Meutre du journaliste Koula Diallo, les points non appliqués de l’Accord: les précisions d’un député de l’UFDG

21 octobre 2017 19:19:59
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La mise en œuvre de l’Accord politique de 2016 et l’assassinat du journaliste Mamadou Koula Diallo aux abords du siège de l’UFDG dans la capitale guinéenne sont au centre de tous les débats politiques partout dans la ville de Faranah.

C’est pourquoi au sortir d’un débat public ayant porté sur le dialogue politique inter guinéen, récemment organisé à Faranah par Search For Common Ground avec la collaboration de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Guinée, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, par ailleurs membre du comité de suivi de l’accord politique,  est revenu au micro de Guinéenews sur certains points dudit Accord qui n’ont eu aucun début de mise en œuvre ainsi que sur la position de l’UFDG dans le procès du journaliste Koula Diallo.

S’agissant de l’Accord politique, l’honorable Mamadou Céllou Baldé a reconnu des avancées dans l’application de cet accord mais aussi a mentionné quelques points qui ne sont pas encore respectés. Parmi ces derniers, il a cité la révision de la Loi L 016 portant organisation et fonctionnement de la CENI; l’indemnisation des victimes des manifestations et violences politiques ; l’identification, la poursuite des auteurs et commanditaires des assassinats politiques…

Voilà des points n’ont moins importants de l’accord politique qui, jusqu’à présent n’ont pas connu un début de mise en œuvre, a-t-il précisé.

Abordant le sujet sur l’assassinat du journaliste Mamadou Koula Diallo, le député de l’UFDG déclare: «nous collaborons très bien avec la justice pour que ce dossier soit élucidé. C’est dans l’intérêt même de l’UFDG que la vérité et toute la vérité soit connue sur les circonstances dans lesquelles le journaliste Mamadou Khoula Diallo, qui couvrait habituellement et toujours nos assemblées générales et nos réunions, a été assassiné. Mais, faudrait-il que le procès soit un procès politique judiciaire. Poursuivant, il ajoute : Il ne faudrait pas que cela soit un procès politique, un procès pour déstabiliser l’UFDG. Mais, le parti est suffisamment mur pour affronter cette épreuve et faire en sorte que la vérité jaillisse par rapport à ce crime. Ce n’est pas à l’UFDG d’accélérer, c’est à la justice guinéenne d’accélérer la procédure. Mais à chaque fois que nous sommes sollicités pour que la procédure puisse avancer, nous répondons présents. C’est ce que l’UFDG peut faire », a-t-il enfin expliqué.