Marche avortée du mouvement jeune président 2020 : Les organisateurs fustigent et crient à l’injustice

17 juillet 2017 15:15:31
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La marche pacifique projetée par le mouvement jeune président 2020 ce lundi 17 juillet 2017 n’a finalement pas eu lieu. Cette manifestation qui vise à dénoncer la mal gouvernance, un éventuel troisième mandat à Alpha Condé et l’injustice devait partir du rond point de la Tanerie jusqu’au palais Sékoutérah. Cependant les manifestants se sont heurtés à un fort dispositif sécuritaire et ont été dispersés par les forces de l’ordre constate sur place Guinéenews©

« Ça fait plus de deux semaines qu’on a pris la décision d’organiser une marche pacifique pour montrer à l’opinion nationale et internationale que nous ne sommes pas d’accord des pratiques négatives qui se passent actuellement dans notre pays. Alors ce matin, nous nous sommes rassemblés à Cosa ; arrivés au rond point de la Tanerie, on a trouvé une dizaine de pickup de gendarmes et de policiers qui nous attendaient. C’est ainsi qu’ils nous ont arrêtés tous de force avant de relâcher certains d’entre nous. Mais ils ont embarqué Elie Kamano et d’autres membres du mouvement et les amener je ne sais où », relate Oumar Sylla président du mouvement jeune président 2020.

« La marche n’est pas autorisée mais c’est un droit pour tous citoyens d’exprimer pacifiquement sa colère s’il sent qu’il est opprimé » estime Oumar Sylla avant de préciser qu’ils n’ont pas besoin d’autorisation pour sortir.

« La marche est un droit constitutionnel. Quand un citoyen se sent opprimé dans ses droits, tout ce qu’il peut faire c’est faire une marche pacifique pour montrer son mécontentement et on n’a pas besoin d’autorisation pour ça », lance le président du mouvement.

Visiblement contre la démarche d’Elie Kamano et de son groupe, des jeunes du quartier de Matoto ne cachent pas leur colère. « S’ils veulent manifester, ils doivent passer demander l’autorisation. En ce moment, il revient maintenant à l’autorité de prendre toutes les dispositions sécuritaires pour que la manifestation se passe dans les bonnes conditions. Mais ils ne peuvent pas se lever pour dire qu’ils ne passent par aucune autorité pour venir semer la pagaille ici alors que nos mamans et nos frères sont là au bord de la route pour chercher leur pain », fustige Robert Faya Kourouma habitant de Matoto.

Manifestants et contre manifestants ont failli venir aux mains. Quand nous quittions le rond point de la Tanerie, le calme était revenu et les gens commençaient à se disperser. Seules les forces de l’ordre étaient massivement postées sur place.