Lélouma : succès phénoménal des tricycles dans le transport des personnes et bagages

18 juin 2017 13:13:18
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Depuis leur apparition sur le marché à Lélouma, des tricycles communément appelé « auto-moto » sont devenus de véritables sources de revenus pour bon nombre de personnes. Ils sont nombreux aujourd’hui à se tourner vers cette activité de transport des personnes et de leurs bagages. Histoire d’assurer le quotidien.

 

Mamadou Saliou Damboudhé est l’initiateur de «taxi moto » à Lélouma et est également le président du syndicat des Taxi-motos auxquels sont rattachés les tricycles. «Depuis près de treize ans, je pratique ce métier. Mais, ces dernières années, on a assisté à une arrivée massive de tricycles « taxi bagages » à Lélouma. Actuellement, dix tricycles sont recensés et pratiquent l’activité mais ils sont au-delà de dix », a-t-il expliqué.

Concernant les conditions d’adhésion à ce syndicat, il suffit juste de présenter une carte grise de son engin et avoir un bon comportement et de s’engager à verser chaque samedi une somme de 2 000 FG.

Jeunes et personnes âgées se côtoient dans cette activité. Certains d’entre eux ont une spécificité. C’est le cas de Thierno Sadou Diallo qui est gérant d’un magasin et détenteur d’un tricycle qui assure le transport public.

Selon lui, son tricycle servait au départ au transport de ses produits, du magasin de stock au lieu de vente. Mais avec la forte demande des clients pour l’acheminement des produits qu’ils achetaient avec lui, affirme-t-il, son utilisation est devenue publique. Ce qui a contribué à soulager un tant soit peu les gens, a-t-il indiqué.

Cependant, tout n’est pas rose pour eux. L’état dégradé des routes augmente la consommation en carburant des engins et qui impacte négativement le coût du transport parfois jugé par les usagers d’exorbitant.

Pour une recette journalière de 40 000 FG, nombreux sont des personnes qui vivent de cette activité et au-delà de cette recette réclamée par le patron ou le propriétaire sans compter les petits entretiens des engins.

Et comme on aime à le dire souvent, il n’ya pas de sous métier.

Abdourahamane Barry, Lélouma pour Guinéenews

  • CONDÉ ABOU

    Une bonne nouvelle et c’est tant mieux pour un si bon reportage. Suis d’avis avec vous, lorsque vous soulignez dans votre conclusion, l’importance de tous les corps de métiers.

    Ce genre d’activités économiques devrait être démultiplié et encouragé, puis encadré par la Préfecture ou les ONG, en termes de formation pour l’entretien et la maintenance technique, mais également dans la tenue de papiers de comptabilité, d’accès au micro-crédit d’investissement ou à des mécanismes de financement du besoin en fonds de roulement. Plein succès à ce nouveau métier à Lélouma.

    L’adage dit qu’il n’y a pas de sots métiers, mais de sottes gens. C’est dire à quel point, tous les métiers sont dignes d’être pratiqués. Seul les gens qui refusent de pratiquer certains métiers sont blâmables.