OMVS : comment sortir de l’entre statique et dynamique pour un vrai départ ?

18 mai 2017 15:15:40
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Depuis le premier coup de frein de l’OERS occasionné par le putsch de Moussa Traoré contre Modibo Kéita, en 1969 ou 1970, qu’on n’en sait plus, Sékou Touré avait dit que le Mali est exclu de l’OERS.

En 1971, la purge qui a suivi l’agression du 22 novembre avait jeté un coup de froid sur les relations entre le Sénégal et la Guinée, un autre coup de frein. En 1972, Senghor était venu à Conakry et au Stade du 28 septembre, devant témoin oculaire, il avait dit : «nous sommes des voisins, si nous nous querellons, nous sommes appelés à nous réconcilier », et quand Moctar Ouldada a été renversé en Mauritanie…, les historiens, le vrais, en diront plus.

L’Organisation de Etats Riverains du Sénégal a changé de nom de baptême, c’est maintenant l’Organisation de la Mise en Valeur du Sénégal. On remarquera que la marche de ce machin est chaotique. En plus de 40 ans, il n’y a eu que 17 rencontres au sommet. Toutes les gouvernances des quatre pays n’ont eu que des intentions, pas d’actions probantes. La stabilité politique en est pour quelque chose. 

Il a fallu l’arrivée de Alpha Condé, un homme à stature plus internationale que nationale, n’en déplaise à d’autres, pour relancer l’organisation dans une relative stabilité politique  des les quatre pays. On dit bien « relative stabilité politique », sans laquelle, tout risque d’aller de nouveau à vau-l’eau. Evidemment beaucoup, comme Alexandra ou Cassandra ou Cassandre n’ont pas écouté Alpha, IBK, Macky et Abdel Aziz, qui connaissent l’histoire universelle et la mythologie, le savent parfaitement. Encore une fois de reconnaître les bienfaits de François Hollande, et on n’a pas fini de tout dire…

L’intention des jeunes avec la permission le lecteur érudit, Cassandra était une prophétesse qui avait le don de prédire le futur, mais la malédiction sur elle avait été de ne jamais être écoutée, même par ses propres et même quand elle prédit la vérité. Cassandra avait prédit que la mort était dans le « Cheval de bois » que les Troyens avaient pris pour un trophée de guerre….

Comment aurait-on imaginé la relance de l’OMVS possible, sans une relative stabilité politique dans les quatre Etats, qui ne sont que dans une métastabilité ? 

La dynamique voulue pour l’OMVS  ne doit pas éluder les problèmes internes et chacun des quatre chefs d’Etat présents à Conakry ne dira le contraire. S’ils ont dépassé les méfiances inter-Etats, il reste, cependant, les problèmes internes, les vraies entraves qui ont toujours empêché la marche effective des projets d’avenir sur le continent. L’OMVS pourrait être l’exemple d’intégration ou c’est une autre gageure ? Comment sortir de l’entre statique et dynamique et ne pas prendre le vœu pour la réalité ? 

La question reste posée !

Moïse Sidibé

 

 

 

 

  • CONDẺ ABOU

    Je ne sais pas comment notre ami Mr. Moise Sidibé, complique parfois les problèmes. Même en dehors de l’OMVS, tous nos voisins que vous venez de citer se moqueront pendant longtemps de la Guinée, à cause de nos résultats incroyablement inexplicables. Pourquoi ?

    Parce que personne ne peut comprendre que la Guinée puisse disposer de tant de ressources et de dotations factorielles, et qu’elle ne soit pas du tout capable de servir d’exemple encore moins de locomotive pour le progrès economique de la Sous région.

    Les exemples économiques, Cher Moise, personne ne pourrait les compter pour montrer à quel point du fait de son manque d’organisation, la Guinée restera pendant longtemps la dernière de la classe en Afrique de l’Ouest, parce qu’elle rate toutes les occasions historiques, y compris au niveau de l’intégration économique Sous régionale.

    Regardez de façon tres objective sur tous les plans depuis l’environnement interne des affaires jusqu’au pouvoir d’achat des citoyens, l’accès aux biens et services, aux soins de santé, etc… Au lieu de s’occuper de ce qui nous sert tous en commun, les plus malins d’entre nous, veulent tout pour eux et rien que pour eux.

    Comment voulez-vous que ce pays fonctionne et rattrape aisément les plus évolués du continent ? Ce ne sera pas du tout facile dans le scénario actuel que suit la politique économqiue et sociale de l’Etat.

    Un seul exemple. L’agenda du Sénégal aussi bien à l’OMVG qu’à l’OMVS, qui ne le connait pas ? Peut-on en vouloir au Sénégal de se battre pour défendre ses intérèts stratégiques ? Non.

    Suivez un peu les découvertes extraordinaires de pétrole et de gaz du Sénégal, classé aujourd’hui comme le très probable 7ème producteur mondial de gaz à partir de 2021 !

    La Guinée propose actuellement le développement d’un projet comme celui du Koukoutamba et bien avant c’était le projet Kaleta dans le cadre du fleuve Gambie. Si le Président Alpha Condé n’avait pas choisi l’audace, Kaléta n’aurait jamais vu le jour dans le cadre de lOMVG.

    Dans le cadre de l’OMVS, personnellement, je vous redis que je n’attends strictement rien de cette Organisation dont la matrice, l’OERS, a pourtant, vu le jour chez nous à Labé en Mars 1968.

    Conclusion et Question:
    De la Guinée et des 3 autres pays membres de l’OMVS, qui a plus de graves problèmes structurels, de contraintes de progrès économique et de développement accéléré ?

    Meme si vous y intégrez le Mali dans ce decompte, un pays pourtant en guerre, c’est la Guinée, rien qu’à voir les principaux indicateurs nationaux de croissance économique, et les composantes de la balance des paiements de chacun des pays, c’est la Guinee dis-je, qui fait beaucoup moins de résultats.

    Notre politique économique et budgétaire et le système de contrôle des finances publiques, sont strictement mauvais et inefficaces. La gouvernance publique et le fonctionnement de notre Administration publique, la gestion du secteur privé, sont des facteurs qui plombent le progrès du pays.

    Quand on en parle, afin d’en appeler la haute attention des autorités, certains esprits pensent tout simplement, que nous voulons du mal du régime, alors qu’il n’en est rien du tout.

    Il faudrait souhaiter que le Président de la République et son Gouvernement comprennent que l’intérêt de la Nation passe par la recherche d’une stratégie beaucoup plus vertueuse et qui crée de la richesse, et des emplois dans la stabilité politique du pays.

    Laissez s’enfoncer le pays dans la pauvreté absolue, et le development des inégalités et de l’impunité, ou compter trop sur les autres pays, ne règleront absolument rien du tout, ni sur la plan économique ni sur le plan social pour la Guinée.