Revue de presse : crise à la CENI, reprise des manifs par l’opposition, la menace de poursuite des avocats contre Alpha Ibrahima Kéira

12 juillet 2017 12:12:32
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A la Une des journaux : la crise à la CENI, la reprise des manifestations par l’opposition, les résultats de l’examen d’entrée en 7ème année, le Conseil de l’ordre des avocats fustige le comportement d’Alpha Ibrahima Keira…

‘’Crise à la CENI : le Faux-Fana, destitué-restitué’’, s’interroge le satirique Le Lynx. Depuis le 4 juillet, notre machin en charge des élections fonctionne à l’envers. Bicéphalisme oblige. C’est le résultat de la crise qui secouait l’institution électorale depuis des mois. Dès qu’ils ont inhumé leur collègue, Alpha Yéro Condé, les commissaires se sont réunis pour éjecter Bakary Fofana,  de son siège de président. Feu Yéro Condé avec qui ce n’était pas le parfait amour peut rire sous cape outre-tombe. Le commissaire Jacques Gbonimy jure qu’ils ne voulaient pas faire cette plénière élective ce 4 juillet, mais la dernière sortie médiatique de Bakary le 3 juillet, juste après l’enterrement aura été la goutte qui a fait déborder le vase. « C’est ce qui nous a motivés à nous mettre dans la lancée de son éviction. Nous nous sommes dit qu’il ne peut pas nous gérer et il ne peut plus nous amener à un scrutin aussi capital que les élections locales qui pointent à l’horizon ». Le Faux-Fana ne peut que s’en prendre à lui-même.

‘’Opposition : ça va marcher le 2 août’’, se demande le journal satirique Le Lynx. La plénière de l’opposition lacrymogène s’est tenue jeudi 6 juillet, au quartier général de l’UFDG. Baffoé et sa bande n’ont qu’à bien se tenir, le 2 août 2017, nos opposants « républicains » comptent marcher. Par là, ils veulent décider le pouvoir à appliquer l’accord politique du 12 octobre, lutter contre la vie chère et l’insécurité. On verra alors le poids de l’opposition fade dans la balance. Par soustraction. Cette marche dont beaucoup de leaders de l’opposition se sont déjà désolidarisés sera précédée de trois meetings. Le premier à Kaloum le 16 juillet 2017, le deuxième à Matoto le 22 juillet à Matoto et le troisième le 23 juillet, à Ratoma. « Si on respecte l’accord, l’insécurité va baisser, les citoyens n’auront pas à se rendre justice. A Boké, il a fallu manifester pour que Alpha Grimpeur se rappelle que les sociétés minières doivent respecter le contrat social… », précise Makanéra Caquet, le porte-parole du jour. Il faut espérer que Aboubacar Sylla n’a pas mordu à l’hameçon du pourboire…

‘’Entrée en 7ème, zéro fraudeur’’, titre le journal Le Lynx. L’examen d’entrée en 7ème année s’est passé sans fausse note sur toute l’étendue du territoire national. 203.000 candidats, zéro fraude ou tentative de fraude. Résultat publié juste deux semaines après. Taux de réussite : plus de 63 pour cent. Neuf surveillants surpris avec leurs téléphones. Un délégué retardataire prié d’aller planter ses choux ailleurs. Amadou Camara, élève du privé « je suis très heureux aujourd’hui. J’ai beaucoup révisé. A l’ouverture, je vais porter le pantalon kaki ». Quant au ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, il s’est réjoui de la discipline dont ont fait montre les élèves. « C’est remarquable que les tout petits nous donnent un tel exemple par rapport au comportement de l’entrée en 7ème. C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire que cela soit porté à l’attention de l’opinion nationale… »

