La situation de la grève dans quelques villes de la Guinée

29 novembre 2017 10:10:50
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Depuis trois semaines, une grève frappe de plein fouet le système éducatif guinéen. Et déjà, on enregistre trois (3) morts, de nombreux dégâts et la perturbation ou l’arrêt même des cours dans certains établissements de Conakry ainsi que dans certaines villes de l’intérieur.

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La ville de Télimélé située dans la région administrative de Kindia, a fait la sourde oreille à l’appel du gouvernement et à celui de l’Association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE). En effet le mardi 28 novembre dernier, les portes et fenêtres des écoles de différents cycles sont restées fermées, les enseignants ne se sont pas présentés.

A Mamou, deux semaines sont passées avant que les enseignants mettent en application le mot d’ordre de la grève. Depuis le 25 novembre, les cours sont paralysés dans la ville carrefour et dans les sous-préfectures et pour éviter toute violences, l’APEAE locale avait demandé aux parents de retenir les enfants à la maison jusqu’à la fin de la crise. Les autorités en charge de l’éducation ont demandé aux différents chefs d’établissements de procéder à une campagne porte à porte pour ramener les enseignants influents à reprendre les cours. Mais la mobilisation des élèves et des enseignants ne semble pas être effective malgré l’appel de l’APEAE le lundi 27 novembre à la reprise des cours.

Dans la zone minière de Siguiri, la grève qualifiée de « sauvage » par les autorités n’a pas impacté sur le cours normal des écoles. L’ensemble des enseignants ont répondu à l’invitation du Directeur préfectoral de l’éducation Mamadi Camara selon certains des responsables d’école, a manifestement demandé aux enseignants de rejoindre les classes tout en niant le mot d’ordre de grève.

Le même son de cloche a été constaté à Kissidougou où les cours sont dispensés partout lors de notre constat du mardi 28 novembre. Tout de même, il reste à signaler que certains enseignants veulent emboiter le pas de certains de leurs collègues mais ils restent faibles en nombre.

Nous reviendrons dans une autre dépêche sur la situation dans d’autres villes guinéennes pour vous faire vivre la crise scolaire.