Revue de presse : boycott des cours par les maîtres assistants dans les universités, plainte contre le général Sékouba, élections communales, l’audit de la fédé…

24 octobre 2017 8:08:35
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La crise des maîtres assistants dans les Universités,  la plainte contre le Général Sékouba Konaté, les élections communales, l’audit à la fédération guinéenne de football, les déclarations de Malick Sankon contre l’opposition au siège du RPG-arc-en-ciel, sont les grands titres qui ont fait les Grandes Unes des journaux de la semaine écoulée.

Le 28 septembre dernier, un groupe de victimes du massacre du 28 septembre 2009, mécontent que le Général El Tigre ne soit toujours pas entendu, a porté plainte contre celui-ci auprès du Tribunal de première instance de Dixinn.  La FIDH fulmine et menace de divorcer avec son représentant guinéen l’OGDH, et exige une sanction ‘’énergique ’’ contre des avocats des victimes, annonce l’hebdomadaire satirique ‘’Le Lynx ‘’.

Parlant de la mésentente entre les deux institutions de défense des droits de l’homme, ‘’Le Lynx’’ mentionne que ‘’ de Paris, le Grèce Dimitris Christoploulos , Prési de la Fédération internationale de la ligue des droits de l’homme depuis août 2016, a écrit le 1er octobre dernier, à Abdoul Gadiri Diallo, Prési  de l’OGDH  (Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme, pour lui faire part de son ‘’extrême préoccupation quant aux actes posés depuis plusieurs mois par Me Hamidou ou Barry, membre du bureau exécutif et représentant légal de l’OGDH ‘’ en particulier dans l’instruction judiciaire sur le massacre du 28 septembre 2009. Dans cette lettre, poursuit notre confrère, ‘’le Prési de la FIDH constate que ‘’les agissements de Me Barry sont de nature à porter un grave préjudice non seulement à l’intérêt des victimes qu’il représente au nom de nos deux organisations mais également à l’OGDH et à la FIDH, et à ce titre, à la collaboration entre nos deux organisations. De tels actes doivent trouver une réponse adéquate et énergique dans les plus brefs délais’’. Une vraie sommation, clame «Le Lynx’’ qui précise qu’il est reproché  à Me Barry le ‘’dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile à l’encontre du Général Sékouba Konaté’’ suivie dès le lendemain de la prise d’un réquisitoire supplétif par le procureur de la République.  Cette diligence dans les annales de l’histoire de la justice guinéenne laisse craindre, non seulement une entente préalable entre les parties prenantes mais également que l’objectif de ce dépôt de plainte n’ait pour conséquence la prolongation de l’instruction judiciaire et ne mette en danger la tenue du procès’’. ‘’L’inculpation du capitaine El Davis avait été diligente non ?’’ , s’interroge ‘’Le Lynx’’. L’hebdomadaire ajoute que Me Hamidou Barry est aussi accusé de tenir de paroles offensante, vexatoire, raciste, entre autres, à l’égard de la FIDH, de ses salariés et ses représentants.

Autre sujet abordé par ‘’Le Lynx’’ C’est le décaissement des fonds destinés à l’organisation des prochaines élections communales par la CENI. Le journal mentionne que les conditions de décaissement de ces fonds laissent planer un doute sur la sincérité du gouvernement qui avait récemment annoncé la mise à disposition de la totalité du budget des élections communales à l’Institution en charge d’organiser ces élections. ‘’Pour ses activités, il faut que la CENI aille pleurnicher devant dame Maladho Kabaro des Pitances et Mohamed Laminé Doum-brouillant du Budget. Des mi-nustres qui n’exécutent que les ordres venus de Sékhoutouréya ‘’, fait savoir notre confrère. ‘’Le Lynx’’ conclue que si rien ne change,  sûr qu’il y aura report de la date du 4 février 2018. De coup, celui des élections législatives de 2018.

‘’Audit à la Féguifoot : Super V et Antonio se taclent’’, titre de son côté « La Lance’’ avec les photos de l’ancien et l’actuel président de la fédération guinéenne de football, actuellement à couteaux tirés.

‘’ On pouvait l’imaginer. Le résultat de l’audit sur la gestion de la FIFA  (Fédération guinéenne de football), entre 2013 et 2016, sous la direction de Salifou Super V, n’a pas laissé celui-ci de marbre. En compagnie de certains de ses compagnons, il a été pointé du doigt dans un scandale de détournement présumé de trois milliards de francs guinéens entre 2013 et 2016 portant sur les subventions allouées aux clubs, 834 000 Euros au nom de la candidature de la Guinée à l’organisation de la CAN 2023, et quelque 77 532 Euros au titre de l’allocation de la FIFA à la fédération. Pour faire court, la Féguifoot de Super V aurait reçu 37 milliards des mains des sponsors sur la même période. Au titre de l’année 2013, près de 2 milliards resteraient à justifier, huit cent millions en 2014, 2 milliards en 2015. Cela fait beaucoup de demandes super-milliards que l’audit d’Antonio Souaré réclame à Super V’’, relate « La Lance’’ qui revient sur une longue lettre justificative de ce dernier.

