Lutte contre le sida à N’Zérékoré : « il y a eu des avancées », dixit le coordinateur régional

06 décembre 2017 9:09:31
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Le mois de décembre est un mois entièrement consacré à la lutte contre le VIH/Sida. « Droit à la Santé », c’est le thème retenu cette année par l’ONUSIDA. Une façon de mettre en lumière l’importance du droit à la santé et les défis auxquels sont confrontées les personnes séropositives en réclamant ce droit.

 A travers ce thème, l’ONUSIDA entend faire comprendre que le droit à la santé fait partie des droits fondamentaux des droits de l’homme et que chacun a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale.

En Guinée et plus précisément dans la région de N’zérékoré, où le taux de prévalence avoisine le taux national, les responsables locaux de lutte contre la maladie annoncent que des avancées significatives ont été enregistrées notamment dans le cadre de la prévention et du dépistage.

« Nous avons enregistré des progrès même s’il reste aussi beaucoup à faire. A ce jour, les statistiques montrent que dans le cadre de la riposte contre l’épidémie dans son volet prise en charge, il y a 20 sites qui sont déjà en place pour répondre au besoin des bénéficiaires. Aussi, il y a 89 sites de prévention de la transmission mère à l’enfant contre 13 en 2017 et à cela s’ajoute les 27 sites de dépistage contre 13 en 2015. Il y a d’autres qui vont suivre », a expliqué à Guinéenews, Dr Abdoulaye Akbar Yansané, coordinateur régional de lutte contre le VIH/Sida à N’zérékoré.

L’année dernière, le taux de prévalence de l’épidémie au niveau de la région était de 1,7% avec plus de sept mille malades dépistés séropositives. A la question de savoir si ces chiffres ont baissé ou augmenté, Dr Yansané est resté plutôt prudent. Selon lui, il faut encore mener des études sérieuses pour déterminer s’il y a eu changement ou pas.

Plus loin, il demande aux communautés de ne pas stigmatiser les personnes vivant avec le VIH/sida.

« Les personnes vivant avec le VIH/sida ont aussi droit à la santé, elles ne doivent pas être stigmatisées et doivent être traitées de la même façon que ceux qui viennent prendre leur paracétamol. Donc, j’invite toutes les communautés de considérer les personnes infectées comme des gens ordinaire », a conseillé Dr Abdoulaye Akbar Yansané, coordinateur régional de lutte contre le sida.

Il faut rappeler que 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde, selon le dernier décompte de l’Onusida. L’institution onusienne ajoute que ce total augmente d’année en année à cause du rythme toujours élevé des nouvelles transmissions et aussi en raison d’un accès plus répandu aux médicaments antirétroviraux dans les pays pauvres qui offre de meilleures chances de survie aux séropositifs.