L’ONG CECIDE délocalise « Samedi des Mines » à Siguiri

09 septembre 2017 11:11:29
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Les acteurs de la société civile, les élus locaux et les autorités préfectorales de Siguiri se retrouvent dans un espace de rencontre, de renforcement des capacités et d’information dénommé ‘’Samedi des Mines délocalisé’. C’est une initiative du CECIDE, le Centre du Commerce international pour le développement. Tel est le constat fait sur place ce vendredi 8 septembre 2017.
C’est la salle de conférence de la Direction préfectorale de l’Education qui a servi de cadre à cette activité.

Après la présentation de la physionomie de la salle par le facilitateur, Ibrahima Kalil Magassouba, le lancement a été fait par Saïdou Condé, directeur adjoint des mines, qui, au nom des autorités, a dit ceci : « Quand on parle du secteur des mines en Guinée, la préfecture de Siguiri occupe une place particulière. Cet atelier va beaucoup nous servir, car c’est un rendez-vous du savoir, du donner et du recevoir. »

Ensuite, ce fut au tour de Tinkiano Saa Pascal, le coordinateur du projet CECIDE d’ouvrir l’atelier par un exposé axé sur les thèmes  suivants : l’étude d’impact environnemental, la politique de contenu local, les minéraux de développement négligés mais aussi la responsabilité sociétale des entreprises minières.

Cependant, un débat d’échange a été engagé entre les participants et Mamdy Diaby, Aye Mady Fofana de l’ONG CECIDE, suivi de la projection d’un film sur les dangers de l’exploitation minière à travers le monde.

Après l’atelier, les participants se sont dits satisfaits de l’atelier d’information.

« Je suis satisfait de l’atelier. Il nous a permis de connaître nos droits et nos devoirs en tant que citoyens d’une zone minière, mais surtout de connaître comment préserver l’environnement au cours de ces exploitations. », a confié Aboubacar Sidiki Kéita, directeur préfectoral de l’Environnement de Siguiri, conservateur de la nature.

« En tant que jeunes, nous avons compris que nous pouvons réclamer nos droits envers les entreprises minières sans violence. », a laissé entendre Tènin Diakité, assistante à la Direction préfectorale de la Jeunesse de Siguiri.

Après son brillant exposé, le coordinateur du projet, Pascal Tinkiano, a formulé des souhaits en ces termes : « Ces thèmes ont été choisis car la préfecture de Siguiri s’y retrouve. Et nous voulons qu’au retour, les participants puissent faire la restitution auprès des différentes structures. »

Il faut retenir que ce projet est financé par la Banque mondiale à travers le PAGSEM, le Projet d’appui à la gouvernance dans le secteur minier.

L’atelier de Siguiri s’est achevé sur une note de satisfaction. La prochaine étape est prévue pour le 10 septembre 2017 à Kintinian.