Revue de presse: accord entre le MES la CRESUP,CHinalco sauve le projet Simandou Sud, dégradation du réseau routier guinéen, la mort de nombreux guinéens en mer en partance pour l’Europe, funérailles du maître de la kora, M’bady Kouyaté.

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A la Une des journaux de la place : enfin un accord entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les fondateurs et frondeurs des universités privées, CHINALCO sauve le projet Simandou Sud, dégradation du réseau routier guinéen, la mort de nombreux guinéens en mer en partance pour l’Europe, Kory Kondiano hausse le ton contre l’absentéisme des ministres ou encore les funérailles du roi des griots et maître de la kora, M’bady Kouyaté décédé la semaine dernière à l’âge de 82 ans.

‘’Grève des universités privées : un accord enfin trouvé’’, titre le journal satirique Le Lynx. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique d’un côté, et la chambre représentative de l’enseignement supérieur privé de l’autre, sont parvenus à un accord, samedi 29 octobre, au terme d’intenses négociations à l’Université Koffi Annan de Nongo (Ratoma). Les fondateurs et autres frondeurs des universités privées avaient décidé le 17 octobre de fermer leur établissement jusqu’à nouvel ordre, dénonçant une ‘’confusion dans le processus d’orientations’’. En cause, le refus du gouvernement de prendre en charge quelque 4171 bacheliers de 2015, inscrits hors Djoliba, devenu Gupol (Guinée université plateforme d’orientation en ligne), la non orientation des boursiers de l’Etat dans les facultés de médecine, les filières de génie, hôtellerie et tourisme. A cela s’ajoute des arriérés de paiement que le gouvernement devait aux universités privées. Après une semaine de tractations, les protagonistes ont signé un protocole d’accord qui a abouti aux résultats suivants : s’agissant des étudiants inscrits hors Djoliba, le ministère s’est engagé à les prendre en charge sous réserve de contrôle et vérification des listes déposées par les institutions concernées. Pour la non orientation des facultés de médecine, il a été convenu la non orientation des boursiers de l’Etat dans cette faculté.

‘’Simandou : CHINALCO « sauve » le projet’’, titre le journal Le Lynx. Le 28 octobre à Pékin où le Prési Alpha Grimpeur est en visite de travail, Rio Tinto et la société chinoise Chinalco sont parvenues à un accord sur les conditions du transfert de la totalité des parts de Rio Tinto à Chinalco dans Simfer Jersey, après plusieurs mois de négociations. La coentreprise possédant 80,75 pour cent des actions de Simfer  S.A. Le projet Simandou Sud pourrait ainsi renaitre de ses cendres avec la Chinalco associée à son développement depuis 2012. L’info a été communiquée par le ministère des Mines. « Le protocole d’accord signé ouvre la voie à la prise de contrôle du projet par Chinalco qui sera parachevée après la finalisation d’un accord détaillé dans les prochains mois. Les parties ont convenu du remboursement des coûts historiques engagés par Rio Tinto, réduits de 25 pour cent, après l’entrée en production du projet », lit-on.

Aussi, Le Lynx s’intéresse à la cascade de retraits des pays africains à la Cour pénale internationale (CPI) qui a traversé le mois d’octobre le plus noir depuis sa création. Après des années et des années de critiques à son endroit, certains pays africains ont décidé de passer à l’acte que tout le monde attendait. Le retrait. C’est devenu une sorte d’épidémie de retrait à virus ‘’Ebola’’ pour cette juridiction internationale. Le 12 octobre,  le Burundi a ouvert la porte de la Nkurunzizanie. Le parlement de Bujumbura a voté une écrasante majorité le retrait du pays. Après la répression féroce de l’opposition contestant le 3ème mandat présidentiel, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda a décidé d’ouvrir un examen préliminaire sur les violences et les crimes commis depuis avril 2015. Le 21 octobre, un autre coup dur qui s’abat sur la CPI. L’Afrique du Sud a décidé d’emboiter le pas au Burundi. Le 25 octobre, c’est la Gambie qui a annoncé également son retrait. Dans une déclaration à la télévision nationale, le ministre de l’information, Sheriff Bojang a accusé la CPI de ‘’persécution envers les Africains’’.

