jeudi, 30 mars 2017, 02:41 GMT

Une anomalie difficile à comprendre et à expliquer. Plus les Guinéens attendent et placent les espoirs en une chose, plus elle a la malchance de ne pas atteindre le but.

 

Si on prend le Syli National comme exemple, on ne sait combien de tubes de grande écoute ont été concoctés par les artistes comme Bambino Diabaté et autres pour ses louanges. La chanson la plus élaborée sur le Syli est, d’un avis, la compilation de 2008, au moment où la Guinée était à son apogée pour vaincre le signe indien marocain mais, elle s’est fait étrier en quart de finale pas la Côte d’Ivoire pourtant en proie au doute durant toute la première mi-temps. L’engouement populaire était au plus haut, la déception fut au plus bas. Les moyens mis dans cette expédition d’Accra ne sont pas encore égalés, comparativement aux coûts des époques. 

 

Quand les juniors s’étaient qualifiés pour la finale de leur catégorie aux Seychelles, les autorités n’en revenaient pas, ayant minimisé et mis le minimum de moyens dans cette compétition et que tout avait été fait pour attirer les foudres de la FIFA au moment le plus indu pour une suspension immédiate pour les priver de la Finale afin de ne pas avoir les primes à payer. Une cacophonie entre Pathé Diallo et Amadou Diouldé Diallo avait été entretenue comme une bataille de chats pour brouiller les pistes. Ainsi, il n’y avait pas eu paiement des primes et l’équipe n’a pas pu aller en phases finales du Mondial de leur catégorique. Moins de dépenses. 

 

Quinze ans après, une autre génération de nouveaux juniors que Mandjou et Gaucher ont concoctés et fait sortir de l’anonymat, a réussi l’exploit de se qualifier dans une poule dite de la mort en compagnie de la Zambie, de l’Egypte et du Mali. Pis encore ou mieux encore, cela dépend des positions puisqu’on doit dire que la qualification au Mondial de Corée du sud  n’est pas du goût des Finances et du Trésor qui n’ont pas prévu cet exploit ni une ligne de crédit à cet effet. Tout doit être réaménagé dans les dépenses déjà compressées au dernier cran. Cela s’appelle naviguer à vue.

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà les basketteurs guinéens qui ne sont jusqu’à présent arrivés à rien, donc laissés pour compte, ils arrivent cette fois à rosser et le Mali et le Sénégal. On n’a jamais entendu ça dans l’histoire du basket guinéen. Et pourtant, ces basketteurs étaient supposés allés en touristes pour ramasser des paniers de buts pour un rapide aller-retour, les voilà qui vont restés plus longtemps que prévu. Les Finances sont en branle-bas de combat et de serrage de ceinture. Ça va se savoir dans les dépenses du gouvernement.  

 

Conclusion, plus l’on s’en fait, plus l’on met les petits plats dans les grands pour une victoire sportive, plus elle est insaisissable, plus l’on fait l’indifférent, plus les surprises agréables mais contrariantes se succèdent.

Comment expliquer ces paradoxes ?   

Moise Sidibé