La nature se fâche à N’zérékoré : Au moins un mort et des dégâts matériels considérables

18 septembre 2017 12:12:27
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Comme il fallait s’y attendre et malgré les différentes alertes de la rédaction Guinéenews© sans suite, des pluies torrentielles qui se sont abattues la nuit dernière sur N’zérékoré ont encore laissé des traces.

En effet, nombreuses sont des familles qui se sont retrouvées les pieds dans l’eau, la nuit dernière. Les inondations survenues dans des quartiers comme Yankadissa, Boiro ou encore Nakoyapkala ont causé de nombreux dégâts matériels et plusieurs personnes se retrouvent encore sans-abris. Informées de la situation, les autorités se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts. Selon le chef de secteur de Boiro, un travailleur de la société Forêt Forte qui rentrait du travail a été emporté par l’eau. A Nakoyapkala, un autre quartier périphérique, on nous apprend qu’une autre personne a trouvé la mort.

Une situation prévisible ?

Après les deux premières inondations qui avaient touché 240 ménages et faisant plus de deux mille sinistrés, la Redaction locale de votre quotidien électronique Guinéenews© a plusieurs fois alerté les autorités sur une éventualité de catastrophe humanitaire dans la ville si rien n’est fait. En effet, les victimes des premières inondations qui avaient été relogées dans l’enceinte d’une école ont décidé de quitter les lieux pour se retourner dans leurs anciennes habitations, considérées pourtant comme zones à risque. Ils (les sinistrés, NDLR) se sont alors mis à reconstruire leurs maisons qui sont pour la plupart en banco.

Interrogé par Guinéenews©, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de N’zérékoré a indiqué que l’autorité ne pouvait rien faire face à cette situation.  » Mettez-vous à la place de ces gens. Ils sont là-bas depuis des années et on ne peut pas leur dire de quitter un beau matin « , a répondu Pé Mamady Bamy.

Les autorités vont-elles encore attendre une autre catastrophe pour agir ? Une chose est claire, les grandes pluies ne font que commencer.

Nous y reviendrons…