Revue de presse : manifs de Boké, Crise à la CENI, affaire KPC VS le DP du ‘’Défi’’ …

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‘’Manifestations tous azimuts à Boké : la bauxite fait déjà un mort’’, lit-on à la Une du journal hebdomadaire Le Lynx. A Boké, les cœurs sont aux genoux. Les jeunes de Boké n’ont plus confiance aux autorités : ‘’gouverneur, préfet’’ gouvernement, encore moins aux sages. Ils n’aimeraient pas non plus entendre que des ressortissants de Boké résidant à Conakry interviennent dans cette affaire. « Tous ces gens ne défendent que leur propre intérêt. Ils viennent chaque fois calmer les jeunes en leur donnant des miettes. Ils se servent des jeunes de Boké pour en faire un fonds de commerce politique », a lancé un jeune homme en colère. Cette frustation des populations de Boké, Mathurin Bangoura, gouverneur de la ville de Cona-cris et natif de Boké, en a fait les frais. Venu calmer les jeunes, il a failli être lynché par les manifestants à la Place des martyrs alors qu’il voulait les sensibiliser. Cette fois, les populations de Boké veulent le développement et maintenant !

Toujours le satirique Le Lynx nous informe qu’après moult négociations, les jeunes se sont alors réunis le 28 avril à 10h à la Place des Martyrs pour lire la plateforme revendicative. Au total, 35 points étaient inscrits notamment, l’eau, l’électricité 24h sur 24, l’emploi des jeunes dans les sociétés minières sans conditions, la construction d’une route qui contourne la ville, parce que les gros porteurs représentent un danger pour la population, le bitumage des voiries urbaines, le respect par les sociétés minières de l’obligation sociale.

‘’Crise à la CENI : Bakary Faux-Fana sur la sellette’’, titre le satirique Le Lynx. Ce n’est plus une rumeur de Conakry non plus un poisson d’avril. L’atmosphère tendue et délétère qui couvait à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vient d’éclater. Bakary Fofana, le président de la CENI ne fume plus le même calumet avec certains commissaires sans matraques du machin électoral. Le 26 avril, ces derniers ont exprimé le souhait de voir réformer totalement ou partiellement le bureau exécutif de leur institution, à cause de l’excès de transparence dans la gestion du Faux-Fana du budget de la CENI. En clair, ces commissaires veulent voir le président cesser de piloter « à sa guise » la CENI, au mépris des décisions des plénières. Ils lui ont adressé une « lettre pétition » ainsi qu’à ses collègues du bureau exécutif. Ils y font leur  constat sur la situation actuelle de l’organe chargé des sélections en Guinée et exigent l’application de l’article 17 de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en son alinéa 2… La contre attaque avec Mansaré, vice-président de la CENI qui dément tout et condamne ce qu’il qualifie de « démarche fractionnelle dénuée de toute légitimité ».

‘’Labé : Trois siècles après Karamoko Alpha’’, nous en dit plus le journal Le Lynx. Du 26 au 29 avril, Labé a célébré la vie et l’œuvre de son fondateur, Thierno Mamadou Cellou Diallo dit Karamoko Alpha mo Labé. Pour la cinquième fois depuis 1995. En 2017, ses descendants de la branche Kâlidouyaabè, accourus de partout, ont effectué un retour aux sources pour se souvenir du conquérant, du rassembleur et de l’érudit. Lecture du Saint-Coran, symposium et excursion ont rythmé les quatre jours de commémoration. Les actuels et célèbres centres ville et Grande Mosquée de Labé ne sont que le point final du long périple de leur fondateur. Restaurer le parcours et Karamoko Alpha est la principale mission de la fondation créée à son nom par ses descendants.

A la Une du journal hebdomadaire Nouvelle Elite, Patrice Camara revient sur le sujet de la crise à la CENI. « Les gens sont davantage mus par les gains immédiats », c’est ainsi que, le secrétaire général de l’Union nationale pour le renouveau (UNR), par ailleurs vice-coordinateur chargé des affaires politiques de la coordination des partis alliés de la mouvance a qualifié la crise qui secoue à nouveau la CENI. « C’est la vérité qui apparait en plein jour. Puisque tout le monde savait que la CENI avait un fonctionnement assez bizarre. Je me rappelle d’ailleurs que lors du dernier dialogue politique du 12 octobre 2016, la question de la CENI faisait partie des sujets abordés par le cadre du dialogue. Et une des recommandations fortes, étaient que la session des lois en cours planche sur une nouvelle loi portant sur un nouveau type de CENI. En tenant compte des problèmes de fonctionnement de cette CENI ; les difficultés relationnelles entre les commissaires ; en réalité le climat est pratiquement malsain… »

