Labé: une soirée dansante tourne au drame à Noussy, le maire suspend toutes les activités juvéniles

10 octobre 2017 13:13:10
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Les faits remontent au 24 septembre dernier lorsqu’une violente bagarre a éclaté entre les jeunes de deux districts lors d’une soirée dansante organisée par un autre groupe de jeunes de la sous-préfecture de Noussy, préfecture de Labé.

Depuis qu’ils ont disputé un match de football quelques semaines plus tôt, les jeunes de Banga et Boussoura n’ont trouvé mieux que de s’affronter dans la boîte de nuit. C’est ainsi qu’un jeune a reçu un coup qui lui fut fatal quelques jours après. « Les jeunes de Kouré ont organisé une soirée dansante.

Les districts de Banga et Boussoura, dans Kébaly, se sont rencontrés là-bas alors qu’il y avait une vive tension entre eux, suite à un match de football qu’ils ont disputé à Banga. Tout de suite, une bagarre a éclaté entre eux. L’un d’eux a cogné un jeune qui a aussitôt été transféré à l’hôpital de Pita. Ce jeune a succombé à ses blessures lundi », raconte Dr Mamadou Oury Noussy Diallo, le maire de la commune rurale.

Face à cette situation et pour éviter des représailles, le maire de Noussy a aussitôt cru devoir sévir. « Je ne pouvais pas rester indifférent. Donc, je suis venu rendre compte à la préfecture. Et finalement, j’ai  décidé de suspendre d’abord toutes les rencontres juvéniles au niveau de Kouré et des autres districts, en attendant que des mesures soient prises. Nous interdisons à partir de maintenant les soirées dansantes, les organisations sportives et tout ce qui rassemble les jeunes sans dispositions sécuritaires, car on a assez communiqué sur les médias pour dire à toute personne qui envisage d’organiser quelque chose à Noussy d’écrire à la commune afin que des dispositions sécuritaires soient établies.», déclare-t-il.

Et de poursuivre : « A partir de maintenant, nous n’allons plus accepter qu’ils organisent ici sans la moindre disposition sécuritaire. Quand il y a meurtre, il faut leur faire savoir qu’on ne peut pas réunir des jeunes sans la moindre mesure sécuritaire. Celui qui fait cela met la vie des autres en danger, car il y a des ivrognes qui se promènent avec de la bière, de la drogue, des couteaux, … On ne peut pas les laisser s’entre-tuer comme ça. Je suis sur le point de recruter une garde communale. Et après, il y aura les présidents de districts et les responsables des jeunes qui vont prendre leurs responsabilités car cette anarchie ne peut continuer.», prévient Dr Mamadou Oury Noussy Diallo, le maire de la commune rurale, qui a fini par inviter les responsables, à tous les niveaux, à s’impliquer activement pour le respect de cette décision.

Il faut noter que par manque ou absence d’agents de sécurité au niveau des communes rurales, l’insécurité et la débauche s’y donnent rendez-vous quotidiennement.