lundi, 27 février 2017, 20:22 GMT

 

Nous sommes mercredi 1er février, il est environ 17 heures à Conakry lorsque le Vol 727 d’Air France atterrit à l'aéroport international de Gbessia. Les instants qui ont suivi cet atterrissage, le commandant de bord constate une fuite d'hydraulique au niveau de l'aile gauche de son appareil.  Il demande l'intervention des mécaniciens de Conakry.

 

Après une demi-heure de travaux, les ingénieurs de Conakry concluent que l'appareil est en état de voler.

 

Le commandant fait des essais et donne l'ordre au chef d'escale d'embarquer les passagers.

 

A 20 heures 30, l' Airbus A727 décolle pour Nouakchott. Mais, après une heure de vol, le commandant constate les mêmes fuites d'hydraulique au niveau du réacteur gauche. Heureusement, l'avion entame sa descente sur Nouakchott. Un atterrissage mouvementé :  aux environs de 22h30 l'avion se pose sur la piste, un grand bruit se fait entendre.

 

 À peine deux minutes de trajet sur la piste, l'aéronef se déséquilibre pendant qu’il roulait. Le réacteur gauche ne tient plus. Le commandant parvient néanmoins à faire arrête son Airbus.

 

Les passagers toujours à bord, tétanisés,  le commandant demande aux mécaniciens mauritaniens d'expertiser le réacteur gauche. 

L'on pouvait d'ailleurs constater l'écoulement d'hydraulique sur la piste d'atterrissage.

 

Le résultat est sans appel, les ingénieurs sollicitent l'intervention des mécaniciens. Après plusieurs tentatives de réparation et d'essais, la fuite persiste.

 

Le commandant annonce aux passagers que l'Airbus est gravement endommagé et qu'il n'est pas en mesure de reprendre le ciel.

 

Depuis 48 heures l'Airbus est immobilisé sur le tarmac de l'aéroport de Nouakchott en Mauritanie.

 

Les ingénieurs de la compagnie Air France doivent débarquer ce vendredi pour expertiser l'Airbus et trouver les solutions.

 

Pour l'instant les passagers sont bloqués depuis 48 heures à Nouakchott.

 

Le pire a été évité. Selon l'un des ingénieurs, ce réacteur s'arrêterait automatiquement au bout de 3 heures de vol.

 

Bangaly Touré depuis Nouakchott en Mauritanie pour Guinéenews© 

Paris, France

Bangaly Touré