Passeport biométrique CEDEAO : « Il y a un travail de fond pour y arriver », estime l’Ambassadeur Alapini

14 novembre 2017 17:17:40
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Alors que sous d’autres cieux on parle d’uniformisation des passeports pour la sous-région ouest-africaine appelés Passeports Cedeao, la Guinée se plait toujours dans la confection des cartes d’identité dont l’acquisition relève d’un véritable parcours du combattant.

Une première situation sur laquelle la représentante de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) en Guinée a été interpellée récemment lors de la célébration du 42e anniversaire de la création de cette institution.

Selon Liliane Alapini, il y a des pays qui sont assez avancés sur ce point. Par contre, il y en a d’autres, comme la Guinée, qui ont encore des efforts à faire. Mais d’entrée, la représentante de la Cedeao a indiqué qu’il s’agit-là d’un problème quand même important et qu’il faille attaquer à la base. En ce sens que cela renvoie déjà aux états civils.

«Donc, il y a un travail de fond à faire à ce niveau pour arriver à ce passeport biométrique pour la sous-région. Donc, il y a des efforts à faire encore dans certains pays. Mais il y a des pays qui sont déjà très en avance. Et nous les félicitons », s’est réjouie Mme Alapini.

S’agissant de l’apport de son institution à la Guinée dans ce domaine, notre interlocutrice a indiqué que la CEDEAO a mis en place un comité qui travaille sur le dossier en étroite collaboration avec le gouvernement guinéen.

« Il y a un plan de travail qui a été élaboré. Et ce plan est en train d’être mis en exécution pour que l’objectif soit atteint très bientôt », a-t-elle confié.

En mai 1975, des chefs d’Etat ouest-africains se sont rassemblés pour signer le Traité de création d’une institution commune qu’est la Cedeao. Ce, dans l’objectif d’une intégration régionale et d’un développement des économies. Le Traité a été révisé plusieurs fois. En 2007, celui-ci a emmené à la définition d’une vision pour la Cedeao appelée Vision 2020. Cette vision qui veut faire de l’Afrique occidentale une région prospère et paisible où il n’y a plus de frontières pour les peuples. C’est-à-dire qu’on passe d’une Cedeao des pays à une Cedeao des peuples. Ceci, dans l’optique d’approfondir le processus d’intégration, de développer une coopération étroite de paix et de stabilité, de renforcer la politique d’intégration et d’accélérer le développement socioéconomique des pays membres.