Mali : la logique de la méthode Coué du chaos ou de la solution d’IBK

18 juin 2017 14:14:39
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Autosuggestion ou négation de la réalité ambiante, on peut entendre la méthode Coué d’IBK dans les deux sens.

Le Mali est assailli de long en large et en travers, en dépit de la présence massive des forces d’interposition française et de la MINUSMA. Au lieu de chercher à rassembler les forces centripètes, les politiques multiplient les forces centrifuges. La situation est trouble et elle peut profiter à tout le monde. IBK ne s’en prive point.

Pour lui, pour faire face aux séparatistes de l’ASAWAD et aux terroristes du nord, il a besoin d’avoir les coudées longues et franches à l’intérieur, quitte à monopoliser tous les pouvoirs politiques dans une seule main… Motivation : comme beaucoup de ses amis, il pense que son opposition est noyautée et minée par les séparatistes, eux-mêmes, minés par les djihadistes.

Il ferme les yeux sur tout, se déconnecte de la réalité et fonce dans le tas, comme l’a fait François Fillon pendant les élections en France. A propos, si on n’avait pas compris l’entêtement de Fillon, avec le recul, on lui présente toutes nos excuses, la quasi-totalité des hommes politiques français de tous bords ayant le doigt dans la confiture, pour peu qu’elle soit à leur portée. François Bayrou, le nouveau ministre de la Justice française est plus mordicus, plus teigneux et plus jusqu’au-boutiste encore. Pourtant, la « moralisation de la vie publique et politique » était le leitmotiv de campagne d’Emmanuel Macron. Son Premier ministre avait averti que personne n’est au-dessus la loi, le bluff s’est dégonflé.

La démocratie en période de guerre a ses limites comme la liberté de la presse dans la lutte contre le terrorisme international. Les règles du jeu démocratiques sont en train de changer au gré de l’humeur des maîtres, tant pis pour les demeurés qui voudront suivre rigidement les choses qui changent de direction. IBK, aux yeux de ce qu’on appelle « la Communauté internationale » est en train de tenter de faire des attouchements à la constitution. Personne ne pipe, mais les Maliens ne voient pas tous les pouvoirs dans les seules mains d’IBK d’un bon œil pour mille et une raisons. Son excès de goût pour le luxe et la concussion trop tolérée de sa gouvernance exaspèrent. Si dans de telles circonstances, il a tout le pouvoir de rester autant qu’il veut au pouvoir, ce ne sont pas eux. Trop c’est trop. Ils sont sortis en masse pour contester cette modification.

Deux camps nettement divisés sont en vue chez les populations victimes au même titre des séparatistes et des djihadistes : partisans et opposants à ce référendum semblent déterminés à en  découdre. L’exemple du Burkina a servi de leçon aux uns et aux autres. Les partisans d’IBK croient savoir comment éviter la chute, les opposants croient savoir comment provoquer sa chute.

Dans la mêlée, les choses se simplifieront pour les séparatistes du nord et pour les djihadistes. A quelques jours de la date d’expiration de la MINUSMA dans une situation d’austérité prônée par Donald Trump, que se passerait-il si le mandat revenait avec des moyens réduits ? On sait que Emmanuel Macron avait dit que la France restera le temps nécessaire au Mali pour prendre des coups et les rendre après-coup ?

Quel Malien a chanté : «démocratie, tu n’as pas ta place dans mon pays » ?

Dans la méthode Coué d’IBK qui est différente de l’effet Pygmalion et de l’auto-motivation, doit-on s’attendre à la solution ou au chaos ?

La question reste posée !

Moïse Sidibé

 

  • CONDÉ ABOU

    Attention, Cher Monsieur Moise Sidibé, le sujet est beaucoup plus compliqué que ce que vous venez de présenter. Le fond du problème c’est la question fondamentale du Fédéralisme qui est cachée au nom de la décentralisation, mais qui se profile au Mali que l’on veuille ou pas pour sortir de la guerre. Est-ce que les Maliens sont prêts à l’accepter après les Accords d’Alger, je n’en suis pas sûr.

    C’est pourquoi tous les moyens sont bons pour l’Opposition et pour la Société Civile pour combattre le projet actuel du Président Ibrahima Boubacar Keita (IBK).

    Et c’est pourquoi également, les autres considérations politiques relatives à la volonté suspecte d’un hyper présidentialisme de la part d’IBK, sont nettement beaucoup moins importantes, par rapport aux grands enjeux qui préoccupent la Communauté internationale, puisque c’est elle qui est en train de porter à bout de bras le Mali dans sa guerre contre le terrorisme international au Centre et au Nord du Mali.

    Au début, moi aussi j’avais eu la même réaction que vous, en soupçonnant le Président IBK de se doter tout simplement de pouvoirs exorbitants en prélude aux élections présidentielles de 2018.

