L’Armée en guerre contre les ordures à Conakry : le ministre Diané sur le front pour fouetter l’ardeur des militaires

09 septembre 2017 18:18:13
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Vendredi nuit, à partir de 22 heures, le ministre d’Etat ministre  au près de la Présidence chargé de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané s’est rendu sur le terrain pour constater l’effectivité de l’opération d’assainissement de la ville de Conakry par le Bataillon du génie militaire. Cette visite de terrain la conduit d’abord à Enco 5, puis à Matoto, deux des endroits de la capitale où l’insalubrité a atteint son pic ces derniers jours, a-t-on constaté sur place.

Quelques minutes avant l’arrivée du ministre sur le terrain, il a encore plu à Conakry. Et les ordures qui jonchaient jusqu’ici le terre-plein central de l’autoroute ‘’Le Prince’’ étaient encore répugnantes et nauséabondes.

Depuis des jours, ces ordures déposées là par les habitants des quartiers riverains,  repoussent les regards, font couvrir les nez et provoquent l’indignation. Mais elles étaient inévitables, puisque couvrant une bonne partie du terre-plein central d’une des artères principales de la capitale guinéenne.  A Enco 5, la hauteur des tas d’ordures avait fini par couvrir la plaque d’une entreprise plantée sur le terre-plein.

Cette nuit de vendredi était donc comme un jour de délivrance pour ces riverains. Ils sont massivement sortis de leurs boutiques, magasins, maisons ou cabanes pour regarder des agents du bataillon du génie militaire dégager les immondices avec lesquelles ils cohabitaient à leur corps défendant. Pelles, râteaux, pelles mécaniques, benne à ordures… ont été déployés par les militaires.

 

 

Face à ces hommes et engins à l’œuvre, le ministre de la Défense était visiblement satisfait de l’Armée. D’ailleurs, il n’a pas manqué de l’exprimer. « Je tiens à remercier le bataillon génie militaire qui a mobilisé tous ses hommes dans cette opération d’assainissement de la ville de Conakry », a-t-il dit. Avant ses remerciements, Dr Mohamed Diané a exprimé un sentiment de regret sur la situation d’insalubrité à Conakry. Il a aussi appelé les autorités politiques, les élus locaux, la société civile… à s’impliquer davantage dans la sensibilisation de la population. «L’armée fera son travail, mais après l’assainissement des lieux, nous  demandons à la population de ne plus jeter des ordures dans les rues et sur les artères. Cela va dans l’intérêt d’elle même», a-t-il lancé.

Au-delà de sa fonction de ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané a tout de même conscience que les ordures peuvent provoquer une épidémie. «Nous sommes en période de pluie, si nous ne respectons pas les règles d’hygiène, cela risque d’entrainer une épidémie », a-t-il averti.

 Colonel Mory Traoré, le commandant du bataillon du génie militaire explique que l’opération avait commencé sur l’autoroute ‘’Fidel Castro’’. Et depuis quelques jours, les agents du bataillon sont sur l’autoroute ‘’Le Prince’’ où ils ont commencé l’opération depuis Sonfonia. «Ce qui nous préoccupe ce soir, c’est dégager les ordures déposées sur le terre-plein de l’artère », a-t-il indiqué.

 Comme le ministre, le colonel Mory Traoré affirme que nettoyer est bon, mais ne pas salir est mieux. Il a alors appelé les maires, chefs de quartier et chefs de secteur à empêcher les citoyens de leurs quartiers à ne pas jeter les ordures sur la route.

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  • NIK

    Ah oui la Guinée is Back

  • CONDÉ ABOU

    Cher Monsieur Tokpana Doré, qu’est-ce que l’Armée Nationale a à voir avec la gestion de l’insalubrité et de l’assainissement dans une Ville comme Conakry ?

    Absolument rien du tout, et l’Etat crée inutilement des problèmes à l’Armée, parce qu’au bout du compte, quand l’opération s’essouflera, l’on accusera l’Armée Nationale d’incapacité et d’incompétence professionnelle pour règler le problème crucial de l’évacuation et du traitement des déchets urbains de Coankry.

    Comment peut-on concevoir que l’Armée Nationale puisse porter au bout du compte un tel chapeau ? Ce schéma de travail, n’a fonctionné nulle part au monde.

    Voici un autre exemple d’approche gouvernementale qui frise le ridicule. À la place du Minsitre D’Etat en charge de la Défense Nationale, il aurait fallu que le Ministre rejette cet engagement de l’Armée Nationale dans la formulation actuelle de la gestion de l’assainissement de l’agglomération de Conakry, pour la double raison, que ce n’est pas le rôle de l’Armée Nationale, et qu’ensuite, parce que cette opération ne donnera aucun résultat poisitif même sur 1 an.

    Dans tous les pays normaux, ce type de projet urbain, relève de la responsabilité de la Commune. Ou disons du Gouvernorat de Conakry, des Départements de l’Urbanisme, de la Décentralisation, des Travaux Publics, des Eaux et Forêts pour ce qui concerne la Guinée.

    Or dans le cadre stratégique de la maîtrise de la question de l’assainissement et de l’hygiène publique, la Guinée a déjà suffisamment travaillé de 1987 à 2006 avec la Banque Mondiale et même l’UNICEF, sur ce sujet très compliqué en rapport avec la qualité de la vie à Conakry.

    La presqu’île de Coankry est d’environ 308 km2, avec une forme particulière (une longueur approximative de plus de 35km, une largeur variant entre 1 et 6km) et un relief faiblement accidenté.

