Revue de presse: grève des enseignants, procès Nouhou Thiam, l’inculpation de Moussa Moïse…

22 novembre 2017 11:11:42
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La grève des enseignants, la comparution du Général Nouhou Thiam devant le Tribunal de première instance de Dixinn dans l’affaire « tortures d’octobre 2010 à Hamdallaye, menace de la liberté de la presse et l’inculpation de Moussa Moise Sylla ont fait les unes des journaux guinéens la semaine écoulée.

« Grève des enseignants : des cours boycottés dans les établissements publics», titre « La Lance » qui relate que la grève projetée par le (SLECG) Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), le 13 novembre, n’a pas totalement été suivie dans certains établissements d’enseignement public. « Le SLECG a déclenché cette grève pour exiger la satisfaction de leur revendication par les autorités en charge de l’Education. Mais pour le Secrétaire général de la Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE), Sékou Dansoko, le SELECG n’agit pas au nom de ladite centrale », mentionne « La Lance ».

« L’Indépendant », l’autre hebdomadaire d’informations parle de banalisation de la grève des enseignants par le ministre de la Fonction Publique. « Grève des enseignants : le ministre Kalil Konaté banalise », c’est le titre à la Une de « L’Indépendant », en mentionnant ces propos dudit ministre : « C’est une journée de contestation et non une journée de grève ».

Pour notre confrère, le mot d’ordre de grève lancé le lundi par le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLEG) n’a visiblement pas été suivi à la lettre.

« Nouvelle Elite » aborde dans le même sens en expliquant que le mot d’ordre de grève lancé lundi 13 novembre dernier par certains enseignants est loin d’être suivi dans les établissements publics dans la banlieue de Conakry.

« L’Indépendant » est revenu sur le bras de fer entre le pouvoir et la presse privée guinéenne. Un bras de fer qui se poursuit avec l’inculpation de Moussa Moise Sylla de radio Espace. « Liberté de la presse : Les médias à l’épreuve d’Alpha Condé », titre « L’Indépendant ». Pour notre confrère, la convocation de Moussa Moise Sylla, chroniqueur de la radio Espace Fm devant la direction des investigations de l’escadron mobile Matam, pour « atteinte à la sécurité nationale », n’est qu’une nouvelle étape d’un bras de fer qui oppose la presse et le pouvoir d’Alpha Condé, depuis un certain temps. « Et la menace proférée récemment par le président Alpha Condé, de fermer tous les médias qui ne sont pas en règle dans le paiement des redevances radio TV, n’est pas de nature à apaiser la situation », souligne le journal.

L’autre fait marquant de l’actualité, c’est la comparution du général Nouhou Thiam le 13 novembre dernier devant le tribunal de Première instance de Dixinn dans l’affaire des tortures d’octobre 2010 à Hamdallaye. «Le lundi 13 novembre, le général Nouhou Thiam a comparu devant le Tribunal de Dixinn pour répondre des faits de complicité sur des cas de tortures commises en 2010 à Hamdallaye. Son coaccusé, le Commandant Sékou Resco Camara qui serait en France a trois mois pour se présenter », relate « La Lance ».

L’ancien chef d’état-major général des armées sous la transition, version Sékouba Konaté, rappelle notre confrère, n’a pas connu de repos depuis que les militaires ont cédé le pouvoir à Alpha Condé, le 21 décembre 2010. Arrêté suite à l’attaque 19 juillet 2011contre le domicile privé d’Alpha Condé, jugé et condamné finalement au temps mis après quatre ans et demi de détention pour désertion (infraction mineure dont la peine maximale n’excède jamais deux ans), la barre et les barreaux ne semblent jamais inséparables. Libéré le 3 mars 2013, il est aussitôt soumis à une nouvelle peine : l’état-major général des armées lui impose une « suspension de solde et accessoires militaires ». Décision que certains imputent, à tort ou à raison, poursuit notre confrère, au commandant en chef des forces armées, Alpha Condé. « Le désamour entre celui-ci et Nouhou Thiam serait né du bras-de-fer autour l’exfiltration de Tibou Kamara, actuellement ministre d’Etat conseiller personnel du chef de l’Etat. L’ancien chef d’état-major des armées aurait facilité la sortie du pays de Tibou, obéissant ainsi à Sékouba Konaté contre le gré des nouvelles autorités », révèle l’hebdomadaire.

« La Lance » mentionne que de son côté qu’au  Tribunal de Dixinn, Nouhou Thiam a nié les faits de complicité de « tortures, de racisme, d’ethnocentrisme, entre autres, pour lesquels il revient à nouveau à la barre.

«Le populaire » s’est intéressé de son côté au cas d’un virement frauduleux qui secoue la Société des eaux de Guinée (SEG), en titrant : « La Société des Eaux de Guinée (SEG) Victime d’un virement Frauduleux ». Notre confrère révèle qu’il y a « un virement illégal constaté par Monsieur le Directeur Général de la SEG à partir de comptes domiciliés à : La Banque UBA au nom de l’Entreprise MATCO – La Banque NSIA au nom de l’Entreprise ENCODI. Après ce constat, poursuit « Le populaire », « la SEG à travers son Directeur Général a officiellement informé par lettre en date du 02 Novembre 2017 Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique (hiérarchie de tutelle) et  Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale. Il a aussi adressé un courrier au Directeur de l’Agence Principale de la BCRG ou nos comptes sont domiciliés l’informant, d’une opération frauduleuse constatée et pour dispositions à prendre afin de restituer les montants décaissés. Monsieur le Directeur Général de la Société des Eaux de Guinée (SEG) a pris contact avec les deux Directeurs des Entreprises MATCO et ENCODI, ceux-ci lui ont confirmé de n’avoir pas de comptes dans les Banques précitées. Ensuite il leur a demandé de mener des investigations sur l’existence de comptes ouverts en leurs noms. L’Entreprise MATCO a saisi la Direction de la police Judiciaire (DPJ) Et l’Entreprise ENCODI a saisi à son tour la Gendarmerie pour des fins d’enquête. En résumé la Société des Eaux de Guinée SEG a saisi son Avocat pour porter plainte  contre X »

« Le Populaire » conclu que « Les enquêtes sont en cours au niveau de la Société des Eaux de Guinée (SEG), de la BCRG, des Banques UBA et NSIA pour déterminer les circonstances et les mécanismes qui ont permis d’aboutir à cette malversation »

A la semaine prochaine !