Revue de presse : Code électoral, crise à la CENI, reprise des manifs politiques, fête de Ramadan….

28 juin 2017 8:08:01
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A la Une des journaux de la place, la disparition de Assan Abraham Keïta, directeur de publication des hebdomadaire Le Lynx et La Lance, le nouveau code électoral et la réaction de certains acteurs politiques, crise à la CENI, la reprise des manifestations politiques ou encore les préparatifs de la fête de Ramadan. C’est à lire dans cette nouvelle édition !  

Les journaux Le Lynx et La Lance consacrent leur Une à la disparition de leur directeur de publication, Assan Abraham Keïta. ‘’La presse guinéenne en deuil’’, lit-on. Plusieurs témoignages de ces collègues journalistes, lit-on dans les colonnes du journal hebdomadaire La Lance. Oumar Tély Diallo qu’il surnomma Boko Haram « Un mois après mon arrivée, on m’envoie au marché Madina. Entre militants du RPG et UFDG ce jour-là, c’est l’intifada. Nous sommes le 23 septembre 2012. Une situation désastreuse. Des militaires m’interceptent à la Casse et me caressent très bien. Plus de peur que de mal. Je rentre à la Rédaction. Le KAA (petit nom du défunt) me dit ‘’t’es intégré, c’est fini. C’est ton baptême de feu’’. Furax, je n’ai pas répondu. L’occasion de me taquiner est de naissance », se souvient-il. Yacine Diallo, également se souvient : « le lendemain de mon arrivée en juillet 2016, c’était un vendredi, un homme débarque vers 12h, prend place tout près de moi et dit : « Qui est ce zèbre » ? Le rédacteur en chef Siré répond ‘’ c’est un nouveau stagiaire’’. Il m’informe par la suite que c’est le directeur de publication, Assan Abraham Keïta. Lui me souhaite la bienvenue et me lance cette phrase : ‘’j’espère que tu auras de la détermination nécessaire pour faire face aux difficultés du métier, parce qu’on va te cuisiner. Le Lynx est différent des autres organes de presse. Tu dois persévérer sinon on te carbonise ». Il éclate de rire ». Encore et encore d’autres témoignages. ‘’Mon Bramogo est parti à jamais’’, écrit Mamadou Adama Diallo et Benn Pepito « Je suis abasourdi par la disparition de l’Ayatolynx. KAA avait une tête bien faite. C’est vrai que les cimetières sont remplis d’individus qui croyaient que sans eux le monde s’effrondrerait maos je vous assure que la disparition de l’Ayatolynx va créer un gros vide dans le groupe Lynx-Lance… »

Autre nouvelle. ‘’Electrification de la Haute Guinée : Bientôt le barrage de FOMI’’, s’exclame La Lance. Le 14 juin, dans un réceptif de la place, s’est ouvert un atelier de ‘’Validation des études techniques finales de l’aménagement du barrage à buts multiples de FOMI’’, sur le fleuve Niandan, à 50 km à l’ouest de Kankan et à 40 km au sud-est de Kouroussa, à vol d’oiseau. Les études ont été réalisées par la société chinoise YREC en sept mois. L’entreprise s’est engagée à le construire en 41 mois, selon son Directeur général, Yin De Ween, le lancement des travaux de FOMI (Capacité prévue : 90 MW est attendu fin 2017 ou début 2018). Le ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, s’est dit «  ému et fier du résultat des démarches personnelle du Président de la République. Avec lui, on était en Chine, d’ailleurs deux semaines avant lui. Il nous a donné l’autorisation de négocier avec les sociétés chinoises, de ne rien occulter, de signer des accords avec ce pays… » Le Directeur général de YREC affirme que FOMI sera réalisé avant le barrage hydroélectrique de Souapiti (lancé le 29 septembre 2015, à réaliser en 4 ans).

