Parlement: des véhicules caillassés, des expatriés attaqués et 6 millions GNF emportés par des élèves grognons

04 décembre 2017 19:19:08
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Depuis le 13 novembre dernier, les cours sont perturbés dans plusieurs localités du pays. En raison d’une grève déclenchée par des membres dissidents du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG.

Ce lundi 04 décembre alors que le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahim Kalil Konaté défendait son budget à l’Assemblée Nationale, des élèves étaient  massivement descendus dans les rues de la capitale pour dénoncer l’absence des enseignants dans les Etablissements scolaires.

De Kaloum jusqu’en haute banlieue de Conakry, l’ambiance était tendue.  Des incidents ont été enregistrés devant le parlement et deux véhicules endommagés et plusieurs biens emportés par les manifestants, a appris guinéenews.

Le député uninominal de Siguiri à échapper bel aux manifestants. Cependant le véhicule d’un de ses collègues a été endommagé. Sékou Savané, explique ce qu’il a vécu devant le parlement : «ce matin en venant à l’Assemblée, j’ai été attaqué à la rentrée du palais du peuple par les manifestants. J’ai failli perdre ma voiture. Il y a d’ailleurs un de nos collègues députés dont la voiture a été endommagée. Si je savais qu’il y a ces mouvements je n’allais pas sortir. Je dirai que c’est pour cela que beaucoup de députés ne sont pas venus aujourd’hui.»

Un investisseur français en séjour en Guinée a été lui aussi, pris à partie. Il est là dans le cadre de la construction des logements sociaux. Les manifestants ont caillassé son véhicule avant de le soutirer une somme de 6 millions de franc guinéens, selon honorable Sekoun Camara.

« Un investisseur français qui est arrivé en Guinée et qui a bénéficié d’une voiture  du gouvernement… Malheureusement, ce dernier a été caillassé complètement juste devant le palais du peuple. Les gens ont vu leur sac retiré avec tout le contenu dont les cartes de crédit et des passeports. Il a fallu qu’ils donnent tous l’argent qu’ils avaient sur eux, près de six millions de francs guinéens pour récupérer leurs cartes de crédit et leurs passeports », témoigne le député.

Concernant cette grève, le ministre Ibrahima Kalil Konaté n’a pas voulu aller en profondeur, il a continué de dénoncer le caractère illégal de ce mouvement.