    Mais en analysant de façon approfondie le sujet, vous comprendrez que le Président IBK est dos au mur entre 2 choses, et malheureusement le Mali n’a pas du tout, les moyens de gagner la guerre actuelle contre le terrorisme international sans l’engagement de la communauté internationale qui l’a poussé à aller aux Accords d’Alger:

    (1) la lettre et l’esprit des Accords d’Alger de 2015 sans l’application desquels tout le processus négocié devant la Communauté internationale s’ecroulerait d’une part et le Mali retournerait dans ce cas, à la case départ, et de l’autre,

    (2)une certaine volonté de mettre de son côté, quelques atouts politiques dans la perspective de la bataille électorale pour les présidentielles de 2018 tout en corrigeant beaucoup d’insuffisances de la Constitution de 2012, adoptée dans le contexte du soulèvement populaire de Mars 1991 et qui a fait tomber le régime du Général Moussa Traoré. Ce qui est de bonne guerre pour lui et pas du tout étonnant !

    Je crois qu’en réalité le Mali se dirige vers le Fédéralisme, même si la formule est très voilée par les Accords d’Alger qui ont été arrachés dans des conditions extrèmement dures. Vous verrez très bien que la Communauté internationale, en premier lieu la France et l’Algérie, soutiendront implicitement le Président Ibrahim Boubacar Keita. C’est mon avis.
    Est-ce que le Président IBK peut reculer après les Accords d’Alger ? Je n’y crois pas, parce que ce serait un suicide politique pour lui et pour son régime.

    J’ai lu le résumé du débat politique actuel au Mali, avec les investigations d’un Journaliste Malien, Djibi Samaké qui connait très bien la nature des problèmes de son pays, sans pour autant qu’il ne se prononce pour ou contre le projet de référendum Constitutionnel que le Président IBK propose le 9 Juillet 2017, à ses compatriotes.

    De toutes les façons, il appartient aux Maliens de décider de l’issue du bras de fer actuel avec IBK, dans le contexte actuel d’une guerre qui va coûter très cher à tout le monde, au Mali et à la Communauté internationale en particulier.

    À la lecture de ces points ici expliqués chacun peut porter son propre jugement, et les Maliens peuvent librement décider s’ils doivent voter le ‘‘Oui’’ ou le ‘‘Non’’ le 9 Juillet prochain. Il s’agit des principaux changements apportés à la Constitution Malienne et que Monsieur Djibi Samaké du Journal La Sirène résume en 11 points comme suit:

    (1)Le préambule du projet de Constitution
    Si dans le préambule de la Constitution du 25 février 1992, le Peuple réaffirme tout simplement ‘‘sa détermination à maintenir et à consolider l’unité nationale’’, dans le projet de texte de la nouvelle constitution, il (le Peuple Malien) proclame ‘‘le principe intangible de l’intégrité du territoire national et la souveraineté nationale’’.

    Ce qui constitue un grand pas vers l’indivisibilité du pays et renforce davantage l’intégrité territoriale face aux esprits séparatistes. Surtout quand on prescrit dans le même préambule : ‘‘Le Mali est une République indépendante, souveraine, indivisible, démocratique, laïque et sociale.’’ Des précisions qui manquent à la constitution du 25 Février 1992.

    (2)Du Président de la Cour Constitutionnelle

    Avec la nouvelle constitution du 9 juillet 2017 (si le ‘‘Oui’’ passe), c’est désormais le Président de la République qui désigne le Président de la Cour constitutionnelle composée de neuf personnes. Selon le projet de révision constitutionnelle, trois membres de cette institution seront désignés par le Président de la République, deux par l’Assemblée nationale, deux par le Sénat et deux autres par le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM).

    Dans l’opinion publique, l’on dit que cette décision fait du Président de la République un Roi puisque, dit-on, elle compromet l’indépendance de la cour et remet en cause la séparation de l’exécutif du judicaire. Juste ‘‘un grand recul démocratique’’, murmure-t-on.

    Avec la constitution du 25 février 1992, le Président de la Cour Constitutionnelle est élu par ses pairs. Et, dans le projet de constitution, le Président de la République prête serment devant la Cour Constitutionnelle au lieu de la Cour Suprême.

    (3)Il y aura 7 Institutions Republicaines au lieu de 8

    D’autres ont été supprimées, tandis que d’autres ont juste changé d’appellation, le Mali comptera 7 institutions si le ‘‘Oui’’ passe le 9 juillet prochain. Parlant de ces 7 institutions, il s’agit : Le Président de la République, le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Sénat, la Cour Suprême, la cour constitutionnelle et le conseil économique, social et environnemental.

