La grève «suspendue» ? Aboubacar Soumah accuse, précise et flingue le gouvernement

03 décembre 2017 23:23:20
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« Ceux qui ont lu le communiqué à la télévision nationale sont des traitRes, ils ne sont plus avec nous, ils ont été achetés par le gouvernement. J’ai refusé le poste de Directeur Préfectoral de l’Education (DPE), où il y a un budget et un véhicule 4X4 pour défendre les enseignants…»

Alors qu’un communiqué vient d’être lu ce soir à la télévision nationale « suspendant » le mot d’ordre de grève qui paralyse le système éducatif guinéen depuis le 13 novembre, le principal signataire, le secrétaire général adjoint du Syndicat Libre des Enseignants de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah qualifie ledit communiqué de « nul « et de « nul effet ».

Selon le syndicaliste Aboubacar Soumah, les porteurs du message suspendant sa grève ont été « achetés »par le gouvernement pour « saboter » son mouvement de revendication. Ces deniers accusent à tort ou à raison, Aboubacar Soumah de prendre des denrées et des véhicules dans les mains des opposants.

Sur cette question spécifique de Guinéenews©, M. Soumah indique qu’il a « refusé un poste de directeur préfectoral de l’éducation (DPE) avec tous les avantages pour défendre les enseignants. « Alors, a-t-il insisté, ce ne sont pas deux sacs de riz qui pourront le corrompre. »

Lisez !

« Ce n’est pas moi qui ai lu le communiqué, c’est une manipulation orchestrée par le ministre de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté. C’est lui qui a donné de l’argent à ces enfants pour qu’ils fassent une telle déclaration à mon nom alors que je suis bel et bien présent. C’est nul et de nul effet ; j’ai déjà appelé à l’intérieur du pays et tout le monde est au courant que la grève continue. C’est une désinformation et de la manipulation pure et simple.

J’ai refusé le poste de directeur préfectoral de l’éducation (DPE), où il y a un budget et un véhicule 4X4 pour défendre les enseignants. Tenez-vous bien, ce n’est pas deux sacs de riz qui peuvent me corrompre. Je n’ai reçu aucun franc de qui que ce soit, ce que j’ai demandé est apolitique, il s’agit de l’amélioration des conditions de vie des enseignants et ramener ce qu’on a enlevé sur mon salaire, c’est-à-dire les 50%. Pour cela, est ce que j’ai besoin l’assistance des partis politiques. Qu’ils sortent l’enregistrement sonore et l’exhiber dans les médias.

Nous venons de recevoir le soutien de sept centrales syndicales, elles disent que nous sommes dans la légalité et par conséquent, qu’elles sont prêtes à se mettre à notre disposition. Ceux qui ont lu le communiqué à la télévision nationale sont des traites, ils ne sont plus avec nous, ils ont été achetés par le gouvernement…»