    Conakry a connu une urbanisation rapide et souvent anarchique. Sa Population est
    estimée à plus de 2,3 millions d’habitants selon plusieurs sources crédibles, avec un taux de croissance annuelle de 6% !

    En 1996, la ville de Coankry, (1,2 millions d’habitants à l’époque), produisait environ 600 tonnes d’ordures ménagères par jour dont moins de 20% étaient ramassés, après le blocage inattendu du PDU 2.

    Une situation qui avait pourtant positivement changé dans le passé entre 1985 et 1987, suite à la création de l’Unité de pilotage des Services Urbains (UPSU) dans le cadre du PDU 2 avec comme principales mesures: la centralisation des moyens techniques ; le renouvellement de l’équipement (fourniture de 43 véhicules BT, LC, et la dotation de 140 conteneurs de 7m3, 1 pelle chargeuse, 1 bulldozer et 1 élévateur).

    L’autonomie financière portait de l’Unité portait sur un budget théorique de 1,1milliard de GNF (alimenté par le Budget National et la Banque Mondiale à travers son guichet IDA). La Ville de Conakry ne finançait que le salaire du personnel.

    Résultats obtenus: l’UPSU a couvert la ville à 70% entre 1987 et 1992 et tout le monde a apprecié cette performance obtenue grâce aux engagements de la Banque Mondiale et du Gouvernement Guinéen.

    Je suggèrerais en toute humilité, à S.E.M le Ministre d’Etat en charge de la Défense Nationale, de bien vouloir relire les conclusions du Rapport Final de la Banque Mondiale de Décembre 2006 relatif au PDU3. C’est un Rapport complet disponible au Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et à la Banque Mondiale qui avait conduit les études d’évaluation en Décembre 2006.

    Les objectifs de développement du PDU 3 éaient (1) l’amélioration des conditions de vie de la population urbaine de Conakry grâce à la fourniture de services prioritaires de base, et (2) la création d’un environnement propice à une programmation, à un financement et à une gestion durable des investissements et des services prioritaires dans les grands centres urbains du pays.

    L’objectif du cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) était d’établir un processus de sélection environnemental et social qui permettait aux structures chargées de la mise en œuvre du projet de pouvoir identifier, évaluer et atténuer les impacts environnementaux et sociaux potentiels des activités du PDU 3 au stade de planification.

    La procédure de revue environnementale et sociale du CGES etait intégrée à la procédure d’approbation et de financement générale des sous-projets, et etait conforme aux lois de la République du Guinée.

    Le CGES etait également d’une portée municipale, avec un focus particulier sur les infrastructures de base , les équipements sociaux éducatifs et sanitaires, les équipements sociaux collectifs, les équipements administratifs, les équipements marchands, et les équipements environnementaux.

    Le Ministre D’Etat, Dr. Diané, comprendrait combien de fois, le pays fait actuellement une fausse route en matière de gestion environnementale et de déchets de la Ville de Conakry.
    Quid des déchets biomédicaux, en provenance des hôpitaux et dispensires, et dont personne ne parle, alors que la question n’est pas du tout reglée, aussi bien dans la capitale que dans les provinces.

    Bon courage Monsieur le Ministre D’Etat, mais une concertation avec tous les acteurs clés impliqués dans le Rapport de la Banque Mondiale me parait indispensable pour sauver les populations de Conakry: Ministères de l’Habitat et de l’Urbanisme, Ministère des Travaux Publics, de la Décentralisation et du Territoire, les Eaux et Forets et le Gouvernorat de Conkry associé aux 5 Communes et aux PME chargées de la collecte des déchets à Conakry.

    Si le Minsitre d’Etat à la Défense Nationale s’appropriait des conclusions de la Banque Mondiale, il serait probablement possible pour lui, de repartir sur des bases nouvelles, et de mettre en place un nouveau Plan ou projet de developpement axé sur la gestion des ordures et déchets à Conakry.

    Un tel projet, de mon point de vue, pourrait bénéficier de l’appui technique et financier de la Banque Mondiale. C’est le passage obligé pour le pays pour obtenir de très bons résultats sur la longue durée, d’autant plus que les spécialistes estiment en moyenne à 6%, le taux de croissance démographique à Conakry et que, sur la base des chiffres de 1996, la collecte journalière des déchets urbains était de l’ordre de 600 tonnes.

    Toute chose qu’il faudrait projetter aujourd’hui, probabalement sur le double, au regard de la poussée démographique galopante de Conakry.

    Merci Cher Monsieur Tokpana Doré pour la pertinence du sujet, et bonne journée de Dimanche chez vous.

  • Amadou Dioulde Souare

    La Guinee est un pays ridicule, de paradox. Tout se fait a l’envers, upside down comme le disent les anglophones. Le role de l’armee, c’est de defendre l’integrite territoriale de la Guinee, pas ramasser les ordures dans kles rues de la capitale ou ailleurs. Demander a notre armee de balayer nos rues est une insulte a nos vaillants soldats et officiers. La meilleure conclusion concernant la Guinee, c’est ce que Mgr Robert Sarah a dit: Notre pays a perdue le sense de la moralite. La honte ne tue pas le guineen. C’est pourqoi nous sommes fiers de demander a notre armee de ramasser nos ordures.

  • NIK

    C’est facile pour géré les ordures de Conakry mais le Gouvernement il est incompétent. et le travail d’assainissement c’est pas le travail des militaires.
    mais je ne comprend pas ce gouvernement ne connaissent pas se qu’ils doivent faire
    il y as des point si vous touchez ça la ville ne sera pas salle
    et essayez de comprendre qu est ce qu’un Homme, si vous comprenez ça vous pouvez géré L’homme en générale