    Ainsi, et au regard de la Constitution du 25 février 1992 qui compte 8 Institutions, la Haute Cour de Justice et le Haut Conseil des Collectivités Territoriales sont supprimées des institutions du Mali.
    Le Conseil Economique, Social et Culturel reste une Institution mais change d’appellation et devient ‘‘le Conseil Economique, Social et Environnemental’’.

    Bien qu’elle soit supprimée de la liste des institutions du Mali, la Haute cour de Justice reste opérationnelle : ‘‘La haute Cour de Justice est compétente pour juger le Président de République en cas de haute trahison et les membres du gouvernement pour des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions mis en accusation devant elle par le parlement ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sureté de l’Etat’’, indique-t-on à l’article 138 du projet de constitution déjà adopté par l’Assemblée Nationale.

    (4)La fin du nomadisme politique au Mali

    ‘‘Tout député qui démissionne de son parti en cours de législature est automatiquement déchu de son mandat. Il est remplacé dans les conditions déterminées par une loi organique’’, c’est le projet de constitution qui le dit (article 56) mettant ainsi fin au nomadisme politique. La même sanction s’applique aux membres du Sénat et aux élus des collectivités.

    Les collectivités territoriales de la République sont : la commune, le cercle, la région et le district (article 135 du projet de constitution), une précision qui manque à la constitution du 25 février 1992. Ces collectivités territoriales vont s’administrer librement si le ‘‘OUI’’ passe le 9 juillet prochain (lire intertitre ‘‘Tout sur l’accord de paix’’).

    (5)La Diaspora Malienne va avoir ses Députés
    S’il est mis fin au nomadisme politique chez les élus de la nation dans son ensemble en vue de ‘‘moraliser la vie politique’’, pour les députés on explique aussi la prise en compte de cet aspect par le souhait d’élargir les modes de scrutin pour leur élection et prévoir l’élection de députés pour les maliens établis à l’extérieur.

    La diaspora va donc avoir ses Députés : ‘‘Les Maliens établis à l’extérieur élisent leurs députés’’ (article 56 du projet de constitution). Le nombre d’élus à l’hémicycle pourrait alors être vu à la hausse surtout avec l’opérationnalisation des deux nouvelles régions. C’est une loi organique qui doit statuer sur la question.

    (6)De la Révision constitutionnelle
    Le projet de Constitution offre la possibilité de procéder à une révision constitutionnelle par voie parlementaire à la demande du président de la République.

    Précision de taille, cette voie parlementaire n’est pas autorisée quand la révision tend à modifier la durée ou le nombre des mandats du président de la République, des Députés, des Sénateurs ou bien, précise-t-on, si la révision porte sur la modification de la présente disposition elle-même.

    Par-là, d’aucuns évoquent une volonté du Président de la République à s’éterniser au pouvoir. Ceci est-il possible dans ces conditions, non !

    (7)L’article 118 en question
    ‘‘Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire’’, alinéa 3 de l’article 118 de l’actuelle constitution du Mali. C’est se passe qui fait plus de réactions dans l’opinion publique.
    Du coup, d’aucuns pensent que le projet de Constitution est lui-même anticonstitutionnelle l’absence de l’Etat Malien étant constatée dans plusieurs localités du pays.

    En réponse à ces réactions, Me Kassoum Tapo, le Ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, lors d’une conférence presse courant cette semaine, a estimé que si aujourd’hui on ne pouvait pas réviser la Constitution à ce motif, la Cour l’aurait indiqué.

    Pour lui, ‘‘on n’a pas organisé pas mal de scrutin depuis 2013 : ‘’S’il n’y avait pas eu d’élections présidentielles (en 2013), je pense qu’on en serait pas là aujourd’hui et pourtant la situation était la même’’, a-t-il dit lors de cette rencontre avec les hommes de médias.

    Pour d’autres analystes de la situation, les élections présidentielles dont le Ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat fait allusion, ont été organisées dans des conditions plus saines sur le plan sécuritaire qu’aujourd’hui. A cette époque, dit-on, le centre du pays était encore fréquentable, tel n’est pas le cas aujourd’hui.

    (9)Le Président de République peut limoger le Premier Ministre

    ‘‘Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions’’ (Article 38 du projet de constitution). Il s’agit là d’un renforcement du pouvoir présidentiel, car, avec l’actuelle constitution, le Premier Ministre de son propre gré doit d’abord présenter sa démission, le Président de la République n’a aucun pouvoir à le démettre de ses fonctions :
    ‘‘Le président de la République nomme le premier. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement’’ (Article 38 de la constitution du 25 février 1992).

    L’introduction de ce point, semble-t-il, est importante puisque dans le passé des Présidents de République du Mali ont eu beaucoup de peine à remercier leurs Premiers Ministres qui n’étaient pas prêts à rendre le tablier.