‘’Orange Guinée, trainée en justice’’, lit-on dans les colonnes du journal Le Lynx. L’agence de production Suk’arts a assigné la société de téléphonie Orange Guinée en justice. Cette dernière se serait servi du morceau ‘’Moumma’’ pour tonalité d’appel sans le consentement de l’auteure Khady Diop. Selon Abdourahim Diallo, gérant de Suk’arts, son agence a un contrat d’enregistrement exclusif avec l’artiste Khady Diop. ‘’L’artiste nous cède le droit de fixer et de vendre ses œuvres en Guinée et dans le monde entier’’. Le procès a été ouvert le 28 octobre au Tribunal de première instance de Dixinn où il a été renvoyé au 11 novembre pour permettre à la défense de se préparer.

‘’Des officiers distingués’’, apprend-on dans le journal hebdomadaire La Lance. Le 27 octobre, à l’ambassade de la fédération de Russie en Guinée, onze officiers dont une femme, diplômés de l’Académie de police de Volgograd, ont reçu leurs diplômes d’honneur délivrés par le ministère russe de l’Intérieur. L’Ambassadeur Alexander Brigadzé a rappelé que les relations entre son pays et la Guinée remontent en 1958 avec l’Union soviétique. Beaucoup de cadres Guinéens ont été formés dans différents domaines.

Sport. Entre accueils et adhésions, le Comité de normalisation de la FEGUIFOOT, a fait une virée à Mamou, Labé et Kindia pour une sensibilisation et explication des nouveaux statuts de la fédération dans les 8 ligues régionales de football. Tous derrière le projet. Selon le secrétaire général du Comnor ‘’Les statuts doivent être adoptés pour que l’Assemblée générale de Conakry soit protocolaire. Ces statuts sont impersonnels, si vous trainez, nous allons régner royalement jusqu’en 2018’’, a indiqué Ibrahima Blasco Barry.

‘’Miss Guinée Monde : la première édition en 2017 à Conakry’’, nous informe La Lance. « Le secteur de la culture est toujours relégué au second plan en Guinée ». Le 26 octobre, le Comité Miss Guinée Monde en conférence de presse s’annonce pour rectifier le tir : l’évènement à caractère culturel, touristique et humanitaire à la fois aura lieu à Conakry en 2017. Ary Sidibé, présidente du Comité a révélé que dans ce hit parade de la beauté, on aura douze miss de la diaspora : Guinée, Allemagne, Belgique, Bénélux, Canada, France, Hollande, Ghana, Maroc, Amérique du Nord, Russie, Sénégal et Etats-Unis d’Amérique. L’objectif premier, selon la présidente, accompagner les miss de la diaspora dans leurs projets humanitaires (éducation, environnement, genre…). Le deuxième objectif, servir la culture, s’associer aux promoteurs de la culture en Guinée et ailleurs. Le troisième, vendre la destination Guinée afin de valoriser les comités de miss de la diaspora.

A la Une de l’hebdomadaire d’informations générales, La Nouvelle Elite ‘’Des jeunes meurent en mer en partance pour l’Europe : Des témoignages poignants de leurs parents désemparés’’. Dans la nuit du mardi 25 octobre à mercredi, plus d’une dizaine de jeunes guinéens ont trouvé la mort dans les eaux de la Méditerranée pendant qu’ils voulaient rallier l’Italie. Ils sont nombreux ceux qui viennent de Kankankoura, un quartier situé derrière le camp Alpha Yaya, à Yimbayah Tannerie dans la commune de Matoto. Les victimes : Sidiki Fofana travaillait à EDG, la famille Kaba a perdu au total 12 membres… D’après nos enquêtes, ces jeunes payent 15 millions de francs guinéens à un réseau de passeurs installé à Conakry dont les représentants sont situés entre Niamey et la Libye. Une fois l’argent payé, ils sont embarqués à Conakry pour Bamako. Puis à Niamey d’où ils sont conduits à Agadès pour rejoindre Tripoli (Libye). D’ici, ils vont vers Shaba où ils empruntent des bateaux de fortune pour les côtes italiennes.