‘’Crise à la CENI : Qui réclame la tête de Bakary Fofana’’, s’interroge le journal hebdomadaire Nouvelle Elite. Le président de la Commission électorale nationale indépendante ne fait plus l’unanimité au sein de l’institution électorale. M. Fofana en a donné la preuve éloquente le samedi 17 juin lors d’un point de presse dans un réceptif hôtelier de Conakry, où il s’est estimé serein face aux velléités réactionnaires des commissaires de la CENI qui réclameraient sa tête. Le président Bakary controversé a d’ailleurs juré qu’il ne céderait pour rien, ni personne dans la perspective de violation de la loi. Bakary Fofana se dit légaliste. « Je suis président de la CENI. Je ne dois pas être à la tête de l’institution pour violer la loi. Créant ainsi le désordre dans le pays. Jamais, je ne ferai… J’ai organisé les législatives sans problème de gestion. J’ai organisé des présidentielles sans qu’on ne parle d’un comité de trésorerie. Pourquoi depuis quelques mois, il y a autant de problèmes. A présent, on raconte tout sur moi. S’ils veulent m’enlever pour des raisons que j’ignore, d’accord. Mais je ne violerai pas la loi au sein  de mon institution et dans le pays. Pour aussi mettre le pays et la population en danger », dit-il.

Fodé Bangoura du PUP aurait réagit au sujet des manifs de l’opposition. « Ce que le PUP ne fait pas, c’est de la violence », s’exprime-t-il dans les colonnes du journal Nouvelle Elite. Président du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) du défunt président Lansana Conté, Fodé Bangoura a été nommé Conseiller à la Présidence de la République par le président Alpha Condé. « Descendre dans la rue n’est pas de la violence. C’est ce qui sera fait qui peut être violent. Si on ne t’écoute pas dans le bureau, tu sors dans la rue… L’opposition est dans ses droits de manifester. Ce que le PUP ne fait pas c’est de la violence. Le fondateur du PUP, feu Lansana Conté a fait 24 ans au pouvoir. Il  a fait beaucoup de choses. Il a fait ce qu’il a pu. On ne va pas se mettre à casser cela, non ! Le PUP a fait sa partition. Ce qu’il a construit, il ne va pas le gâter. Nous sommes non-violents », a-t-il indiqué.

‘’Travail des enfants, mariage précoce, violences sexuelles… : Des statistiques qui donnent du tournis’’, s’exclame l’hebdo Nouvelle Elite. A l’occasion de la 27ème année de la célébration de la journée de l’enfant en Guinée, des chiffres alarmants ont été donnés au palais du peuple le vendredi, 16 juin, au sujet des enfants. Une célébration, pour rappel, instituée en 1992, en mémoire des écoliers ‘’innocents’’ massacrés à Sowéto en 1976 par le régime raciste de l’Apartheïd, alors au pouvoir en Afrique du Sud. Idrissa Bah, président du Parlement des enfants a indiqué :« Selon un rapport récent, près d’une fille sur deux moins de quinze ans est victime d’une mutilation génitale féminine. 38 pour cent des enfants de cinq à dix-sept ans sont impliqués dans le travail des enfants dont 25 pour cent travaillent dans les conditions dangereuses. 89 pour cent des enfants de 1 à 14 ans on subi au moins une méthode disciplinaire violente… 55,5 pour des femmes ont subi au moins une forte violence physique dont 29, 3 pour cent de violence sexuelle depuis l’âge de 15 ans », a-t-elle expliqué. Aujourd’hui, la Guinée se classe parmi les pays de l’Afrique ayant un taux de mariage des enfants les plus élevés. Soit 25,9 pour cent de femmes qui se marient avant l’âge de 15 ans.