 

Dans la rubrique ‘’Ils ont dit…’’ du journal Nouvelle Elite, on peut lire Bantama Sow à Cellou Dalein Diallo « Nous lui demandons de laisser Alpha Condé en paix. S’il est incapable de mobiliser ses militants, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même. RPG, nous existons officiellement depuis 1992. Nous avons fait le tour de la Guinée plusieurs fois. Qui ne connait pas les difficultés rencontrées par le RPG à l’intérieur du pays ? Qui n’a pas appris l’histoire Maférinyah ? Qui n’a pas entendu parler de Lamine et de Noumoukè Diallo à Mandiana », s’interroge-t-il. Egalement, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG dit « Est-ce qu’on va continuer à rester dans cette situation ? Alpha Condé continue cette politique et qu’il ne s’engage pas à lutter contre la corruption, beaucoup de guinéens vont mourir de misère et de la précarité. Si M. Alpha Condé ne change pas, on va davantage tomber dans la misère. Parce qu’il n’a ni la compétence, ni la volonté de s’occuper de problèmes des Guinéens. Ce qu’on n’aime pas chez M. Alpha Condé, c’est le fait qu’il refuse d’être le président de la République, il est toujours opposant. Il a été opposant pendant 40 ans avant d’être président de la République en 2010, mais il refuse de l’admettre ».

‘’Justice : Verdict dans l’affaire KPC contre Thierno Mamadou’’, lit-on dans le journal hebdo Nouvelle Elite. Le Tribunal de première instance de Dixinn dans son audience du jeudi, 27 avril a condamné l’ancien journaliste, devenu leader politique, El hadj Thierno Mamadou Bah à un an d’emprisonnement avec sursis. Une décision qui vient sans surprise selon Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’homme d’affaires et PDG du groupe Guicopres, Kerfalla Camara alias ‘’KPC’’.  « Même si toutes nos prétentions n’ont pas été prise en considération. Nous avions plaidé l’existence de trois infractions, le tribunal n’a retenu qu’une seule et ce qui nous importait, était que le comportement délictueux de Thierno Mamadou Bah soit sanctionné » fait savoir Me Lamah. Un verdict qui doit interpeller tant le milieu politique que le milieu journalistique.

Parlant de la littérature, le journal Nouvelle Elite nous apprend que l’ancien journaliste Boubacar Yacine Diallo a agrémenté la bibliothèque littéraire guinéenne par le livre ‘’Je m’appelle Conakry’’ qui a été présenté le lundi 24 avril dernier, à la salle de conférence du centre culturel franco-guinéen (CCFG). En marge de Conakry Capitale mondiale du livre, l’auteur a tenu à préciser que l’œuvre évoque de la naissance de Conakry, son histoire et différents anecdotes retraçant son histoire. Une contribution en somme au succès de l’événement CCML. Selon M. Diallo, il s’agit également de « réveiller tous les détenteurs d’informations et de témoignages de leurs grands-parents, de leurs parents pour que ces témoignages sortent de l’ornière pour servir enfin les historiens ».

Parlant de la crise sociale à Boké, Tibou Kamara reconnait les lacunes du gouvernement, lit-on dans le journal hebdomadaire L’Indépendant. Le ministre conseiller à la présidence a dénoncé le manque d’anticipation du gouvernement et le rôle du président de la République dans cette crise au cours d’une émission radiophoniques ‘’Les Grandes Gueules’’. Ce que moi je peux lancer comme appel au nom du Chef de l’Etat, c’est qu’il faut que le calme revienne. On ne peut pas trouver de solutions dans le désordre, dans l’instabilité puisque de toutes les façons, on finira par toujours trouver une solution. Mais à quel coût pour la réputation pour l’image de  notre Etat et quel  est le prix pour les populations de Boké qui elles-mêmes revendiquent des meilleures conditions de vie ? Et paradoxalement, les maigres acquis de la région sont aujourd’hui menacés par cette situation de quasi insurrection dans la région.

‘’Alerte : Aboubacar Sylla avertit Alpha Condé qu’une crise « pire qu’en 2007 » menace la Guinée’’, nous informe le journal L’Indépendant. Le leader de l’Union des Forces du Changement (UFC) et porte-parole de l’opposition, c’est le gouvernement qui est le premier responsable de la situation qui mine la région de Boké. « Il y a eu encore des manifestations des jeunes qui sont fatigués des conséquences de la mal gouvernance, fatigués du chômage, de puiser de l’eau dans les puits, de l’injustice, de l’inégalité sociale. Donc, dès qu’il y a une petite étincelle qui les amène à protester, parfois ils en font trop. Quand les frustrations s’accumulent pendant des années et des années, on se défoule, on dépasse les limites. Mais, le premier responsable de cette situation, ce ne sont pas ces jeunes-là. C’est ce gouvernement qui gère mal ce pays, sans se soucier de l’état de vie des guinéens. Le gouvernement n’a aucun souci, aucune préoccupation pour les besoins essentiels de la population. Et, c’est ce ras-le-bol que ces jeunes ont exprimé », a déclaré M. Sylla devant ses militants au cours de son assemblée générale.

