Le ministre de l’Education à Kouroussa: «30% des nouveaux enseignants recrutés ne peuvent pas enseigner »

09 novembre 2017 18:18:12
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Le mardi 07 novembre 2017, aux environs de 14 heures, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, de passage à Kouroussa, en provenance de Kankan, a rencontré les  enseignants pour parler de l’orientation des cadres, comme le prévoit la nécessaire réforme du secteur de l’Education.

Il partagera avec l’assistance sa vision de  l’éducation guinéenne entre 2017 et 2020.  « Je m’inscris dans le mandat du président de la République. Dans ce mandat, le président a une ambition pour la nouvelle école. Il m’a confié ce secteur pour élaborer ce programme sur la base duquel il été  élu pour deux quinquennats.

La réforme du système éducatif demande beaucoup de sacrifices. C’est pour cela, je tends la main à tous les intervenants dans ces réformes de la revalorisation de notre département. Il s’agit de l’association des parents d’élèves qui sont des partenaires sociaux et les syndicats qui représentent les enseignants», a-t-il expliqué.

Le ministre a annoncé également la création d’une nouvelle section ou des directions nationales au niveau de son de département. « On a créé de nouvelles sections. Nous avons mis le collège et l’école primaire ensemble, ce qu’on appelle  l’Enseignement fondamental. Nous avons créé aussi l’Enseignement secondaire général et technique, parce qu’on a l’ambition de mettre en place des lycées techniques dans chaque région. Ça sera une nouveauté en république de Guinée, le seul pays dans la sous-région, pour ne pas dire  en Afrique, qui n’a pas de lycée technique ni de collège  technique. Et la  troisième direction c’est le préscolaire.

Ce sont  les privés qui ont des maternelles. L’État est totalement absent. On n’a que deux écoles appartenant à l’Etat : Jean-Paul ll et le 2 Octobre. Le recrutement d’enseignants appartient au gouvernement, c’est une logique. Je vous dis que le chef de l’État est ouvert au recrutement, mais il ne s’agit pas de recruter pour recruter. Il faut recruter de la qualité. C’est pour cela, nous sommes en concertation avec mes collègues de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement technique qui ont des écoles qui forment les enseignants. Prochainement, le concours de recrutement de la Fonction publique au compte de l’Education sera exclusivement réservé aux sortants des institutions de formation des enseignants. »

Le ministre a par ailleurs fait cette révélation : « Cette année, les 6165 enseignants qu’on a recrutés, les 30% ne peuvent pas enseigner. Ils sont déjà engagés mais ils ne peuvent pas prendre les salles de classe en Français. Je pense que dans l’avenir nous allons revoir le mode de recrutement pour que  le peu qu’on va recruter soit dans les bonnes conditions »