    Illustration : En 2000, Alpha O Konaré, alors président de la République du Mali, a eu beaucoup de mal à remercier un certain Ibrahim Boubacar Keita alors Premier Ministre. Aussi, avant de rendre sa démission en Janvier sa démission en Janvier 2015 l’ex Premier Ministre Moussa Mara a beaucoup fait tourner son employeur Ibrahim Boubacar Keita.

    Toutefois, (rien ne change par-là) le Premier Ministre se voit dans l’obligation de présenter sa démission au Président de la République en cas de vote d’une motion de censure.

    (10)Un Parlement, deux Chambres !

    L’un s’appelle le Sénat et l’autre l’Assemblée nationale. Le Parlement va comprendre deux chambres si le projet de constitution obtient le ‘‘Oui’’ au référendum du 9 juillet prochain. ‘‘Les Sénateurs sont élus, pour deux tiers au suffrage universel indirect. Un tiers des Sénateurs est désigné par le Président de la République (Article 57 du projet de Constitution).

    Les Sénateurs, tout comme les Députés, sont élus pour un mandat de 5 ans renouvelables dans les conditions définies par une loi organique. Sénateur et Député, le mandat de l’un est incompatible à celui de l’autre. Une loi organique fixe le nombre des membres des deux assemblées (toujours selon le projet de constitution).

    L’autre question qui fait débats au sein de l’opinion publique est la création du Sénat. Pour beaucoup d’observateurs, cette chambre n’a pas sa raison d’être puisqu’elle va augmenter le coût des dépenses de l’Etat. ‘‘Une institution budgétivore’’, dit-on.

    En réponse à ces réactions, Me Kassoum Tapo estime que ‘‘rien n’est de trop pour le confort de la démocratie’’. Pour le Ministre en charge des Questions de Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat, si le Gouvernement s’est engagé à créer, c’est qu’il peut assumer le coût. Parce que, précise-t-il, la création de cette Institution est une recommandation des Accord de Paix d’Alger.

    Un intérim de 90 jours au lieu de 45 !

    En cas de vacances de la Présidence de la République, pour quelque cause que ce soit, ou, d’empêchement absolu définitif constaté par la Cour Constitutionnelle saisie conjointement par le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, les fonctions du Président de la République sont exercées par le Président de l’Assemblée’’, précise l’alinéa 2 de l’article 36 du projet de constitution qui, tout comme la constitution actuelle, fixe d’abord la durée de cet intérim à 45 jours, mais cet intérim pourrait être prorogé par la constitutionnelle :

    ‘‘Le scrutin pour l’élection du nouveau Président a lieu, sauf cas de force majeure constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Chef du Gouvernement , quarante-cinq jours au moins après l’ouverture de la vacance ou la déclaration du caractère définitif de l’empêchement.

    La Cour Constitutionnelle peut proroger dans tous les cas les délais de l’élection sans que le scrutin puisse avoir lieu plus de quatre-vingt-dix jours après sa décision’’ (dernier alinéa du même article 36 du projet de constitution)

    (11)Tout sur l’accord de paix

    ‘‘Réactiver le processus de mise en place de la deuxième chambre du parlement sous la dénomination du ‘‘Sénat’’, de ‘‘Conseil de la Nation’’ ou de toute autre appellation valorisante de sa nature et son rôle, et en faire une institution dont les missions et la composition favorisant la promotion des objectifs du présent accord’’ (Article 6 du Chapitre3 de l’accord de paix portant sur le cadre institutionnel et réorganisation territoriale).

    C’est sans doute pour donner satisfaction à ce point de l’accord de paix que le processus de Révision constitutionnelle a été enclenché.

    A la lecture du même chapitre de l’accord de paix, il ne s’agit pas uniquement de l’institutionnalisation de la 2ème chambre du parlement, mais d’une libre administration des collectivités tel que indiqué dans l’article 136 du projet de constitution : ‘‘Les collectivités territoriales s’administrent par des conseils d’élus et dans des conditions définies par la loi’’.

    Que dit concrètement l’Accord de Paix à propos, tenez : ‘‘La Région est dotée d’une Assemblée Régionale au suffrage universel direct, bénéficie d’un très large transfert de compétences de ressources et jouit des pouvoirs juridiques pouvoirs juridiques, administratifs et financiers appropriés’’.

    Et ce n’est pas tout : ‘‘les populations Maliennes et en particulier celles des Régions du Nord, auront dans ce cadre à gérer leurs propres affaires sur la base du principe de la libre administration.’’(Toujours au chapitre 3 de l’Accord de Paix).

    Voila pourquoi les observateurs s’interrogent déjà à savoir si la Révision Constitutionnelle n’ouvre pas la voie à un futur fédéralisme au Mali, mais voilé de fait, au nom de la décentralisation. Attendons voir !

    Bonne soirée chez vous, Cher Moise Sidibé, et merci pour la courtoisie de Guineenews.