‘’Célébration du 1er mai : Damantang sur la défensive’’, lit-on dans le journal L’Indépendant. C’est sous le thème : « protection de l’emploi, salaire décent pour le développement socioéconomique de la Guinée », que l’intercentrale de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) ont célébré la fête des travailleurs du 1er mai sur l’esplanade du palais du peuple en absence du premier magistrat du pays, le Pr Alpha Condé. Le premier ministre Mamady Youla a présidé la cérémonie avait lui présidé ladite cérémonie. Après le défilé, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo « le chômage, la perte d’emploi, la baisse du pouvoir d’achat, le bas salaire, le manque de protection sociale sont les maux dont sont confrontés les Guinéens »… Et au ministre Damantang de se défendre : « Nous devons faire preuve de plus de responsabilité et de discernement dans l’appréciation du fond et de la forme des revendications qui sont émises et des réponses qui lui sont apportées. La responsabilité, c’est également de dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas à cause de coups de feu que l’armée a bénéficié de 20 pour cent d’augmentation. En quatre ans certes, l’armée a bénéficié de 20 pour cent. Sur la même période, les travailleurs de la Fonction publique guinéenne ont bénéficié de plus de 110 pour cent d’augmentation, sans pression et sans chantage gouvernemental », a d’emblée fait remarqué le porte-parole du gouvernement de Guinée.

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Le président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, a félicité le président Emmanuel Macron, suite à son élection à la magistrature suprême de la République Française, dimanche, 07 mai 2017, selon un communiqué du Bureau de Presse de la Présidence de la République de Guinée (BPP) rapporté par l’AGP. S’exprimant en sa double qualité de chef de l’Etat guinéen et président en exercice de l’UA, Pr Alpha Condé veut que ce nouveau vent, qui souffle sur la France, puisse permettre de raffermir les excellents liens d’amitié et de coopération existant, si heureusement, entre la France et la Guinée d’une part, et le continent africain d’autre part. Le président guinéen s’est dit convaincu que «ces relations de coopération iront en se renforçant sous le magistère du président Macron ».

‘’Economie : Faranah  a tenu les 05, 06 et 07 mai à Tindo de la 4ème édition du grand forum de l’Union du Sankaran pour le Développement (USD)’’ dans la sous-préfecture de Tindo, à 11Km de la Commune Urbaine (CU) de Faranah, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. Plus de cent millions de francs guinéens (100.000.000GNF) ont été mobilisés au cours de la deuxième journée dudit Forum, en termes de contribution pour accompagner les projets de Développement du Sankaran. A noter, que le Sankaran est une communauté qui regroupe huit (08) sous-préfectures, dont quatre (04) dans Faranah (Tiro, Nialia, Beindou et Tindo), trois (03) dans Kouroussa (Banfèlè, Kignèro et Douako), et une (01) dans Dinguiraye (Matakanya).A l’occasion, Kerfala Kanté, Doudou Benni et des artistes locaux ont animé la partie.

‘’La Synergie des Volontaires de la Société Civile lancée à Conakry’’, titre l’AGP. Le programme de volontariat dénommé Synergie des Volontaires de la Société Civile (SYVOSOC) a été officiellement lancée, vendredi, 05 mai 2017, à la Maison de la presse de Coléah avec pour objectif, d’impliquer largement des citoyens membres ou non des Organisations de la Société Civile (OSC) en vue de participer à leurs activités. Avec pour slogan, «Ensemble changeons le sens et le contenu de notre Société Civile ». Ce programme volontaire est une initiative du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), qui s’inscrit dans le cadre de l’intensification de son intervention dans les actions d’éducation civique et de promotion de la participation citoyenne, en vue de faire émerger une conscience citoyenne, qui permettra aux populations à la base d’être plus audible sur tous les enjeux liés au processus de développement et de démocratisation en République de Guinée. Dans ses explications, l’assistant du président du CNOSCG, responsable de la Communication et du Partenariat, Gabriel Haba a précisé, que cette synergie a été lancée dans le souci du CNOSCG de faire participer, d’impliquer largement les citoyens à la base dans les actions que la Société Civile entreprend.

Ainsi s’achève cette édition. A la semaine prochaine !

Mame Diallo

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