dimanche, 26 mars 2017, 05:27 GMT

La forte pluie qui s’est abattue dans la nuit du jeudi 16 février 2017 sur la ville de N’zérékoré a laissé des traces dans plusieurs quartiers notamment à Nakoyakpala et Gbanhana où la rédaction locale de Guinéenews a constaté que des toitures de plusieurs maisons ont été emportées par le vent.

 

C’est le cas notamment à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) où des enseignants et leurs familles ont passé la nuit sous la pluie.

 

« Hier (jeudi) dans les environs de 15 heures, nous sommes allés dans notre plantation pour transplanter des choux et des salades. Nous sommes restés à travailler jusqu’à 18 heures. Vers 19 heures, nous avons constaté qu’il y a de la flotte et nous nous sommes précipités pour quitter sur les lieux. Puisque la plantation se trouve dans la même cour, je suis venu m’enfermer dans la maison avec mon ami. Entre temps, c’est le cri de la secrétaire que j’entends en m’appelant. J’ai demandé à mon enfant d’ouvrir mais il n’a pas pu. Lui aussi il me dit qu’il y a de l’eau qui entre dans sa chambre, nous sommes allés pour faire sortir ses objets. Après je me suis dis d’aller voir madame qui m’appelait mais je n’ai pas pu. J’ai forcé la porte mais impossible. C’est maintenant que j’ai trouvé que la toiture est complètement enlevée. Tout le monde est sortie et nous sommes venus voir le directeur, certains se sont couchés chez le directeur des études et d’autres dans la salle polyvalente. Les autres familles qui habitaient dans l’autre bâtiment étaient également avec nous », a expliqué Kandas Oularé, enseignant dans la dite école.

 

Selon lui, se sont au total deux bâtiments de quatre compartiments chacun et la maison du directeur des études, qui ont été touchés par le vent.

 

Informées de la situation, les autorités régionales, préfectorales et communales se sont rendues sur les lieux pour constater les faits. Après avoir regretté ce malheur, les autorités ont demandé au directeur de l’ENI de fournir un rapport circonstanciel.

 

« Nous demandons au gouvernement, aux ONG et bonnes volontés de nous venir en aide pour reconstruire ces bâtiments qui datent du temps colonial », dira Kandas Oularé, enseignant.

 

Il faut par ailleurs ajouter que cette pluie accompagnée de vent violent qui s’est poursuivit ce vendredi a aussi laissé des traces dans certains endroits comme Nyen où des kiosques et ateliers ont été endommagés.

Facely Konaté

Correspondant à N'zérékoré, Guinée Forestière.

Facely Konaté