mardi, 17 janvier 2017, 08:46 GMT

Les services de renseignements américains ont jeté un pavé dans la mare en indexant Vladimir Poutine d’avoir piraté le site de l’élection pour favoriser Donald Trump. Ce qu’a réfuté celui-ci pendant des semaines pour mettre en doute la fiabilité de ceux qui avaient soutenu que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive. Mais prendre ainsi parti pour Poutine contre ses propres services de renseignements, quelle était la motivation de Trump ? Défendre bec et ongle sa victoire légitime et légale ou par amitié pour Poutine ?

 

 Quant à Vladimir Poutine, il a simplement demandé les preuves de son maraudage informatique, d’autant que le rapport des renseignements ne dit pas formellement que les urnes électroniques ont été attaquées pour changer les résultats.

 

Si quelque chose a pu influencer un brin dans cette élection, c’est la divulgation par wikileaks d’une certaine intelligence entre Hillary Clinton et les journalistes qui posaient les questions connues d’avance par la candidate, une sorte d’infraction de « délit d’initié » qui avait fait gagner celle-ci le vote populaire, mais pas celui des grands électeurs. Dans ce cas, il faudrait prouver que Poutine était de connivence avec Wikileaks. Dans ce cas, il y a vice de forme dans l’accusation contre Poutine, dirait même un « avocat-patate ». Il faudrait requalifier l’infraction de Poutine, d’autant que Wikileaks n’était pas de mèche (ou était-il de mèche ?) avec Poutine quand il faisait les déballages sur les écoutes téléphoniques de la NSA du monde entier.

Quoi qu’il en soit, il y a suspicion dans les brancards qui va embarrasser Trump dans les encolures, quand il sera en attelage avec Poutine. Il vient d’ailleurs de nommer un fonctionnaire déjà sous sanction russe pour se charger de veiller au grain dans ces attaques cybernétiques. Méfiance ou défiance de Trump vis-à-vis de Poutine, la question se pose désormais.

Si tel est le cas, l’idylle entre les deux hommes n’a duré que le temps d’une embellie passagère. Peut-être que les convergences économiques panseront le malaise.

Moise Sidibé