Naité- Bantama ou le duo de choc pour remobiliser la jeunesse au service des sports et de la culture

05 octobre 2017 5:05:32
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Le ministre de la jeunesse, Moustapha Naité et son homologue des sports, de la culture et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, ont décidé d’unir leurs forces pour faire avancer les sports et la culture au service exclusif de la jeunesse. Pas étonnant pour deux chefs de départements, qui ont trois choses en commun. D’abord, ils sont jeunes ministres. Ensuite, ils sont parmi les fidèles du chef. Enfin, ils sont engagés à accompagner le président Alpha Condé dans sa mission.

C’est pourquoi, pour matérialiser leur rêve, ils ont signé, ce mercredi, trois arrêtés conjoints. Il s’agit de celui portant attribution et organisation de l’Inspection Régionale de la jeunesse, des sports, de la culture, puis de celui portant attribution de la Direction préfectorale de la jeunesse, des sports, de la culture et du patrimoine historique et enfin de celui fixant les statuts des maisons de jeunes et de la culture.

Présent à la cérémonie, le ministre Sanoussy Bantama Sow a parlé d’un « grand jour ».

« Aujourd’hui, c’est un grand jour, c’est la réalisation d’un rêve. Je tiens à dire merci au ministère Naité. Il a montré de la grandeur. Nous signons un mariage aujourd’hui. Depuis 2011, le président Alpha Condé avait souhaité que la jeunesse, la culture et les sports aillent ensemble. Mais nous ne l’avions pas réussi. A l’époque, il y avait trois ministères. A ma nomination, à la passation de service, j’ai dit que j’ai hérité d’un bâtiment sans soubassement. Les gens se sont regardés. Je pense que j’ai été mal compris. Mais ayons le courage de le dire. Nous avons une maison sans soubassement. Pourtant, le soubassement, ce sont les structures déconcentrées à la base. Depuis des années, nous n’avons pas des Directeurs préfectoraux de la jeunesse (DPJ). Certains ont abandonné. D’autres sont morts. A la culture, ça n’existe même pas. Alors, comment un ministère peut-il fonctionner sans des représentants à la base », s’est-il interrogé sous les ovations.

Aujourd’hui, poursuit-il, le DPJ est devenu le porteur du sac du préfet. « S’il est correct, il devient son petit. Mieux, on ne peut comparer le DPJ au DPE ou au DPS. Le DPJ n’existe pas faute de moyens. C’est pourquoi, dès ma nomination, j’ai appelé le ministre Naité pour lui dire de remobiliser la jeunesse. Je suis sûr que le président Alpha Cond sera content. Nous allons créer les conditions. Mais je lance un appel à nos cadres : évitez de rentrer entre nous. Nous sommes dans le même bateau, c’est celui du président de la république. Le ministre Naité et le ministre Bantama sont décidés d’aller ensemble pour être à la hauteur de la confiance présidentielle. Et il y aura un directeur chargé de la jeunesse, un chargé de la culture, un chargé des sports. Au niveau de l’inspection régionale, ce sera idem ».

En réponse, le ministre de la jeunesse, Moustapha Naité, a tenu un discours rassurant.

« C’est un honneur, un plaisir d’échanger avec vous pour prendre ensemble des décisions. Mais quand le ministre Bantama m’a appelé pour me demander de travailler ensemble, de remobiliser la jeunesse, cela passant par des actes forts, j’ai été agréablement surpris, remarquablement surpris. Je dois lui rendre cet hommage. Merci pour cette prise de conscience et merci pour tous les efforts fournis pour rendre à cette jeunesse ce dont elle a besoin. Mais je dis que rien n’est possible sans une organisation. On peut avoir les bonnes approches, les meilleures stratégies, mais sans une bonne organisation à la base, on n’ira nulle part », a-t-il enchaîné.

S’adressant aux cadres des deux départements, le ministre Naité a appelé à l’esprit de collaboration. « Au plus bas de l’échelle, les représentants que vous êtes, chacun à son niveau est ministre de la jeunesse, et ministre des sports et de la culture. Donc, l’Etat doit être présent partout. J’ai discuté avec mon cabinet concernant ces trois arrêtés, tout le monde est d’accord. Surtout avec la maison mère que nous allons construire. Il ne peut pas être dénommé palais de la culture mais plutôt le palais de la jeunesse et de la culture parce que partout, il y a la jeunesse, il y a la culture. Je sais que le président de la république sera fier en voyant cette signature. Il est vrai que c’est la signature entre deux ministres mais celle entre deux départements », a-t-il conclu.