Le président de l’INIDH, Mamady Kaba nous apprend que « les populations ont l’opportunité l’année prochaine de renvoyer les députés qui ont voté le code électoral », lit-on dans l’hebdo L’Indépendant. La Cour constitutionnelle a finalement statue sur le nouveau code électoral adopté à l’Assemblée nationale. Le point 2 de l’accord politique paraphé le 12 octobre 2016 relatif à la désignation des conseillers de quartiers et de districts a été validé par l’institution. Pour Mamady Kaba même si cette décision est sans appel, mais la population à une autre chance. Quant aux menaces de l’opposition de reprendre ses manifestations de rue, le président de l’INIDH déconseille le pouvoir de faire la sourde oreille.« Ce qui nous reste à faire, c’est de nous mobiliser pour aider le pays à faire face aux défis futurs, les défis électoraux. J’appelle toutes les composantes et tous les acteurs de la vie nationale à taire leurs divergences, à mettre fin à toute polémique et à se donner la main pour aller faire des élections libres, crédibles dans les meilleurs délais pour renouveler les institutions de la République qui doivent l’être. Nous ne commentons pas la décision de la Cour constitutionnelle. Nous appelons l’ensemble des populations à regarder vers la Guinée », a-t-il lancé.

‘’Désignation des chefs de quartiers et de districts : les réactions de quelques acteurs politiques’’. Un panel réalisé par le journalL’Indépendant. Alhousseini Makanéra, président FND « Tant que tout n’est pas respecté, c’est comme si rien n’a été respecté ». Sidiki Touré, membre du RPG Arc-en-ciel « Toute décision, toute loi qui peut rentrer dans le cadre de l’apaisement du climat politique dans notre pays, nous souscrivons et nous nous inscrivons dans ce sens ». Aliou Bah du Bloc Libéral (BL) « Nous ne pouvons que prendre acte tout en regrettant que les choses soient ainsi parce que chacun se rappelle le Bloc Libéral et d’autres mouvements politiques et sociaux s’étaient battus pour que la question du point 2 soit invalidée par la Cour constitutionnelle parce que nous craignions beaucoup de choses en terme de conséquences au niveau local, c’est-à-dire, la suppression du mode d’élection des chefs de quartiers et de districts ».

A Dalaba, des passagers en provenance de Bamako pour Labé ont été dépouillés de leurs biens, nous informe L’Indépendant. Regain d’insécurité sur la nationale Dalaba-Pita. Dans la nuit du lundi 19 juin 2017, c’est un véhicule de transport en commun qui a été attaqué par des malfrats lourdement armés à Mitty dans la préfecture de Dalaba. Les occupants du véhicule ont été dépouillés de tous leurs biens par les scélérats qui ont disparu dans la nature. Selon les explications du chauffeur, il quittait Bamako pour Labé lorsque son véhicule a été attaqué aux environs de 23 heures par quatre coupeurs de route, habillés en treillis militaires et armés de fusils de guerre et d’armes blanches. Le conducteur de taxi, Mamadou Baïlo déclare avoir perdu la somme de 170.000 francs guinéens, 70.000 francs CFA, son sac et des habits qu’il a achetés à Bamako pour la fête de Ramadan. Quant aux passagers, tous commerçants, ils disent n’avoir pas évalué pour l’heure la valeur de ce qu’ils ont perdu au cours de l’attaque.

Les nouvelles de l’Agence Guinéenne de Presse (AGP). Les chauffeurs transporteurs routiers de la préfecture de Kissidougou ont protesté, la semaine dernière, dans la commune urbaine, suite au décès par bastonnade d’un chauffeur lors d’un braquage de véhicules par des bandits, dans la nuit du 13 au 14 juin 2017, sur la route nationale, Kissidougou-Kankan, rapporte l’AGP. En effet, plusieurs braquages ont été signalés à cet endroit, au PK 17 environ, sur la nationale Kissidougou-Kankan. Le drame de la nuit du 13 au 14 juin dernier a été la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. Le chauffeur d’un des véhicules immobilisés, battu par un groupe de bandits, a rendu l’âme suite à ses blessures, samedi, 17 juin. Ce qui à amener les chauffeurs et transporteurs routiers de Kissidougou, à protester contre cette insécurité de la part des gendarmes de la Compagnie routière de Gueckédou. Pour le commun des mortels, ces gendarmes pouvaient et devaient intervenir lors de ce braquage, d’après certains passagers qui avait duré plusieurs heures non loin de la base de ces derniers. Avec la sensibilisation, le mouvement de protestation s’est limité à la gare routière. Toutefois, le bureau du syndicat a été vandalisé. Le préfet de Kissidougou, Mamoudou Cissé a, pour sa part, rassuré la population, que les points de revendication seront examinés de commun accord avec les services de sécurité et de défenses concernés.

