Mis à l’écart dans les négociations d’indemnisation: le GOHA dénonce et bande ses muscles

09 août 2017 19:19:41
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Les commerçants sont souvent victimes de pillages lors des manifestations de rue organisées par l’opposition en Guinée. Pour les manifestations de 2013, ils sont 442 commerçants à avoir subi les pillages des violences. Selon le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA), leurs pertes sont estimées à  plus de 50 milliards de francs guinéens. Pourtant, le collectif des victimes de pillages serait exclu des négociations engagées dans le cadre de l’application des Accords politiques. Une décision qui n’est pas du goût de Chérif Mohamed Abdallah, le président dudit collectif.

«Si dans les Accords politiques du 12 octobre 2016, certains organes sont représentés dans les négociations alors que le GOHA qui a fait tout le travail sur le terrain est mis de coté, je me demande comment il y aura une transparence. Parce que c’est le GOHA qui a fait non seulement le recensement, c’est lui qui défend également les commerçants sur toute l’étendue du territoire national. Donc, si le collectif des victimes est exclu dans le processus, je ne sais pas comment il y aura un travail sérieux dans ce cadre », a fustigé le président du GOHA.

«Si le collectif des commerçants victimes de pillages nous invite à une marche pour réclamer justice, je serais avec eux. Je pense aussi que tous les membres de l’association vont les accompagner », a prévenu Mohamed Chérif Abdallah avant de dénoncer le fait que les commerçants ne sont pas respectés en Guinée.

«Il faut absolument qu’on respecte les commerçants dans ce pays. Car, se sont eux qui payent les taxes pour remplir les caisses de l’Etat. En effet, ce sont les opérateurs économiques qui font vivre l’Etat», a-t-il fait savoir avant d’appeler aux commerçants à unir leurs forces  afin de mettre un terme à l’injustice dont ils victimes.

«Dès qu’il y a un mouvement politique, on s’attaque aux biens des opérateurs économiques. On n’acceptera plus cela. C’est pourquoi on  demande à tous les commerçants d’être prêts.  Si l’un d’entre nous est touché, que tout le monde considère que c’est l’ensemble des commerçants qui est touché. Et la réaction doit être spontanée», a mis en garde le président du GOHA.