terminé » !

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime, André Loua a annoncé, vendredi, 21 avril 2017, à Conakry, l’adhésion du secteur de la Pêche de la République de Guinée à l’Initiative pour la Transparence dans le Secteur de la Pêche ou «Fisheries Transparency Initiative» (FITI), rapporte l’AGP. Le ministre a fait cette annonce à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée dans la Salle de Conférences dudit ministère. Pour le ministre, «la pêche guinéenne contribue à la sécurité alimentaire des populations, à l’équilibre de la balance des paiements, à la lutte contre le chômage, à l’autonomisation des femmes et à l’amélioration du bien-être des communautés côtières». La pérennité des ressources halieutiques au large des côtes guinéennes ne peut être garantie que lorsque le secteur de la pêche est géré de façon responsable et transparente, ne peut être assurée qu’en adoptant des principes de bonne gouvernance, fondés sur la transparence et la participation de toutes les parties prenantes du secteur, a-t-il ajouté. «Le gouvernement guinéen reste fermement déterminé à mettre tous les moyens nécessaires à disposition pour la mise en œuvre de la FITI, et s’engage à travailler avec la Société Civile (SC) et les professionnels de la pêche, afin de maintenir les conditions nécessaires à une collaboration basée sur la confiance », a rassuré le ministre des Pêches. Pour le ministre, c’est devoir d’agir pour que les futures générations guinéennes puissent, elles aussi, tirer profit des ressources que la mer apporte au pays.

 

Une séance de travail s’est tenue, mercredi, 19 avril 2017, à Conakry, portant d’une part sur la présentation du document de travail de la Commission Nationale de Réflexion sur le Système de l’Education (CNRSE), et de l’autre son examen minutieux par tous les participants, rapporte l’AGP. Placée sous les auspices du ministre conseiller à la Présidence de la République chargé de l’Education, Almamy Amara Soumah, cette séance a regroupé les membres du Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS) et les membres de la CNRSE venant des  départements ministériels. C’était en présence de l’ex-ministre dudit Ministère, Baïlo Téliwel Daillo. La salle de conférence  de la Commission nationale de l’UNESCO a servi de cadre à cette réunion de travail, longtemps reportée. Dans son adresse liminaire, le ministre conseiller à la Présidence chargé de l’Education Almamy Amara Soumah a brossé le constat général qui gangrène le système éducatif guinéen. Il a exhorté tout le monde à un large critique du document, qui montre que la Guinée est confrontée à un système éducatif incapable de répondre aux besoins des élèves et de leurs parents, des entrepreneurs, de l’administration publique et des populations. Succédant, le secrétaire général du MESRS, Dr Binko Mamady Touré a souligné le bien fondé de la rencontre, après avoir expliqué l’objectif de la reforme, qui consiste à reconstruire le système éducatif guinéen à travers une telle réflexion. Suite à la lecture du document de la CNRSE, la réunion a révélé que «c’est pour la première fois dans l’histoire de la Guinée, qu’un gouvernement soumet sa proposition de reforme de l’éducation à un débat public le plus large possible, sans exception, engageant dans la réflexion et les échanges non seulement des experts nationaux,  mais aussi les autres acteurs de l’éducation : les institutions d’enseignements et de recherche les Associations de Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE), les syndicats, les Organisations de la Société Civile (OSC), les professionnels et les opérateurs du secteur privé, les ONG locales ou internationales, les collectivités décentralisées, les medias, public et privé, ainsi que les partenaires bi et multilatéraux de la Guinée».

‘’L’ancien sélectionneur adjoint de l’équipe nationale de Guinée réclame 10 mois d’arriérés de salaire’’, nous apprend l’AGP. Le sélectionneur adjoint du Syli National de Guinée, Laurent Hatton réclame à la Fédération Guinéenne de Football (FGF), dix (10) mois de salaires impayés. « J’ai quitté Conakry le 12 mars dernier, faute de règlement depuis près de dix (10) mois. Donc j’ai prévenu le sélectionneur, que je quittais la Guinée pour chercher un contrat viable qui soit rémunérateur. Je ne pouvais plus rester sans salaire depuis trop longtemps», a expliqué Laurent Hatton. Il a ajouté, que le 15 mars, qu’il a avait envoyé un e-mail au sélectionneur Lappé Bangoura, pour l’avertir qu’il quittait ses fonctions et qu’il ne sera pas au rassemblement prévu le 20 mars. Ainsi, le sélectionneur français a quitté son poste le mois dernier, pour rebondir en Thaïlande, où il aspire à un contrat viable et rémunérateur. A rappeler, que M. Hatton était aux côtés du Syli de Guinée durant le mandat Luis Fernandez et durant les premiers mois de l’actuel sélectionneur de l’équipe de Guinée, Mohamed Kanfory Lappé Bangoura.

A bientôt pour une autre édition !

Mame Diallo

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