Mondial 2018 : après l’humiliation, Lappé Bangoura pas prêt à jeter l’éponge

08 octobre 2017 12:12:21
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En match comptant pour la cinquième et avant-dernière journée des éliminatoires du Mondial 2018, la Tunisie a crucifié la Guinée (4-1), ce samedi, dans un stade de Conakry mi- rempli. Pourtant, les fans voulaient la victoire, si petite soit-elle, pour se réconcilier avec leur équipe. Mais c’était mal connaître la détermination des Tunisiens.

Pour beaucoup de supporteurs, ce n’est pas l’élimination, qui a fait mettre le feu aux poudres. Mais plutôt la manière par laquelle le Syli a coulé devant son public. Il ouvre le score, se fait rattraper avant la mi-temps et coule au retour des vestiaires. Une humiliation totale. Jamais, le Syli n’avait encaissé un score aussi lourd à domicile ces dernières années.

Plus grave, c’est surtout quand le capitaine Naby Keita a été expulsé. C’était comme une malédiction. Aussitôt, les supporteurs, en colère, ont lancé des bidons d’eau sur la pelouse. Certains ont hué « Lappé zéro ». Difficilement, les joueurs ont pu rejoindre les vestiaires. Ils ont été escortés.

En conférence de presse, le coach du Syli, Lappé Bangoura, pense qu’il ne va pas rendre le tablier à cause de la raclée de la Tunisie (1-4). Pour cause, avant lui, l’Allemagne avait infligé une correction historique au Brésil (7- 1) à Belo Horizonte, lors du Mondial 2014. Pour autant, l’entraîneur brésilien d’alors n’avait pas démissionné.

Sauf que, ce que Lappé Bangoura ignore ou feint d’ignorer, c’est que le Brésil avait été corrigé  par l’Allemagne en demi-finale de la Coupe du monde 2014, alors que le Syli, lui, déjà éliminé, jouait pour l’honneur mais s’est fait racler en pleine campagne des éliminatoires. La différence est là.

Pour Lappé Bangoura, il n’est pas tellement responsable de ce résultat pour quatre raisons. Premièrement, l’équipe est en pleine reconstruction. Ensuite, il n’a pas hérité de la meilleure équipe possible. Troisièmement, la Guinée n’a pas un grand gardien dans les buts. Enfin, le Syli n’a pas de grands joueurs à l’image des autres nations. Conséquence, il est obligé d’utiliser le groupe qu’il a sous la main.

C’est dur à entendre mais il peut avoir raison en partie.