‘’4 juillet 1985, les victimes demandent justice’’, lit-on dans les colonnes de l’hebdo satirique Le Lynx. L’Association des victimes de la répression (du coup d’Etat du 4 juillet 1985), ‘’AVR’’, continuent de réclamer justice. Pour attirer l’attention du pouvoir grimpeur, ils ont soufflé sur la braise, mardi 4 juillet, date du 32ème anniversaire de cette triste affaire. Ils ont fustigé le projet de réconciliation entamé depuis plus de deux ans par le gouvernement via les religieux. « Nous avons deux préalables : l’indemnisation immédiate des victimes et la restitution de leurs biens. Pour que nous puissions nous insérer dans un cycle normal de processus de réconciliation. Nous avons une ordonnance d’Amnesty International qui demande à ce qu’on nous rétablisse dans nos droits », a indiqué d’entrée, Ibrahima Sory Dioumessy, président de l’AVR. Mais la mise en œuvre de cette ordonnance prise par l’ancien prési, feu Fory Coco,  pose encore problème. Les victimes ont frappé à plusieurs portes : le Médiateur de la République, l’Agent judiciaire de l’Etat, des cadres (en bois) du RPG Arc-en-ciel. Même qu’elles ont tenté de rencontrer le Prési Alpha Grimpeur avec qui certains avaient de bonnes relations, quand il était opposant. Sans succès.

Dans l’hebdomadaire L’Indépendant, on apprend que le Conseil de l’ordre des avocats de Guinée a fustigé le comportement d’Alpha Ibrahima Keira qui, dans une sortie au siège du parti au pouvoir s’en est pris à la Cour constitutionnelle. Dans une déclaration fait le mardi 4 juillet dernier, le Conseil exige une poursuite contre le ministre Conseiller à la Présidence. Ce dernier avait qualifié cette décision « d’escroquerie ». Pour Faya Gabriel Kamano, membre du Conseil : « il n’est point besoin de rappeler que la Cour constitutionnelle n’est pas une institution politique, mais juridictionnelle. Elle ne devrait donc pas être prise pour cible par des acteurs politiques. Si l’on n’approuve pas les décisions qu’elle rend, cela ne donne pas le droit à un responsable politique de s’en prendre à cette institution. Le Conseil de l’ordre des avocats de Guinée invite le RPG Arc-en-ciel à s’en démarquer en les condamnant sans équivoque, tout en invitant le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mafanco à engager des poursuites contre Alpha Ibrahima Keira », a-t-il martelé.

‘’Bicéphalisme à la CENI : une partie de la société civile crie à la rébellion et appelle à dissoudre l’institution’’, nous informe le journal hebdomadaire L’Indépendant. A l’annonce de la destitution du président de la CENI par des commissaires en colère, les réactions n’ont pas tardé à se faire entendre dans la cité. Des organisations et plateformes de la société civile montent au créneau pour dénoncer ce qu’elles qualifient de rébellion. C’était à l’issue d’une réunion qu’elles ont tenues à cet effet dans la soirée de ce mardi, au siège de l’ONG Balai Citoyen. Dans leur déclaration, cinq organisations et plateformes signataires soulignent que : « lesdits commissaires ont profité consciemment de la faiblesse de l’article 17 de la loi 016 sur la CENI qui permet au 2/3 des membres de renouveler totalement ou partiellement le bureau, sans motif valable… » Rappellent également « Ni le président de l’Assemblée nationale ni celui de la  Cour constitutionnelle pour ne citer que ceux-ci, ne sont soumis à une telle disposition »… C’est pourquoi, la société civile guinéenne rejette systématiquement cette conspiration des commissaires contre le président de la CENI pour des raisons inavouées. De ce fait, elle qualifie cet acte de rébellion, martèle Mohamed 3 Kaba, président de l’Observatoire Citoyen de Défense des Droits des Citoyens.

Débarqué de la présidence de la CENI, Bakary fait la résistance, nous informe le journal L’Indépendant. Les commissaires frondeurs de la CENI ont tenu une plénière extraordinaire le mardi 4 juillet dernier où ils ont finalement décidé de remplacer Bakary Fofana par Me Amadou Salifou Kébé à la tête de la CENI. Ce pendant, Bakary réfute cette élection. D’ailleurs, il faut signaler que ce dernier était absent lors de ladite plénière. Il dit ne pas reconnaître cette élection et se réclame toujours comme étant le président légitime de la Commission électorale nationale indépendante. Le départ de Bakary Fofana va-t-il taire la crise au sein de cette institution en République de Guinée ? Attendons de voir, estime L’Indépendant.

