Rencontre des magistrats et OPJ à Kissidougou: les précisions du Représentant du PNUD

30 novembre 2017 10:10:08
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Mettre en œuvre le projet de formation en équipements  et l’appui aux juridictions pilotes. Voilà l’objet de la rencontre qui a réuni mercredi 29 novembre les magistrats et les officiers de la police judiciaire (OPJ) à Kissidougou. Les participants ont planché sur les innovations apportées au niveau du code de  procédure pénale en République de Guinée.

L’organisateur de l’atelier, Boubacar Bah, fonctionnaire du  programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), chef du projet « Appui à la réforme de la justice et lutte contre l’impunité en Guinée’’, plante le décor de cette formation: « nous sommes à Kissidougou dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui prévoit la formation en équipements et l’appui aux juridictions pilotes. Ces juridictions pilotes sont d’abord les T.P.I (Tribunaux de Première Instance) de Dixinn, de Labé, de Kindia, de Kankan et de N’Zérékoré. Donc,  nous sommes ici dans le cadre de la formation des magistrats et des greffiers des tribunaux de Première Instance de Kankan et de N’Zérékoré.

Cette formation porte essentiellement sur leur travail de tous les jours à savoir le siège pénal; comment il est organisé; comment est organisé une formation correctionnelle et criminelle mais aussi de leur faire savoir  les principes directeurs d’un procès pénal. Nous poursuivons sur la pratique…Mais, au niveau du siège pénal, nous évoquerons, en outre, la préparation et la conduite des audiences et on terminera par le juge d’application des peines.  Après les cours sur la pratique du parquet, nous entamerons l’enquête préliminaire, l’enquête de flagrance, la gestion des  O.P.J. Ensuite, le troisième thème portera sur les règles et les techniques d’instruction; C’est-à-dire des préliminaires, l’interrogation, la percussion, la confrontation, les mandats aux autres pouvoirs confiés aux juges d’instruction. On rappellera aussi le rôle du greffe avant, pendant et après le procès pénal. Nous clôturons l’ensemble des interventions par la prise en compte des droits de l’homme dans la procédure pénale mais également pour permettre à l’ensemble des maillons de cette chaîne de fonctionner normalement. Nous rappellerons les règles et les techniques modernes et management judiciaires ».

En ce qui concerne les attentes de cette formation, Alphonse Charles Right affirme: « nous, en tant que magistrats, nous avons l’obligation de dire le droit et on ne peut pas dire le droit si on ne maitrise pas les instruments juridiques mis à notre disposition. Donc, l’atelier qui est organisé porte en  grande partie sur l’appropriation de ces instruments juridiques qui vont nous permettre en tant que magistrats à quelque niveau que ça soit dans le cadre de l’intervention au niveau pénal; de répondre de façon efficace et efficiente.si vous avez remarqué très bien depuis le début de ce  séminaire ,il y a un engouement vu la qualité des débats qui sont engrangés au niveau de la salle ,cela prouve que les attentes sont aussi grandes «