‘’Face à l’absentéisme des ministres, le président de l’Assemblée nationale hausse le ton’’, nous informe dans le journal hebdomadaire La Nouvelle Elite. A la plénière du vendredi 28 octobre dernier, trois textes de lois n’auraient pu être adoptés, à cause de l’absence des ministres de la République concernés. Alors même qu’ils devraient affronter le débat devant les députés pour défendre leurs projets de lois. Idem le jour suivant, samedi 29 octobre où les élus se sont également vu obligés de recaler deux autres textes pour les mêmes motifs. Pour cela, le président Kory Kondiano s’est adressé à la presse : « Allez dire au peuple que nous sommes disposés à travailler, mais les ministres ne nous donnent pas le travail ».

Par contre, le projet de loi relative à la protection du patrimoine routier a été adopté à l’unanimité ce samedi 29 octobre dernier par 82 députés présents à l’Assemblée nationale. Dans les dispositions de cette nouvelle loi qui intégrerait celle numéro 14 des lois sous régionales (CEDEAO), il est indiqué qu’aucun véhicule ne doit désormais rouler sur les routes guinéennes s’il dépasse 11,5 tonnes. D’où le retour des postes de pesage et de péage. Seulement voilà, le gouvernement ne disposerait pas de moyens suffisant pour assurer la gestion financière des sites de pesage et péage.

‘’Obtention de la carte nationale : quand le business prend le dessus’’, estime le journal La Nouvelle Elite. Officiellement, la carte d’identité coûte quinze mille de nos francs, mais l’obtenir à ce prix est un véritable calvaire pour les demandeurs. Les uns encourageant les raccourcis, les autres maintenant la surenchère. Ainsi policiers et demandeurs entretiennent un affairisme qui ne dit pas son nom dans les commissariats au sujet de la carte d’identité.

Le journal La République nous parle de la dégradation des routes guinéennes. ‘’Coyah-Kouria : 24 heures de calvaire pour les usagers’’, s’exclame-t-il. Les usagers de cette route nationale vivent un vrai calvaire à cause du mauvais état de la route. Notamment un trou béant s’est ouvert sur cet axe, plongeant ainsi les passagers et autres routiers dans un calvaire indescriptible. Un constat alarmant touchant l’ensemble du réseau routier guinéen. A Pellel-Bantang, un district de la sous-préfecture de Timbi-Touni, dans la préfecture de Pita, il n’est pas du tout aisé de circuler. Ce, même dans les grosses cylindrées. Cette localité n’échappe pas à la règle générale de la défectuosité des routes et les pistes rurales en particulier.

On achève avec cette autre nouvelle de dysfonctionnement au Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG). Le jeudi 27 octobre, le secrétaire général de la jeunesse au sein de cette plateforme a annoncé sa démission. Aboubacar Sylla jette l’éponge, après avoir soumis un mémorandum à 17 membres du Conseil, qui finalement ne lui ont pas répondu. « J’ai fait une autopsie. Le CNOSCG est l’organisation la plus désordonnée. Il n’y a pas de plan d’action à l’assemblée, les décaissements ne sont pas suivis. Les fonctionnaires n’ont pas un contrat de travail », dénonce-t-il. En plus de ces dénonciations, il accuse Dansa Kourouma, le président et son staff de participer en tant que partie prenante au dialogue politique qui a pris fin le 12 octobre dernier. « Il y a l’immoralité des participants durant ce dialogue. Il fallait siéger et désigner une personne pour savoir qui doit participer mais dire qu’on a signé sous caution, c’est une mauvaise gouvernance dans ce bureau », martèle-t-il.

Ainsi s’achève cette édition, restez toujours connectés sur www.guineenews.org, le site de référence pour vous informer en temps réel sur les nouvelles de la Guinée. A bientôt !