 ‘’Célébration de la Nuit du Destin à Boké : le préfet et les religieux appellent à la refondation des valeurs traditionnelles’’, titre l’AGP. A l’instar de leurs coreligionnaires du pays, les fidèles musulmans de la préfecture de Boké ont commémoré, mercredi, 21 juin 2017, dans les différentes mosquées de la localité, la traditionnelle nuit de ‘’L’Aï Latoul Qadr’’ (la nuit du destin), sous le signe du renforcement de l’unité nationale, a suivi l’AGP. Une occasion que le préfet, Mohamed Lamine Doumbouya a mise à profit, pour effectuer une tournée musclée dans les mosquées de la commune urbaine de Boké. Partout, Mohamed Lamine Doumbouya, muni de tas de colas et d’enveloppes symboliques, a appelé les pères et mères de familles, à la refondation des valeurs traditionnelles dans l’éducation des enfants. Une manière, dit-il, «de préserver les acquis de la 3ème République». A souligner, que la célébration de la nuit du Destin à Boké a été également marquée par la lecture du Saint Coran dans son entièreté pour qu’Allah le Tout Puissant, répande sa miséricorde et sa grâce sur l’ensemble de la communauté musulmane de Guinée en particulier, et celle du monde entier en général.

A Dubréka, les préparatifs de la fête de Ramadan étaient au centre d’une réunion des Imams de la commune urbaine, nous informe l’AGP. A l’ordre du jour plusieurs points, notamment le compte-rendu de la rencontre des Imams du pays avec le président de la République, organisation des prières nocturnes dans les dix derniers jours du mois de Ramadan et la préparation de la fête de Ramadan. Sur 77, les Imams de 59 Mosquées de la CU de Dubréka étaient présents à cette rencontre, convoquée par le secrétaire général aux Affaires religieuses de la préfecture, El hadj Aboubacar Ousmane Conté, en même temps Imam de la grande mosquée de Dubréka-ville. El hadj Aboubacar Ousmane Conté a saisi l’occasion, pour inviter les Imams à mettre à profit ce moment de rencontre religieuse, pour renforcer le tissu social, prêcher la paix, l’entente et la cohésion sociale. De prier pour le pays et ceux qui le dirigent. Il les a aussi invités à s’unir entre eux, à se former davantage et à beaucoup échanger sur certaines notions, ce qui les éviterait des dérapages dans l’exercice de leur fonction d’imamat. Un des points importants, c’est la rencontre à Conakry des Imams avec le président de la République. Une rencontre au cours de laquelle, le chef de l’Etat, Pr Alpha Condé a offert à tous les Imams du pays des véhicules tout terrain 4X4. Un acte qui a été salué par les Imams présents  qui ont, d’ailleurs, béni et félicité le président de la République pour son geste.

Sport pour terminer cette revue de presse. Le Kenya, pays-hôte du Championnat d’Afrique des Nations de football 2018, commence à inquiéter la Confédération Africaine de Football (CAF), car à l’heure actuelle, seul un (01) Stade sur les cinq (05) prévus est opérationnel, tandis que le Kipchoge Keino Stadium d’Eldoret accuse de très importants retards. De retour au terme d’une visite d’inspection avec la CAF, Constant Omari a mis la pression sur les organisateurs. « Ils vont redoubler d’efforts pour être prêts au moment opportun. Nous nous sommes mis d’accord pour qu’il y ait une autre mission d’inspection à la fin du mois d’août », a fait savoir le dirigeant congolais sur les ondes de RFI. « En ce qui concerne l’hôtellerie, l’hospitalité, les transports, il n’y a rien à redire. Par contre, au niveau des infrastructures, il y a du travail. (…) Dans l’hypothèse du pire, il est tout à fait normal que la CAF réfléchisse à un autre plan ». En cas de délocalisation, le nom du Maroc circule déjà…

C’était tout pour cette revue de presse et à bientôt pour un autre numéro.