La grève des enseignants et maîtres assistants qui paralyse l’enseignement supérieur est largement traité par ‘’Le Diplomate’’. La rentrée universitaire 2017-2018 à débuté ce lundi contre la décision des enseignants assistants qui décident d’en découdre avec les autorités de l’enseignement supérieur. En effet, les enseignants et maîtres assistants ont décidé de boycotter les cours à cause de la non satisfaction de leurs points de revendication, relate l’hebdomadaire qui ajoute qu’en dépit de la présence des étudiants, les enseignants ont brillé par leur absence. Notre confrère précise que cette situation difficile découle du bras de fer entre les autorités du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et les enseignants assistants et maîtres assistants et qui a commencé le lendemain de la revalorisation des primes de prestation des maîtres de conférences et chercheurs des institutions d’enseignement supérieur.

‘’Le Diplomate’’ souligne que face à la guerre de communiqué par médias interposés,  des pourparlers ont été engagés sans succès pour la simple raison que les autorités sont restées imperturbables.

‘’Le Démocrate’’ de son côté s’est intéressé à la dernière déclaration de Malick Sankon au siège du parti au pouvoir. ‘’Mouvance présidentielle : Au secours la ‘’milice’’ de Malick Sankon revient’’, c’est le titre à la grande Une du journal. ‘Le Démocrate’’ explique que lors de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG-arc-en-ciel du samedi dernier, Malick Sankon, directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale ne s’est embarrassé d’au un scrupule, en annonçant le recrutement de près de 3000 jeunes gens, qui vont constituer une sorte de ‘’milices’’, chargées de défendre son institution, qui a reçu récemment la visite de travailleurs mécontents, qui dénonçaient l’incurie qui caractérise le fonctionnement de la CNSS. En ayant recours à  ce qu’ils ont qualifié de ‘’milice’’ politique,  certains observateurs ont vite fait de penser que Malick Sankon, considéré comme un boutefeu, ne fait que revenir son manteau de bras armé du parti au pouvoir’’, estime ‘’Le Démocrate’’.

De son côté, « Le Populaire’’  a plutôt tenté  de relativiser les propos de Malick Sankon avec son titre à la Une : ‘’ Interprétations fallacieuses d’un coup de nerf contre l’atteinte à l’ordre public : Qui veut ternir l’image de Malick Sankhon? Le journal explique que plusieurs centaines d’ouvriers ont investi les locaux de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) l’autre semaine pour, disent-ils, réclamer les cotisations prélevées sur leurs salaires alors qu’ils étaient en service au sein d’un consortium d’entreprises. Pendant près d’une heure d’horloge, les protestataires ont troublé l’ordre public alors que les responsables du service Pensions étaient en train de payer les assurés sociaux. Heureusement, le pire a pu être évité. Et l’attitude des manifestants avait été condamnée par les centrales syndicales Cntg et Ustg.

C’est suite à cela, souligne notre confrère, qu’à l’assemblée générale du Rpg-Arc-en-ciel samedi 14 octobre 2017, le directeur général de la Cnss est monté au créneau pour dénoncer lui aussi cette attitude d’un autre âge avant de remettre la pendule à l’heure. «Seuls ceux qui sont immatriculés, et qui ont leurs cartes, ont de l’argent à la Caisse nationale de sécurité sociale », a précisé d’emblée Malick Sankhon, tout en ajoutant que l’institution qu’il a charge de diriger ne paie pas l’indemnité de chômage. Pour se prémunir contre de pareilles situations,  poursuit ‘’Le Populaire’’, le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a lancé un avertissement en ces termes : «Je prends le parti à témoin. Quiconque, désormais, s’amuserait à venir à la Caisse pour troubler la quiétude des travailleurs, je vous le jure, il ne sortira pas indemne».

Rappelant la création des Chevaliers de la République, il a indiqué qu’à l’époque, des gens avaient soupçonné là une milice privée. Ainsi, pour ne pas ternir l’image du pouvoir, «nous avons dissout les chevaliers», a-t-il souligné ajoutant dans un ton dissuasif «( vendredi 13 octobre 2017), on a reconstitué 2500 à 3000 jeunes. Et quiconque s’amuse à nous provoquer, je vous le jure, on lui marchera dessus».

A la semaine prochaine !