Face à la reprise des manifestations, les opposants Aboubacar Sylla, Mouctar Diallo et Jean Marc Telliano, qui viennent de sceller une alliance au sein du Front pour l’alternance démocratique (FAD) ont affirmés qu’ils ne sont pas prêts à manifester. « C’est un droit constitutionnel. Cependant, nous ne sommes pas prêts à manifester comme par le passé. Les manifestations juste pour les manifestations, nous ne sommes pas pour ; Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, nous ne pouvons pas accepter de nous inscrire dans cette monotonie avec les mêmes pratiques qui ne produisent pas de résultats escomptés », a indiqué le président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD).

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Les 50 journalistes et fonctionnaires guinéens chargés de l’information en formation à Pékin, République Populaire de Chine (RPC), session 2017, ont poursuivi, les 06, 07 et 08 juillet, les travaux de leur séminaire dans le cadre de l’aide extérieure de ce pays. Au centre des débats, «La culture traditionnelle de la Chine», «La situation actuelle des médias de la Chine», «L’initiative ceinture et route et la coopération sino-africaine», et comment créer des passerelles entre les médias chinois et étrangers». Parlant de la CCTV, Mme Song Jianing a fait savoir, qu’elle a été fondée en 1958 et qu’elle comprend actuellement 43 chaines pour 529 programmes, 70 stations d’Outre-mer. Pour sa part, le Secrétaire général de l’Association Chahar, Zhang Guobin, ancien diplomate, a parlé de l’initiative «Ceinture et Route» (ICR) et la Coopération sino-africaine. Il a rappelé à cet effet que certaines réalisations faites en Afrique par la République Populaire Chine (RPC) dans le cadre de la coopération, des années 60 à date, notamment un chemin de fer de 100 km reliant la Tanzanie à la Zambie, d’un autre de 345 km au Kenya. Sans compter les récentes réalisations de ce pays à travers le continent, dont le palais du peuple, le stade de Nongo, le palais Sèkhoutouréya, l’hôtel Kaloum, la cité Plazza Diamond à Conakry en République de Guinée.
De la situation présente des médias de Chine, l’ancien diplomate chinois, Zhan Guobin a affirmé, que «la liberté de la presse est une réalité en RPC», soulignant par ailleurs, qu’«il n’y a pas de liberté absolue, comme dans tous les autres Etats du monde ».

L’accès au centre anti-tuberculeux de la carrière, dans la commune de Matam est un casse-tête pour de nombreux patients qui s’y rendent pour des soins médicaux à  cause des eaux usées qui inondent la rentrée principale dudit centre, a constaté cette semaine l’AGP. Ces eaux usées qui dégagent des odeurs insupportables font qu’aujourd’hui, la fréquentation de ce centre en cette saison pluvieuse risque d’être un danger pour  la santé des malades et autres visiteurs. Ce fait est beaucoup plus constatable,  surtout  du côté de l’autoroute Fidel Castro, sur l’axe Bonfi–Kénien, toujours dans la même commune. Cet endroit crée aussi de sérieux problèmes aux conducteurs d’engins, avec la dégradation de la chaussée suite à ces eaux qui ont envahi les lieux. Selon le gestionnaire du centre antituberculeux, Aboubacar Condé, « la rentrée est catastrophique ; tous les caniveaux  sont bouchés et les autorités du quartier sont informées de cette situation ; mais depuis, il n’y a aucune réaction. Chaque fin du mois nous dépensons plus de 600 à 700 000 GNF pour le curage de ces caniveaux ; mais cela ne suffit pas. Il faut que les autorités viennent au secours », a rappelé le gestionnaire du centre.

‘’Le FC Dixinn, l’AS Batè et la SAG valident leurs tickets pour les huitièmes de finale’’, titre l’AGP. La 58ème  édition de la coupe nationale de la République de Guinée a démarré le samedi, 08 juillet sur certains stades du pays avec  trois matches au programme. L’équipe de Dixinn a dominé sur le score de 2 buts à 0, le FC Lélou ; l’Association sportive de Batè a gagné 2-1 face au Santoba ; et, la SAG par   forfait du Solima FC de Faranah est qualifié pour les 8èmes  de finale. Le programme de ce dimanche est le suivant :

Hafia FC vs  Renaissance FC

Etoile de Guinée vs Flamme Olympique

Wakrya AC vs  Alu Star

Fello Star de Labé vs  Satellite FC

Atlético de Coléah vs Eléphants de Coléah

ASM Sangaredi vs  CI Kamsar

CO de Coyah vs Soumba FC

 

A bientôt !

Mame Diallo