jeudi, 30 mars 2017, 02:42 GMT

Au cours des Assises du Journalisme et de l’Information de Tours, plusieurs sous-thèmes ont fait l’objet de débats et d’ateliers entre les professionnels de médias. Entre autres : ‘’De la déontologie et de l’information’’, ‘’Inventer les médias du futur’’, ‘’Brexit, Trump : les journalistes hors-sol ?’’, ‘’Francophonie : S’informer dans 10 ans en Afrique’’…

 

Le thème ‘’Francophonie : S’informer dans 10 ans en Afrique’’ a été animé par le journaliste français Jean Kouchner et débattu par Madiambal Diagne, président de l’Union francophone international venant du Sénégal, Haman Mana, Directeur de publication du journal camerounais Le Jour, Cécile Mégie, Directrice de la Radio France International (RFI), Sana Sbouai, journaliste et cofondatrice d’Inkyfada de Tunisie.

 

Chacun d’entre eux, est revenu sur la nécessité de s’adapter aux nouvelles technologies. A en croire M. Diagne Madiambal, propriétaire du journal sénégalais ‘’Le Quotidien’’, « cet atelier a été une tribune pour faire le diagnostic de la situation des médias. Une situation assez difficile, les médias africains sont dans une situation précaire du point de vue de l’environnement économique difficile et aussi l’absence de politique publique qui permet le développement des médias. Il  y a aussi un problème lié à la formation et aussi au cadre d’évolution des médias. Tout cela  a permis de préconiser des solutions. Je crois que ça été un débat riche et enrichissant pour tout le monde.  Nous avons pu explorer des perspectives qui de notre point de vue doivent constituer de remèdes pour rendre les médias plus viables ».

 

Revenant sur les avantages que présentent les sites numériques tels que la spontanéité, la fréquence de mise à jour pour le lecteur ou encore la possibilité de mettre à la fois, des images, sons et vidéos, M. Diagne a aussi invité les professionnels de médias à penser à s’accommoder à la dynamique d’évolution technologique. Surtout pour la presse écrite qui se meurt à petit feu sans grande vente.

«Quand la télévision apparaissait, les gens disaient que les radios allaient fermer. Quand les radios apparaissaient, on disait que les journaux, la presse écrite allait fermer. Et plus de 100 ans encore, la presse écrite est là. La presse écrite a encore de beaux jours devant elle. Il faudrait s’adapter vu le contexte technologique et économique mais il y aura toujours une presse écrite. Sous quelle forme, sous quel format ? Il appartient aux acteurs des médias d’accompagner cette dynamique d’évolution technologique pour que la presse écrite puisse continuer encore à exister et faire de beaux jours de l’information », a-t-il dit.

Des questions liées à la formation, au journalisme citoyen avec la prolifération des téléphones intelligents ou encore au modèle économique pour une meilleure autonomisation des médias ont été largement débattues au cours de ces échanges qui ont duré presque deux heures de temps ce vendredi, 17 mars 2017 dans la salle 1 du Centre international de congrès de Vinci.

 

Mame Diallo, Envoyée spéciale de Guinéenews à Tours, France.

Mame Diallo

Conakry, Guinée

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