jeudi, 30 mars 2017, 02:43 GMT

Pour célébrer le mois de la femme, l’APAC (Association des Professionnelles Africaines de la Communication) a organisé ce samedi 18 mars une rencontre d’échanges entre les femmes journalistes afin de déceler les problèmes qui freinent leur épanouissement et faire des recommandations pour une meilleure promotion au sein des entreprises de presse.

 

En organisant ce forum, l’APAC a voulu sortir des conférences trop classiques, trop protocolaires afin de permettre aux femmes de se libérer, a précisé Asmaou Barry, la présidente de l’APAC-Guinée.

 

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La rencontre a débutée par la projection de quelques images des femmes « exceptionnelles » rencontrées par l’équipe des reporters de l’APAC. Ensuite, un panel a été ouvert entre des femmes journalistes de générations différentes. Hadja Saran Touré, une des panelistes qui a contribué à la création de l’APAC-Guinée, a conseillé aux jeunes dames journalistes d’accepter de renforcer leur formation. « Il faudrait qu’on se donne plus de temps pour se former, pour se perfectionner. Aujourd’hui, grâce aux TIC, on peut faire une formation à distance pendant même nos congés de maternité. Cela nous permettra d’avancer et de se hisser très haut. Les femmes doivent aussi accepter de travailler ardemment. Il Faudrait également qu’elles aient l’audace de montrer de quoi elles sont capables » recommande t-elle.

 

Parlant du mois de la femme, Mme Touré a souligné que la fête de la femme est célébré tous les jours « parce que le combat que les femmes mènent, c’est un combat de tous les jours. Le combat pour l’habilitation, la reconnaissance de nos droits les plus élémentaires mais la reconnaissance aussi à l’équité, à l’égalité » fait-elle remarquer.

 

Abondant dans le même sens, Hawa Camille Camara, ancienne présidente de l’APAC, a de son coté suggéré aux femmes journalistes de maitriser la langue de travail qu’est le français et surtout de renforcer leur capacité en matière de journalisme pour pouvoir se faire de la place dans cette profession. Un autre handicap qui freine selon elle, l’évolution de la femme dans la pratique du journalisme est le manque de solidarité.

 

« Je demanderais aux jeunes filles journalistes d’être solidaire et d’avoir un esprit associatif car unies, nous sommes plus fortes» débute Mme Camara. Elle a en outre déploré le mode vestimentaire de certaines femmes journalistes. « Quand je vois aujourd’hui des filles qui viennent dans les rédactions avec des tenues de boites de nuit, avec une poitrine dégagée et des tignaces, je suis sidérée. Le journalisme est un métier sérieux, noble, donc les filles doivent s’habiller de manière décente. Il ne faudrait pas que le confrère voit devant lui, le gibier à attaquer mais plutôt une consœur responsable » ajoute Hawa Camille Camara.

 

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La rencontre a été aussi marquée par des débats au terme des quels, des recommandations ont été faites pour une meilleure promotion des femmes en générale, et des professionnelles de la communication en particulier. Des recommandations que l’APAC compte mettre en œuvre. « Il faut qu’au sein des médias, on prenne en compte la notion genre. Il faudrait aussi qu’au sein des médias, on crée des espaces dédiés aux femmes. Il est aussi important de libérer la parole  pour les femmes parce que dans les médias, nous avons remarqué que ce sont les hommes qui s’expriment de plus. Il faudrait également que les médias acceptent de faire la promotion des rôles modèles c'est-à-dire des femmes qui ont eu un parcours exceptionnel afin d’inciter les autres filles de faire pareil. Et au sein de l’APAC, nous allons nous atteler à cela, même s’il faut faire des portes à portes » promet Asmaou Barry.

 

Pour elle, ce forum a été une réussite dans la mesure où les femmes chacune de son coté a pu donner son point de vue pour la promotion de la femme.

 

Il faut rappeler qu’APAC-Guinée a été crée en 1980 et s’est fixée comme objectif de travailler sur l’image positive de la femme au sein des médias.

Nassiou Sow

Nassiou Sow